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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:40

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:12

9livresPENSER LE ZOUK

 

Synthèse

 

 

 

En 2010, un groupement d’artistes martiniquais, « Culture zouk » a déclaré l’année, année du zouk ; « 2010, Année du zouk ».

Il invitait tout un chacun en Martinique à mener des actions valorisant la culture du zouk.

Un groupe d’universitaires-chercheurs martiniquais, résidant en Martinique et à l’étranger, a répondu positivement à cette invitation dénotant une intention de responsabilité et d’action probante.

 

 

Le symposium pluridisciplinaire, « Penser le zouk », a été pensé, organisé et dirigé par Hanétha Vété-Congolo dans le cadre de, « 2010, Année du zouk ».

 

Toutes les sessions l’ayant composé se sont déroulées du 9 avril 2010 au 26 novembre 2010 à la Bibliothèque Schœlcher de Martinique.

 

Une retraite du comité scientifique de « Penser le zouk » s’est effectuée le 20 décembre 2010 à l’Habitation Clément de la ville du François, grâce au soutien bienveillant de la ville du François et de sa mairie.

 

Un tel symposium exclusivement sur la musique populaire moderne produite en Martinique n’avait jamais été tenu.

Pour le Comité scientifique, la tenue du symposium a constitué un acte et une prise de responsabilité consciente sur le plan de la connaissance et du savoir sûrs signifiants, et constructifs sur la Martinique.

 

Pourquoi penser le zouk 

S’étant manifesté au public à la fin des années soixante-dix, le zouk qui procède de l’ingéniosité artistique et créatrice de Martiniquais et de Guadeloupéens, est survenu dans des sociétés en transmutation économique, politique, sociologique et psychosociologique. Bousculant les idées admises sur les concepts, la représentativité et la représentation de l’identité et de la culture ; contribuant de manière inattendue à situer la Martinique et la Guadeloupe dans leur ère postmoderne et constituant irréversiblement le phénomène témoignant le plus patemment de la gémination des rythmes du passé et de ceux envisageables à l’avenir ; le zouk a, dès son introduction, constitué un stimulus provoquant des réactions extrêmes articulées discursivement par la génération la plus adulte. Les réactions sont à ce jour vives mais surtout dichotomiques et indiquent les états d’esprits générationnels. Il est de même commun que le zouk soit préjudicié au profit de formes musicales allochtones. Pourtant, cette manifestation culturelle présente d’une part, une homothétie culturelle et identitaire directe puisqu’elle prend source dans le centre homothétique traditionnel et d’autre part, elle survient comme survinrent en leur temps les attributs qui distinguent la personnalité martiniquaise et guadeloupéenne, soit de manière imprévisible, étonnamment grandiloquente, confondante et originale. Ainsi, dans le contexte de la société martiniquaise de plus en plus en relation élargie avec le monde globalisé, il est essentiel d’en étudier les linéaments, d’en examiner la signifiance sur le plan culturel, sociologique, philosophique, ethnologique, économique et psychologique.

 

 

 

 

 

Comité scientifique

La présidente du Comité scientifique est :

Hanétha Vété-Congolo

 

Le Comité scientifique est composé de six (6) membres.

 

Les membres du Comité scientifique sont :

  • Dominique Cyrille (Ethnomusicologue, Lehman College CUNY, New York USA/Université des Antilles et de la Guyane, Guadeloupe)
  • Patricia Donatien-Yssa (Caribéaniste-angliciste, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Juliette Sméralda (Sociologue, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Jean-Georges Chali (Comparatiste-caribéaniste, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Olivier Pulvar (Sociologue, Université des Antilles et de la Guyane, Martinique)
  • Hanétha Vété-Congolo (Africaniste, caribéaniste, francophoniste, comparatiste, Bowdoin College, Maine, USA).

