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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:12

9livresPENSER LE ZOUK

 

Synthèse

 

 

 

En 2010, un groupement d’artistes martiniquais, « Culture zouk » a déclaré l’année, année du zouk ; « 2010, Année du zouk ».

Il invitait tout un chacun en Martinique à mener des actions valorisant la culture du zouk.

Un groupe d’universitaires-chercheurs martiniquais, résidant en Martinique et à l’étranger, a répondu positivement à cette invitation dénotant une intention de responsabilité et d’action probante.

 

 

Le symposium pluridisciplinaire, « Penser le zouk », a été pensé, organisé et dirigé par Hanétha Vété-Congolo dans le cadre de, « 2010, Année du zouk ».

 

Toutes les sessions l’ayant composé se sont déroulées du 9 avril 2010 au 26 novembre 2010 à la Bibliothèque Schœlcher de Martinique.

 

Une retraite du comité scientifique de « Penser le zouk » s’est effectuée le 20 décembre 2010 à l’Habitation Clément de la ville du François, grâce au soutien bienveillant de la ville du François et de sa mairie.

 

Un tel symposium exclusivement sur la musique populaire moderne produite en Martinique n’avait jamais été tenu.

Pour le Comité scientifique, la tenue du symposium a constitué un acte et une prise de responsabilité consciente sur le plan de la connaissance et du savoir sûrs signifiants, et constructifs sur la Martinique.

 

Pourquoi penser le zouk 

S’étant manifesté au public à la fin des années soixante-dix, le zouk qui procède de l’ingéniosité artistique et créatrice de Martiniquais et de Guadeloupéens, est survenu dans des sociétés en transmutation économique, politique, sociologique et psychosociologique. Bousculant les idées admises sur les concepts, la représentativité et la représentation de l’identité et de la culture ; contribuant de manière inattendue à situer la Martinique et la Guadeloupe dans leur ère postmoderne et constituant irréversiblement le phénomène témoignant le plus patemment de la gémination des rythmes du passé et de ceux envisageables à l’avenir ; le zouk a, dès son introduction, constitué un stimulus provoquant des réactions extrêmes articulées discursivement par la génération la plus adulte. Les réactions sont à ce jour vives mais surtout dichotomiques et indiquent les états d’esprits générationnels. Il est de même commun que le zouk soit préjudicié au profit de formes musicales allochtones. Pourtant, cette manifestation culturelle présente d’une part, une homothétie culturelle et identitaire directe puisqu’elle prend source dans le centre homothétique traditionnel et d’autre part, elle survient comme survinrent en leur temps les attributs qui distinguent la personnalité martiniquaise et guadeloupéenne, soit de manière imprévisible, étonnamment grandiloquente, confondante et originale. Ainsi, dans le contexte de la société martiniquaise de plus en plus en relation élargie avec le monde globalisé, il est essentiel d’en étudier les linéaments, d’en examiner la signifiance sur le plan culturel, sociologique, philosophique, ethnologique, économique et psychologique.

 

 

 

 

 

Comité scientifique

La présidente du Comité scientifique est :

Hanétha Vété-Congolo

 

Le Comité scientifique est composé de six (6) membres.

 

Les membres du Comité scientifique sont :

  • Dominique Cyrille (Ethnomusicologue, Lehman College CUNY, New York USA/Université des Antilles et de la Guyane, Guadeloupe)
  • Patricia Donatien-Yssa (Caribéaniste-angliciste, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Juliette Sméralda (Sociologue, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Jean-Georges Chali (Comparatiste-caribéaniste, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Olivier Pulvar (Sociologue, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Hanétha Vété-Congolo (Africaniste, caribéaniste, francophoniste, comparatiste, Bowdoin College, Maine, USA).

 

Intervenants

Marie-Denise Grangenois

Jocelyne Béroard

Wilfrid Fontaine

Harry Diboula

Gabriel Cibrelis

Dominique Cyrille

Patricia Donatien-Yssa

Juliette Sméralda

Jean-Georges Chali

Olivier Pulvar

Hanétha Vété-Congolo

 

 

Communications scientifiques

Cinq communications sur six programmées ont été faites dans des champs de recherche universitaires se situant dans les sciences de l’Homme, c’est-à-dire dans les disciplines académiques des sciences sociales et des sciences humaines.

 

 

Communications et objets :

  • La musique créole : un marqueur de l’identité 

Cette intervention a démontré que le zouk est une adaptation nouvelle, heureuse, productive et créatrice de ce que savaient faire les aînés dans les bals des casinos. Les agents du zouk ont su démontrer une grande capacité progressiste et combinatoire d’alliance signifiante entre l’ancien et le nouveau pour l’équilibre et l’identification culturelle. Le zouk s’inscrit dans la continuité d’une tradition ancrée et ainsi, bien que produit postmoderne, il est syllogistiquement un produit traditionnel.

 

  • Zouk et communication : marquer le monde en musique à l’ère de la grande écoute 

Cette intervention a démontré la manière selon laquelle, dans le monde de marchandisation, de grande communication, de standardisation et d’uniformisation le zouk maintient le spécifique tout en assurant la relation avec les modèles standardisés.

 

 

  • La femme et l’homme du zouk : vers une vision postmoderne de la relation ou l’‘envisonnement’ d’une socialité autre ? 

Cette intervention a proposé une critique thématique de textes de zouk traitant de la question de la relation entre l’homme et la femme pour en cerner les signifiances discursives et les implications sur le plan de l’imaginaire, du conscient, de l’inconscient, du symbolique, de la sociatrie et de la psychologie de même que pour en situer la valeur épistémologique et herméneutique. Elle a montré en quoi le zouk se fait l’agent de développement psycho-social personnel et collectif postmoderne et ce en quoi il est un agent constructeur ou un indicateur de la socialité martiniquaise.

