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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 22:02
Danma danmé L’Atrium Rechercher le Danma, c'est-à-dire l’outil, l’arme, la racine fondamentale, l’objet magique pour tenter de retrouver la civilisation africaine qui habite notre spiritualité. Avec le tiban, l’Association Mi Mes Manmay Matinik (AM4) s’est assis parmi un public conquis pour réfléchir sur notre vie. Connaissons-nous l’héritage des ancêtres africains légués dans nos corps ? La danse nous fait vivre des choses qui parfois nous dépassent, la parole créole ne dit-elle pas : « sa’w pa sav gran pasé’w ». L’AM4 avec un objet qui peut paraître banal, mais oh combien mystique nous permet d’entrer dans le Danma, l’Esprit et le lien avec les ancêtres pour mieux vivre la vie d’aujourd’hui tracer un chemin pour demain. Danma lespri a Sur ce triptyque, l’AM4 nous a fait la démonstration dansé que nous ne sommes point des titiri san manman. Qu’elle soit bidjjin madjaké ou encore en bèlè an mod lisid, la présence africaine était omniprésente. Dans ce qui nous entoure également, en scrutant le travail de la terre, le lasotè pour nous nourrir, cet esprit était enfoui mais bien conservé dans le mazonn ou le gran-son. Les chants de travail sont par excellence des chants de vie, mais nous retrouvons cette présence dans les chan vèy permettant le passage vers d’autres cieux. Danma lavi touléjou C’est par le conte et par la voix d’une Jacquelin Léotin qui s’est révélée en conteuse magnifique, que nous sommes allés loin loin loin dans un pays ……tout près d’ici. Au cours de ce long voyage nous avons appris qu’il ne fallait jamais oublier d’où nous étions sortis pour mieux vivre au quotidien. La conteuse nous a rappelé aussi comment nous étions grands, combien nous étions forts. Ceci avec le lavwa an mod linò ou quand simplement nous jouons zwel épi lavi. Ces danses tant par les j épié que par le bélia nous permettent de prendre la force mais aussi nous invite à généreusement donner aux autres dans un élan de partage. Ce mouvement centrifuge et centripète permet de donner du balan à la vie pour précisément vivre lavi. Cette danse se fait en duo dans le partage des tâches dans la vie, des fonctions de manière équitable entre nonm ek fanm dans un mabèlo de joie. Danma pou trasé dimen Enfin le Danma pour exister en tant que personne véritablement libre. Le tiban n’invite pas à s’asseoir et à regarder la vie passer kon an mas. Le Danma invite à se battre par le truchement et le kanman du danmié pour résister dans des postures welto (ou wèy ou pa wèy). Mais la danse nous invite à ne surtout pas oublier une posture fondmaentale, celle de la solidarité qui semble aujourd’hui se raréfier. Sé lanmen dan lanmen que nous devons avancer pou rigolé mé pa mò. L’AM4 nous a permis avec ses danm et kavalié magnifiques, ses musiciens bien en place de passer deux heures de pur bonheur à travers des chorégraphies inventives, dynamique, parfois subtile avec un outil, un instrument un ustensile génial le tiban. Peut-être aussi que la direction artistique de Jakline Lutbert nous a dit en filigrane de ne pas nous asseoir et attendre « Ventan katjil pa ka péyé an sou det » mais bien à travailler inlassablement avec notre héritage légué dans le Danma. Signalons pour terminer le bel hommage du grand chorégraphe Ronne Aul à celle qui fut son élève. Un enseignement bien transmis permet toujours à l’élève de dépasser le maître. Il semble que Jaklin Lutbert a bien réussi en s’appuyant sur sa culture, son tiban pour nous offrir ce merveilleux moment de danse. Il n’est pas interdit de prendre un ti-dousin mais il ne faut surtout pas nous contenter de nous y installer. Au contraire nous sommes invités à aller encore plus loin loin loin comme disait la conteuse. Pour sûr nous attendons déjà le prochain spectacle de l’Association Mi Mes Manmay Matinik qui nous révèle encore une fois la grande richesse de notre patrimoine pas encore assez exploré. En attendant allez voir la magnifique Expo Jes bèlè, Jes lavi sur une idée de Jaklyn Lutbert et les magnifiques photos de Philippe Bourgade à la Gallerie Arsenec jusqu’au 16 mai 2014. Jid