 

Intervenants

Marie-Denise Grangenois

Jocelyne Béroard

Wilfrid Fontaine

Harry Diboula

Gabriel Cibrelis

Dominique Cyrille

Patricia Donatien-Yssa

Juliette Sméralda

Jean-Georges Chali

Olivier Pulvar

Hanétha Vété-Congolo

 

 

Communications scientifiques

Cinq communications sur six programmées ont été faites dans des champs de recherche universitaires se situant dans les sciences de l’Homme, c’est-à-dire dans les disciplines académiques des sciences sociales et des sciences humaines.

 

 

Communications et objets :

  • La musique créole : un marqueur de l’identité 

Cette intervention a démontré que le zouk est une adaptation nouvelle, heureuse, productive et créatrice de ce que savaient faire les aînés dans les bals des casinos. Les agents du zouk ont su démontrer une grande capacité progressiste et combinatoire d’alliance signifiante entre l’ancien et le nouveau pour l’équilibre et l’identification culturelle. Le zouk s’inscrit dans la continuité d’une tradition ancrée et ainsi, bien que produit postmoderne, il est syllogistiquement un produit traditionnel.

 

  • Zouk et communication : marquer le monde en musique à l’ère de la grande écoute 

Cette intervention a démontré la manière selon laquelle, dans le monde de marchandisation, de grande communication, de standardisation et d’uniformisation le zouk maintient le spécifique tout en assurant la relation avec les modèles standardisés.

 

 

  • La femme et l’homme du zouk : vers une vision postmoderne de la relation ou l’‘envisonnement’ d’une socialité autre ? 

Cette intervention a proposé une critique thématique de textes de zouk traitant de la question de la relation entre l’homme et la femme pour en cerner les signifiances discursives et les implications sur le plan de l’imaginaire, du conscient, de l’inconscient, du symbolique, de la sociatrie et de la psychologie de même que pour en situer la valeur épistémologique et herméneutique. Elle a montré en quoi le zouk se fait l’agent de développement psycho-social personnel et collectif postmoderne et ce en quoi il est un agent constructeur ou un indicateur de la socialité martiniquaise.

 

  • Le zouk : courroie de transmission de malaises qui ne sont pas « exportables? 

Cette intervention a proposé une analyse sociologique des « problématiques » traitées dans et par le zouk, en prenant en compte les catégories générationnelles qui les traitent et les modes de traitements auxquels ces générations soumettent ces problématiques.

 

  • Ti-bwa, chacha et tanboudibas dans la zoukans : l’identité d’hier dans l’identité d’aujourd’hui  
Cette intervention a mis en évidence la manière selon laquelle la formation particulière du zouk a répondu aux caractéristiques singulières marquant indéniablement les propriétés identifiantes intrinsèques aux peuples de Martinique et de Guadeloupe. Elle a démontré combien les perceptions ayant conduit à la longue mésestime publique du zouk procèdent du fourvoiement.

 

Rencontres

En plus de ces communications universitaires, se sont tenues une table ronde avec des interprètes et des compositeurs de zouk (Jocelyne Béroard, Harry Diboula, Wilfrid Fontaine) et une rencontre littéraire présentant le roman de Judes Duranty, Zouki : d’ici danse.

 

Conclusion

Le Comité scientifique invitait à une parallaxe, soit à un changement de perspective sur le zouk. Les travaux fournis et les discussions durant le symposium lui ont permis de parvenir à cela. Les travaux ont permis de spécifier et de préciser des éléments constitutifs de la culture du zouk. La valeur épistémologique du zouk a été mise en avant.

 

Le public a été nombreux lors de toutes les sessions et a ainsi démontré qu’il existe une problématique du zouk d’intérêt.

L’un des faits marquant dont le symposium a permis l’identification est la passion ressentie pour les questions liées au zouk. Le zouk ne laisse pas indifférent et les positions le valorisant ou le dépréciant sont extrêmes. Cela s’est manifesté amplement lors des interventions du public. Cette attitude vis-à-vis du zouk rend la recherche sur le sujet urgente et indispensable d’autant plus que malgré le rejet encore audible, le zouk est parvenu au fleurissement autonome et s’est impatronisé. Il s’est posé en institution culturelle.

