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BIGUINE JAZZ AU PALAIS

 

Cette année le Festival Biguine-Jazz s’est installée à la Cour Perrinon, face à l’ancien Palais de Justice pour son ouverture.

Nous avons en mémoire les paroles de cette biguine chantée par Ralf Thamar :

-          Man kay désann o palè, pou met Entel défann koz mwen…

Le petit Joshua du haut de ses onze ans au piano nous a préludé « Face à face » de Mona. Est-ce que les organisateurs ont voulu montrer qu’il fallait défendre la cause de cette musique  de la Biguine Jazz ?

 On peut affirmer qu’Ils ont réussi à mobiliser un public nombreux dans ce nouveau lieu très commercial et très sympathique La Cour Perrinon. Même le temps offrit sa clémence en gardant les gouttes très nombreuses déversées deux heures avant.

L’animateur de la soirée, Fabrice Théodose donna la parole à Christian Boutant président de cette association Biguine Jazz. Il rappela brièvement les objectifs de l’association et leur volonté de créer un festival en n’oubliant pas de citer les partenaires habituels même si leurs moyens se raréfient.  Il a aussi rappelé que depuis huit ans une équipe composée entre autres de Gérard Dorwling Carter toujours avec son appareil photo, Frank Zaméo pour la communication Denis Degras, Taïno alias Jean-Marc Eudaric et toute une série de petites mains pour proposer la discographie de ceux qui font et défendent cette musique. Cette année une innovation avec un diaporama montrant les différents acteurs de cette musique.

Christian Boutant a sollicité le soutien du public en leur proposant une urne à leur générosité, car cette année les concerts ne seront pas gratuits comme à l’accoutumé.

 

Le quintet de Ronald Tulle

C’est Ronald Tulle et son quintet qui avait l’honneur de débuter cette nouvelle édition. Basé sur une solide section rythmique avec les Bernard (Alex au manman kochon ou si vous préférez à la contrebasse, Guillaume (le neveu) à la batterie Alain Dracius aux percussions et les cordes de Thomas Razo) Ronald Tulle ne pouvait que nous distiller ni plus ni moins que des notes bicolore de choix « Les notes de l’âme » celle de son nouvel album. Comme le rappelait Christian Boutant «le Festival Biguine Jazz est ancré dans le patrimoine mais pour s’ouvrir à l’universel ». C’est dans cet esprit que Ronald Tulle nous a fait voyager à travers la Biguine bien sûr mais aussi des nombreux rythmes de la Caraïbe. Une heure passée trop vite avec tantôt des accents bebop des soli tout en douceur de Alex, des peaux résonnant sous les mains magique de Alain Dracius tout ceci bien soutenu pour que la mayonnaise musicale prenne par un efficace Guillaume Bernard à la batterie

 

Dans le public on pouvait entendre juste entre les titres :

-          Pa bizwen alé ayè, isi-a nou ni tousa ki fo !

Eh oui et c’est toute la démarche du Festival Biguine Jazz pour promouvoir cette belle musique produite par d’excellents musiciens martiniquais.

Le Mabi de Daniel Ravaud

Le deuxième groupe de la soirée avait pour nom : MABI.  C’est l’appellation contrôlée proposée par Daniel Ravaud M pour Mazurka et Martinique B pour Biguine le tout formant une boisson énergisante bien connue.

Tout cela nous était servi bien frais avec une section cuivre bien en place. Il est à noter une superbe Zinaye Edouard aux anches, un Cédric Chevignac à la trompette et au trombone à coulisse. Moy Joyau à la basse et Arthur Anglionin au piano soutenu par un Tintin Laplume des grands jours a servi au public conquis, de très belles compositions. Daniel Ravaud (que je préfère au bugle) nous a fait un vibrant hommage à Pierre Louis, qui trompettiste lui aussi avait déjà emprunté ces accents très modernes de la Biguine. Les compositions sont sorties à la pelle pour le plus grand bonheur des spectateurs. Et si « kouri vini », épi « Nouni-Nina » wè an « Boté fatal » asiré i pou jwenn Damarjo (clin d’œil à ti-joj Palin timbaliste de la Perfecta parti frappé au pays sans chapeau).

La aussi l’heure s’est écoulée trop vite mais il fallait céder la place à Dominique Berose.

 

So and Do

Dominique Berose en compagnie de Sonia Pinel-Féreol ont proposé leur nouvel album un peu éponyme So pour Sonia et Do pour Dominique. Nous avons découvert ou redécouvert non pas une choriste mais une bonne voix lead pleine de maturité. Dominique Berose s’est aussi entouré de voix solide Jean-Paul Pognon, Ralf Thamar (rien que ça) pour nous offrir de belles compositions comme par exemple « Doulè zanfan » ou « Rue du Faubourd du Temple » avec des musiciens chevronné comme Jean-Marc Albicy à la basse et Luthr François au sax.

Pour l’ouverture de Biguine-Jazz 2011, l’organisation a bien fait les choses et nous attend du 9 au 15 août à Sainte Marie, Schoelcher et Saint-Pierre mais il faudra prévoir 10 euros à l’entrée pour soutenir ce festival qui mérite du soutien.

Pou festival-tala ta nou pou tout bon !

 

Jid

 

 

 

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