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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 23:29

 

 

Kandida détikté

 

 

Si ni dé kandida épi étiket an parti, sa yo kriyé kandida tikté, ni anlo ki simié vini épi étiket détikté. Swadizan yo pa lé mennen bak épi pèsonn. Mé kom jounalis enmen ba moun an étiket kanmenm. Yo kriyé sé kandida-tala : Kandida sitwayen, kandida lasosiété sivil épi kisasayé. Pa koté Gwadloup jik ni yonn ki té ni toupé mandé « Ban nou fè an karé » kidonk bay an ti-kou tou. Kondisiré sé sa sé lézot-la té ka fè. Es sé pa tousa ki fè anlo moun rété bò kay yo dimanch ?

Sé kandida détikté-a pa lé di ni yo agoch, ni adwet ni endépandantis. Tout sé parti-tala ja pran fè. Dapré yo, méyè kanman-an sé di yo dédikté. Mé es Prézidan-an, pa ta la CTM-lan, mé Makawon, es sé pa sa i té di ?

Gouvelman-an mandé moun rété kon Finé. Ni lontan misié ja pati monté an Péyi san chapo. Sa ki té konnet-li, té sav i pa té ka djè palé, mé i té ka fè zafè’y an gou’y. Kidonk anlo moun té simié rété bòkay-yo dimanch.

Tout moun pè trapé viris-la pas i pa ka jwé. Jik ni militan ki alé douvan kay préfé-a pou mandé’y fèmen Laéwopò ek Lakonpayi. Sel bagay kou-tala yo pa pran lapenn mandé moun pa alé an gran sirfas. Tout moun-lan alé kay bétjé-a pou yo fè povizion.

Touris débatjé

Pa mwen, afos afos, sé moun Matinik-la éti té blotjé anlè pakbo-a dépi vandrèdi fini pa rantré kon sé touris Litali-a.

Adjilblè ki té ni an konpè’y abò rivé sav. Dépi misié rivé kay-li, prèmié bagay i fè, i pran loto’y ek i pété’y monté Sentàn pou pran… an ben lanmè. Pas anlè bato-a i té oblijé rété an kabin-li. Misié jik di Adjiblè :

  • Man té lajol an kwaziè !

Sel bagay misié asiré, i poko ké pati an kwaziè, magré i péyé konmen lajan pou té fè kò’y plézi. I wè anlo tjanmay abò-a (é sé pa té yich grotjap) i ka mandé adan kalté sosiété nou vini-an. Li ki fini pati laritret, sel bagay i asiré, prochen vakans-li sé atè Matinik i ké pati. Menmsi biyé-a pou ayen, sé pé ké pou’y.

 

 

Jid

 

 

Bel poveb kréyol « « Bon maché kouté chè »

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 23:26
http://www.montraykreyol.org/article/chabin-an

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 15:10
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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 16:50
CHOSE Biten/Bagay

DICTIONNAIRE DES CRÉOLES COMPARÉS DE GUADELOUPE ET DE MARTINIQUE

CHOSE

Biten/Bagay

Hector POULLET, Jude DURANTY

Gwadloup Matinik menm biten menm bagay.

Quel Guadeloupéen ou Martiniquais n’a pas prononcé cette phrase qui traduit combien Guadeloupe et Martinique sont à la fois proches et distants. A l’instar d’une fratrie, et l’on peut même dire, cette même fratrie créole issue de parentés africaine, européenne, indienne et levantine ; l’on trouve donc des ressemblances mais aussi des différences entre tous ces créoles de la Caraïbe anglophone, francophone et néerlandais.

Dans la préface du livre Jean-Pierre Sainton* nous disait : « On ne sait pas trop ce qui a créé la domiciliation lexicale respective de biten et de bagay. ce qui est sûr, c’est qu’à un moment donné, pas très lointain, les formes se sont côtoyées dans le même territoire insulaire et peut-être chez les même locuteurs, en synonymie alternative, avant d’enjamber les canaux inter-îles. »

Parmi tous ces créoles de la caraïbe inter-compréhensible, le créole de Guadeloupe et de celui de Martinique sont deux créoles très proches mais comportant cependant des particularismes. Par exemple quand un créolophone de Guadeloupe pour borgne dit zié-koklèch, celui de Martinique dit zié-bòy Si bien que pour dire (Jean est borgne) pour l’un ce sera « Jan tini on zié-koklèch » et pour l’autre «  Jan ni an zié-bòy ».