 

La présence soutenue durant l’année du public martiniquais est sans doute un indice de la volonté populaire d’impulser les métamorphoses productrices et d’agir fermement en faveur de l’amplification des attributs de la société.

 

La participation effective et systématique du public a fait ressortir un nombre de questions et de questionnement important notamment sur l’origine du zouk, sur l’étymologie et le sens du terme ‘zouk’, sur sa fonction sociale, sociétale, sociologique, politique, économique mais aussi sur la part psychologique qu’il assume dans la construction du comportement psychoaffectif chez l’homme et la femme de même que sur leur behaviorisme relationnel tel que celui-ci est lié à la production et au développement personnel et collectif.

            

La filiation incontestable entre rythmes et cultures traditionnels et zouk a été mise en évidence.

Il ressort aussi que le zouk est bien un phénomène de solidification et de représentation culturelle.

 

Le zouk est une production et marque une productivité. Il est aussi un symbole dont le sens et la signifiance peuvent s’adjoindre aux autres symboles de représentations culturelles, comme la langue créole, et entrer dans le paradigme de théorisation de l’identité. Le zouk est une instance identitaire spécifiante.

Le zouk est bien un propulseur et un acteur de développement économique autant qu’il est un agent sûr de positionnement politique, c’est-a-dire de posture philosophique dans le monde.

 

Ainsi, nous identifions clairement les attributs du zouk et lui reconnaissons un significatum, une portée épistémologique et phénoménologique signifiante c’est-à-dire, une importance, une valeur et un sens indéniables et profonds découlant de l’étude critique sans jugement moral de ses propriétés.

 

Il convient d’assumer sa productivité et de comprendre encore plus le caractère et le sens de sa production.

 

D’où que la réflexion continue afin de préciser la fondamentalité du zouk.

 

 

Diffusion des travaux

Toutes les sessions de travail ont été enregistrées et filmées par les soins de Jocelyn CATAN.

Certains enregistrements audio et vidéo seront diffusés sur la grande toile électronique.

 

Dans un deuxième temps, un appel à contributions international sera lancé afin d’élargir la réflexion et de permettre aux chercheurs du monde de proposer leurs travaux sur le zouk.

 

Dans un troisième temps, les Actes du symposium seront publiés par les soins du Comité scientifique, prévisionnellement, selon le calendrier académique de 2012.

 

 

 

Remerciements

Le Comité scientifique remercie vivement :

 

Le public martiniquais

Tous les intervenants

Tous les modérateurs et toutes les modératrices

Jocelyn Catan

Le Conseil général

Le personnel de la Bibliothèque Schœlcher

La Directrice de la Bibliothèque Schœlcher

La Mairie du François

René-Charles Suvélor (Benny)

Le groupement Culture Zouk

Les média

 

 

Bilan fait par Hanétha Vété-Congolo au nom du Comité scientifique de « Penser le zouk »               Le 8 mars 2011

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 10:33

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 00:16

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Mars 2004-Mars 2011 cela fait 7 ans que  KREYOLAD, sous la plume de Jid dans ANTILLA, s’est imposé comme une petite séance hebdomadaire de lecture pratique du créole.

Les lecteurs assidus sont tous des champions en lecture, peut-être même en écriture qui sait ? Quoiqu’il en soit ils pratiquent « Bel lang nou an » san tren ni dézod, obidjoul an manniè nawflaw.

Beaucoup de lecteurs réclament un recueil de KREYOLAD qui sans doute viendra un jour. Une telle publication dans un contexte « d’analphabétisme en créole » ne pourra se réaliser sans le support des lecteurs eux-mêmes, de tous les militants du créole et enfin tous les amoureux de cette belle création linguistique.

Les KREYOLAD qui s’accompagnent de BEL POVEB KREYOL commencent à être considérés, non comme une vulgaire kouyonad kréyol, mais comme une chronique créole « sérieuse » en tout cas censé refléter un pan de notre culture. Même si son créateur n’est pas encore  « sérié » (pas i  poko lonjé adan konplé mahogany-a), il est loin de se prendre au sérieux (sé pa an latjéprétet).