 

  • Le zouk : courroie de transmission de malaises qui ne sont pas « exportables? 

Cette intervention a proposé une analyse sociologique des « problématiques » traitées dans et par le zouk, en prenant en compte les catégories générationnelles qui les traitent et les modes de traitements auxquels ces générations soumettent ces problématiques.

 

  • Ti-bwa, chacha et tanboudibas dans la zoukans : l’identité d’hier dans l’identité d’aujourd’hui  
Cette intervention a mis en évidence la manière selon laquelle la formation particulière du zouk a répondu aux caractéristiques singulières marquant indéniablement les propriétés identifiantes intrinsèques aux peuples de Martinique et de Guadeloupe. Elle a démontré combien les perceptions ayant conduit à la longue mésestime publique du zouk procèdent du fourvoiement.

 

Rencontres

En plus de ces communications universitaires, se sont tenues une table ronde avec des interprètes et des compositeurs de zouk (Jocelyne Béroard, Harry Diboula, Wilfrid Fontaine) et une rencontre littéraire présentant le roman de Judes Duranty, Zouki : d’ici danse.

 

Conclusion

Le Comité scientifique invitait à une parallaxe, soit à un changement de perspective sur le zouk. Les travaux fournis et les discussions durant le symposium lui ont permis de parvenir à cela. Les travaux ont permis de spécifier et de préciser des éléments constitutifs de la culture du zouk. La valeur épistémologique du zouk a été mise en avant.

 

Le public a été nombreux lors de toutes les sessions et a ainsi démontré qu’il existe une problématique du zouk d’intérêt.

L’un des faits marquant dont le symposium a permis l’identification est la passion ressentie pour les questions liées au zouk. Le zouk ne laisse pas indifférent et les positions le valorisant ou le dépréciant sont extrêmes. Cela s’est manifesté amplement lors des interventions du public. Cette attitude vis-à-vis du zouk rend la recherche sur le sujet urgente et indispensable d’autant plus que malgré le rejet encore audible, le zouk est parvenu au fleurissement autonome et s’est impatronisé. Il s’est posé en institution culturelle.

 

La présence soutenue durant l’année du public martiniquais est sans doute un indice de la volonté populaire d’impulser les métamorphoses productrices et d’agir fermement en faveur de l’amplification des attributs de la société.

 

La participation effective et systématique du public a fait ressortir un nombre de questions et de questionnement important notamment sur l’origine du zouk, sur l’étymologie et le sens du terme ‘zouk’, sur sa fonction sociale, sociétale, sociologique, politique, économique mais aussi sur la part psychologique qu’il assume dans la construction du comportement psychoaffectif chez l’homme et la femme de même que sur leur behaviorisme relationnel tel que celui-ci est lié à la production et au développement personnel et collectif.

            

La filiation incontestable entre rythmes et cultures traditionnels et zouk a été mise en évidence.

Il ressort aussi que le zouk est bien un phénomène de solidification et de représentation culturelle.

 

Le zouk est une production et marque une productivité. Il est aussi un symbole dont le sens et la signifiance peuvent s’adjoindre aux autres symboles de représentations culturelles, comme la langue créole, et entrer dans le paradigme de théorisation de l’identité. Le zouk est une instance identitaire spécifiante.

Le zouk est bien un propulseur et un acteur de développement économique autant qu’il est un agent sûr de positionnement politique, c’est-a-dire de posture philosophique dans le monde.

 

Ainsi, nous identifions clairement les attributs du zouk et lui reconnaissons un significatum, une portée épistémologique et phénoménologique signifiante c’est-à-dire, une importance, une valeur et un sens indéniables et profonds découlant de l’étude critique sans jugement moral de ses propriétés.

 

Il convient d’assumer sa productivité et de comprendre encore plus le caractère et le sens de sa production.

 

D’où que la réflexion continue afin de préciser la fondamentalité du zouk.

 

 

Diffusion des travaux

Toutes les sessions de travail ont été enregistrées et filmées par les soins de Jocelyn CATAN.

Certains enregistrements audio et vidéo seront diffusés sur la grande toile électronique.

 

Dans un deuxième temps, un appel à contributions international sera lancé afin d’élargir la réflexion et de permettre aux chercheurs du monde de proposer leurs travaux sur le zouk.

 

Dans un troisième temps, les Actes du symposium seront publiés par les soins du Comité scientifique, prévisionnellement, selon le calendrier académique de 2012.

 

 

 

Remerciements

Le Comité scientifique remercie vivement :

 

Le public martiniquais

Tous les intervenants

Tous les modérateurs et toutes les modératrices

Jocelyn Catan

Le Conseil général

Le personnel de la Bibliothèque Schœlcher

La Directrice de la Bibliothèque Schœlcher

La Mairie du François

René-Charles Suvélor (Benny)

Le groupement Culture Zouk

Les média

 

 

Bilan fait par Hanétha Vété-Congolo au nom du Comité scientifique de « Penser le zouk »               Le 8 mars 2011

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commentaires

C
<br /> Bonjour,<br /> <br /> Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.<br /> <br /> Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.<br /> <br /> Page No-15, THÉORÈME DE LA SIGNIFIANCE<br /> FERMI et ANTHROPIQUE.<br /> <br /> Cordialement<br /> <br /> Clovis Simard<br /> <br /> <br />
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