Ce sont toutes ces variantes lexicales et syntaxiques entres ces deux créoles appartenant à une même langue et une même culture, qu’Hector Poullet pour la Guadeloupe et Jude Duranty pour la Martinique ont voulu inventorier dans cet ouvrage. Les deux compères à leur manière ont prix le chaltouné ou le sèbi de la transmission pour tenter d’avancer dans le fè-nwè de l’obscurité langagier.

D’aucuns devront assurément tenir le flambeau pour l’abreuver et l’empêcher de s’éteindre. Chacun à sa part comme le colibri de la fable apportant sa goutte d’eau.

D’autres estimeront que c’est dérisoire, mais dans la responsabilité du maintien de la transmission voire de la sauvegarde de la langue créole, ils y ont modestement contribué.

Prenez donc connaissance du livre. Commencez à le compléter au besoin là où vous observerez des manques ou des erreurs. Notre projet à terme c’est que les créoles fassent Un avec toutes leurs richesses l’objet d’une reconnaissance comme toutes les langues. Pour paraphraser un militant de langue : « tout lang sé lang ». Ne dit on pas : une langue qui meurt est une part de richesse de l’Humanité qui disparaît.

Sans être grand militant mais simplement un amoureux de cette belle langue, l’une de vos postures sera sans aucun doute de le réclamer à votre libraire. A vous lecteur de poursuivre cette démarche entamée par les CaraïbEditions.

Ladjé kò zot adan !

Jid

  • Jean-Pierre Sainton Professeur d’Histoire, Vice-Président du Jury du CAPES Créole Université des Antilles

 

 

Jude DURANTY est Martiniquais. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur la langue et la culture créole de Martinique. Depuis une quinzaine d’année il est chroniqueur connu de Kréyolad, une rubrique ironique, d’autodérision, hebdomadaire de la vie Martiniquaise visible dans ANTILLA.

Hector POULLET est Guadeloupéen. Connu en Guadeloupe pour avoir été avec Sylviane Telchid à l’origine de l’introduction de la langue créole dans le cursus scolaire officiel. Il a également participé à l’élaboration du tout premier dictionnaire Créole-Français. Il a publié chez CaraïbEditions de nombreux ouvrages en tant que linguiste, scénariste et écrivains.

 

ISBN  978-2-37311-0666-1 prix : 15.99 €

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 04:39

Mardi gra

 

Odiji sòti an dégra

Pas i té lé fè an bon mardi-gra.

Ni moun ki kriyé’y engra

Mé i pa an boug ni apoda, ni gaga

I pasé an bel alpaga

Bien wouj, ek i pété’y monté Lavolga

Jwenn épi konpèy Lisien Ega.

Misié té ka otjipé di an poul jenga

I kité’y pou préparé tibren malanga

Pou bien manjé sa épi an mòso vo-gra

I chonjé i ké pran nouga

Kom désè, épi apré i ké fimen an bel siga

Sé konsa misié ka fè yoga

Avan i pati désann vidé mardi-gra.

 

 

Mardi 25.02.20

Mardi-gra
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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 22:45
https://www.developpementperso.com/Le-blog/8-facons-simples-d-ameliorer-votre-memoire.html?fbclid=IwAR1GC10BBf1hWCWurraDnPNUgD3ftd_ysXWEkmZyTEFoAggkoWH2RaGsiG0

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 20:38
otomitan.info/duranty/kreyolad803.php?fbclid=IwAR1vZvqqB2V0Ut0_IMGkSCewsxm8G1QwYBfuw-3Wz0nAGp-Eg03z3lVqROI

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10 janvier 2020 5 10 /01 /janvier /2020 18:25
http://www.radioapal.com/podcasts/culture-137/pawol-matje-presente-par-jude-duranty-1538
Lafanmiy Pitit kay

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 10:08
Gros-Biz le malfini

 

Depuis des lustres, les oiseaux de Martinique se rassemblent sur un gros arbre censé les protéger d’éventuels prédateurs nocturnes. Comme une mère poule rassemble ses poussins, des centaines d’oiseaux se blottissent l’un contre l’autre, pour se réchauffer mutuellement et mieux supporter l’abaissement de la température nocturne. Ce rassemblement sur l’énorme zamana, avant la prière du soir, était l’occasion pour raconter leurs journées respectives.