L’excellent travail d’analyse réalisé par Nicole Ish, lors du colloque organisé par le GRECFAV en 2008 sur le thème « REALISME ET MODERNITE DANS DES ECRIVAINS CARIBEENS ET PANAMERICAINS » atteste de cette nouvelle vision sur ces textes créoles. Nicole Isch, professeure de lettres classiques, Docteur en science du langage avec une certification en FLE actuellement en Nouvelle Calédonie l’avait bien montré dans sa communication intitulée :  Le spectacle de KREYOLAD . Les lecteurs intéressés sont donc invités à se rendre sur le site : www.potomitan pour de plus amples précisions.

Je profite de l’occasion pour remercier la direction d’ANTILLA (MM, Henry Pied, Alfred Fortuné et Gérard Dorwling-Carter) qui m’a permis de débuter cette riche et passionnante aventure et de la poursuivre encore aujourd’hui. ANTILLA est aujourd’hui le seul journal  avec une rubrique créole régulière depuis 7 ans (sa ki pa kontan toufé).

Je ne saurais oublier également, Raphaël Confiant, Francesca Palli et Gérard Dorwling Carter qui ont permis aux Kréyolad de s’ouvrir et se répandre sur la toile par leur site respectif : Montray kreyol, Potomitan et Meetaw.

An lanmen ka lavé lot, dé  lanmen ka lavé an fidji,

Annou kontinié vréyé kreyol douvan, pa selman an djel !

 

Jid

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 13:48

LIVRE OUVERT SUR LA BD

 

 

Dans le cadre de ses animations autour du livre, la Bibliothèque municipale de Schoelcher a proposé à ses lecteurs une exposition de planches de Bandes dessinées, celle de l’ouvrage 1870 : l’insurrection du sud de JOZ. L’auteur a rencontré son public autour de la projection d’un DVD montrant les grandes lignes de ce pan de notre histoire.

 

José Clavot qui est connu comme peintre est aussi un des premiers dessinateurs de BD afro antillaise. En effet, il a rappelé un parcours riche mais discret de dessinateur auprès de beaucoup de revues du tiers monde comme par exemple Croissance, Jeunes Nations, Afrique-Asie, Différence, Sans Frontière et le quotidien panafricain Continent. Le public présent a découvert le fondateur de la première revue de bande dessinée antillaise DJENO qui paraissait en 1976. Sous le pseudo de JOZ, il ose vraiment s’aventurer dans l’aventure de la publication puisqu’il va même publier en 1974 dans la revue CHARLIE.

Quand on connaît le parcours, de cet ancien élève de l’École d’ Arts Appliqués de Corvisart qui a d’ailleurs obtenu un « Master Degré » de l’Université Paris VIII on n’est pas étonné du résultat tant en peinture avec son travail sur la couleur. Il a d’ailleurs encore par défi, proposé 101 visages de la Montagne Pelée. En effet, dans un journal il était rapporté qu’un peintre japonais qui avait fait cent portraits de la Montagne Pelée ne pouvait être égalé en beauté. Il en a proposé cent plus un pour dire JOZ, c’était sa manière d’oser, en posant un acte pictural au pastel.

 

Beaucoup ont en mémoire l’émission Images Caraïbes organisé par le Conseil Général, c’est lui qui a signé la Bande annonce, puis remporté le concours de celle du festival du FESPACO en 1991.

Cet homme discret nous propose sa BD auto produite 1870. La meilleure récompense à ce travail acharné et passionnant qui contribue à la connaissance de notre histoire, est de se procurer ce beau joyeux pictural.

 

De l’avis du public présent ce soir là a la mairie de Schoelcher, beaucoup de Martiniquais et de gens d’ailleurs jeunes et moins jeunes mériteraient à connaître cette bande dessinée qui rappelle un fait historique important pour le pays.