Danma danmé L’Atrium Rechercher le Danma, c'est-à-dire l’outil, l’arme, la racine fondamentale, l’objet magique pour tenter de retrouver la civilisation africaine qui habite notre spiritualité. Avec le tiban, l’Association Mi Mes Manmay Matinik (AM4) s’est assis parmi un public conquis pour réfléchir sur notre vie. Connaissons-nous l’héritage des ancêtres africains légués dans nos corps ? La danse nous fait vivre des choses qui parfois nous dépassent, la parole créole ne dit-elle pas : « sa’w pa sav gran pasé’w ». L’AM4 avec un objet qui peut paraître banal, mais oh combien mystique nous permet d’entrer dans le Danma, l’Esprit et le lien avec les ancêtres pour mieux vivre la vie d’aujourd’hui tracer un chemin pour demain. Danma lespri a Sur ce triptyque, l’AM4 nous a fait la démonstration dansé que nous ne sommes point des titiri san manman. Qu’elle soit bidjjin madjaké ou encore en bèlè an mod lisid, la présence africaine était omniprésente. Dans ce qui nous entoure également, en scrutant le travail de la terre, le lasotè pour nous nourrir, cet esprit était enfoui mais bien conservé dans le mazonn ou le gran-son. Les chants de travail sont par excellence des chants de vie, mais nous retrouvons cette présence dans les chan vèy permettant le passage vers d’autres cieux. Danma lavi touléjou C’est par le conte et par la voix d’une Jacquelin Léotin qui s’est révélée en conteuse magnifique, que nous sommes allés loin loin loin dans un pays ……tout près d’ici. Au cours de ce long voyage nous avons appris qu’il ne fallait jamais oublier d’où nous étions sortis pour mieux vivre au quotidien. La conteuse nous a rappelé aussi comment nous étions grands, combien nous étions forts. Ceci avec le lavwa an mod linò ou quand simplement nous jouons zwel épi lavi. Ces danses tant par les j épié que par le bélia nous permettent de prendre la force mais aussi nous invite à généreusement donner aux autres dans un élan de partage. Ce mouvement centrifuge et centripète permet de donner du balan à la vie pour précisément vivre lavi. Cette danse se fait en duo dans le partage des tâches dans la vie, des fonctions de manière équitable entre nonm ek fanm dans un mabèlo de joie. Danma pou trasé dimen Enfin le Danma pour exister en tant que personne véritablement libre. Le tiban n’invite pas à s’asseoir et à regarder la vie passer kon an mas. Le Danma invite à se battre par le truchement et le kanman du danmié pour résister dans des postures welto (ou wèy ou pa wèy). Mais la danse nous invite à ne surtout pas oublier une posture fondmaentale, celle de la solidarité qui semble aujourd’hui se raréfier. Sé lanmen dan lanmen que nous devons avancer pou rigolé mé pa mò. L’AM4 nous a permis avec ses danm et kavalié magnifiques, ses musiciens bien en place de passer deux heures de pur bonheur à travers des chorégraphies inventives, dynamique, parfois subtile avec un outil, un instrument un ustensile génial le tiban. Peut-être aussi que la direction artistique de Jakline Lutbert nous a dit en filigrane de ne pas nous asseoir et attendre « Ventan katjil pa ka péyé an sou det » mais bien à travailler inlassablement avec notre héritage légué dans le Danma. Signalons pour terminer le bel hommage du grand chorégraphe Ronne Aul à celle qui fut son élève. Un enseignement bien transmis permet toujours à l’élève de dépasser le maître. Il semble que Jaklin Lutbert a bien réussi en s’appuyant sur sa culture, son tiban pour nous offrir ce merveilleux moment de danse. Il n’est pas interdit de prendre un ti-dousin mais il ne faut surtout pas nous contenter de nous y installer. Au contraire nous sommes invités à aller encore plus loin loin loin comme disait la conteuse. Pour sûr nous attendons déjà le prochain spectacle de l’Association Mi Mes Manmay Matinik qui nous révèle encore une fois la grande richesse de notre patrimoine pas encore assez exploré. En attendant allez voir la magnifique Expo Jes bèlè, Jes lavi sur une idée de Jaklyn Lutbert et les magnifiques photos de Philippe Bourgade à la Gallerie Arsenec jusqu’au 16 mai 2014. Jid

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