 

Le merle, issu de la race des plus « en affaire », s’empressa de débuter la conversation en rapportant des milans et commérages glanés ça et là. C’est ce soir là, qu’il commença à parler puis à conter l’histoire de Malfini.

 

Il décrit l’oiseau comme étant une variété de buse des plus élégants dans sa robe, un peu « prélè » sur les bords. La buse que les oiseaux d’ici, aimant la pratique du surnom, baptisèrent Gro-Biz. Quant il déployait ses immenses ailes, il pouvait atteindre facilement, sans exagérer, un mètre cinquante d’envergure. Hormis son aspect impressionnant, le plus extraordinaire restait son regard. Ce regard perçant muni de larges orbites vous fouillait et  vous clouait sur place d’une peur terrible. Certains oiseaux, attrapaient la cacarelle, à la vue des énormes yeux. C’est précisément à cause de ce regard qu’il connaîtra un énorme désagrément.

 

 

Monsieur Sinobol était connu pour sa grande connaissance des plantes mais aussi pour sa redoutable méchanceté à l’égard de ceux qu’il estimait lui manquer de respect. Tout le monde lui faisait la courbette, non pas parce qu’il l’appréciait, mais parce qu’il s’en méfiait, en lui disant : Bonjou misié Sinobol !

 

 Alors qu’il était dans les bois pour cueillir et s’approvisionner en plantes diverses il tomba nez à nez avec Gros-Biz qui depuis un moment l’observait. Gro-Biz dévisagea Sinobol qui attendait son bonjour.  A son tour il interpella Gro-Biz :

  • Comment tu ne sais pas dire bonjour à Sinobol ?
  • Toimême, as-tu déjà ouvert ce qui ressemble à un bec pour saluer Gro-Biz ?

 

Sinobol, devant autan d’effronterie, entra dans une colère sans pareil. Ah bon, c’est comme cela que tu le prends ! Tu ne sais pas à qui tu t’adresses ?

Gro-Biz répondit sur le même ton, je vois que toi-même tu ne sais pas à qui tu t’adresse car tu aurais déjà baissé le ton de ta vieille voix qui empeste le tafia.  Sinobol fit une passe et lui jeta un sort en disant :

- Asiré ou ké mal fini ! 

Il venait de lui prédire une fin atroce. L’oiseau était censé aller vers le soleil qui lui brûlerait ses énormes ailes et  lui ferait choir lourdement en se fracassant les os.

 

Gros-Biz dans sa malédiction, par les jours de déprime s’en prenait aux poussins voire au bébé gambadant tout seul dans la savane. Il voulait à tout prix leur parler, drapé dans leur innocence, ils comprendraient sa grande souffrance. N’étant pas encore corrompu par la méchanceté ils pourraient entendre sa condition.

Mais les poules mirent en garde leurs poussins. Les parents prièrent leurs enfants de se méfier de cet oiseau maléfique qu’ils surnommèrent le « manger poulet ». Le malfini devenait donc un rapace cannibale dans les volières et les basse-cours. La rumeur se répandit dans tout le pays. Son vol lent et lourd le condamnait à planer au dessus de cette rumeur pour tenter d’oublier. Gros-Biz dans sa folie voulu même voler jusqu’au soleil pour en finir, mais en empruntant le courant ascensionnel. Il s’évanouit à une haute altitude  et ses longues ailes lui permirent de planer pendant deux jours.

 

Aujourd’hui encore, tous les oiseaux s’enfuient, au sifflement strident du malfini pour se mettre à l’abri, sauf le colibri et le pipiri dont il a une peur panique. Comme dit le proverbe « Tout majò ka jwenn anlot pou siyé kòn-li » On trouve toujours quelqu’un aussi fort que soi.

 J’ai entendu son cri strident et je vous jure, moi qui n’ai jamais menti parce Man Sonj est ma tante, j’ai donc décidé de vous rapporter une fois même l’interprétation de ce cri énigmatique pour les oiseaux, mais pas pour le conteur.

 

Jid

 

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26 décembre 2019 4 26 /12 /décembre /2019 11:18

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