 

Le responsable de la Bibliothèque municipale après avoir remercié le public conquis, et fidèle à cette rencontre littéraire a dores et déjà donné rendez-vous pour le prochain A LIVRE OUVERT. Il sera consacré à l’auteur Jean-Charles Pamphile autour des deux tomes de sa saga « Souvenirs d’un marron » le vendredi 19 mars 2011 cette fois à la Bibliothèque à l’anse madame.

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:36

 

 

 

 

timbre de voix

 

 

« Sé lé pli jòn an grap-la yo ka vizé » tout konsomatè Matinik viré konnet sa dépi tjenz jou.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 14:33

Dokè

 

Ni moun ki malad toubannman dépi dé simenn. Ni sa ki ni mal do, ni dot (poutan sé pa jan Gwadloup mé yo ka soufè di ). Doktè di :

-         Sé palakoz anlo dokè ki fè yo ka soufè konsa !

Lé dokè té ka fè an ti-jé. Yo té ka fè rol fè lagrev. Gémo, ki pa trouvé jé-tala bel, mété yo douvan lajistis. Lamenm, lamenm yo kondané 9 dokè pou péyé lanmann jik a 10 000 éro pa jou lagrev. Yo fini épi jé-a net.

Mé yo pa pran sa konsa. Yo lévé mouch-wouj, é yo di kom yo ka chaché yo, yo ké trouvé ladjè pas yo sé dé konbatan.

Vandrèdi pasé, yo désidé mété kò-yo an grev pou bon.

Sanmdi épi Dimanch, SeLe fè yo monté Laréjion adan an sal pou yo fidjiré. Chak parti a té fasafas mé yo poko rivé mété kò-yo dakò pou yo sa kantékant asou sa yo chak ka mandé. Lé dokè mandé 3% wosman. Patron-an di i pé ba-yo ki 2,6 %.

Es fok atann an simenn ankò pou rive dakò?

 

Pandan tan-an, lantoupriz ka pran fè. Ni anlo ki ja mété ouvriyé-yo an chomaj teknik, pas yo pé ké sa péyé-yo. Pa ni matériel.

Ni yonn ki fè koumandé matériel pa avion, mé chandilié ka kouté pli chè ki lantèman.

Ni moun ki tonbé malad é farmasi ka mantjé rimed ki rété pri anlè pò-a.

Doktè di sé pa li ki an tò. Farmasi di sé pa fot-li. Dokè di sé pas lé patron kolonialis.

 

Antouléka péyi-a  sé ta nou é lè Ségrolèn rivé i pa pran bato.

Pétet fok asiparé i té ké di sé sosialis-la, fok machandiz rivé pa gro avion A380-an, konsa pétet pé ké ni poblem.

Dokè oubliyé an revandikasion. Yo mandé péyé yo jou grev-la. Man dakò. Mé poutji yo pa mandé pou yo péyé Gémo sé 17 jou-a yo rété san travay-la ?

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 21:08

 

COLLOQUE DU jeudi 10 FEVRIER 2011

17h00

Konsit jédi 10 févriyé 2011

sentjè

Maison Familial et Rurale du Morne Rouge

 

Dé mo kozé té ka fet adan an lékol privé ba dé jenn dépi 4ème jik an Bac pro, yo té désidé djoubaté alantou an tem « Kréyol dan lé média ». Té ni moun ki té ka ba lekspérians-yo. Robert Saé yonn-dé moun adan sa ki kréyé radio APAL, Charles Marajo ki ni an némision asou KMT é mwen menm, ki dépi 2004 ka matjé an nartik an kréyol andidan jounal ANTILLA.

Jean-François Beaunol ki directè lékol-tala akéyi sé twa moun-an, ek i di i té fiè sé jenn manmay-la ek Isambert Duriveau té mété bagay-tala an plas pas sa ka alé adan sans « La Maison Familiale et Rurale du Morne Rouge ».

                  

 

 

Ki moun ki Jid ?

Non-mwen sé Jude Duranty, mé yo konnet mwen kon Jid. Man sé chef de chœur, la Chorale l’orchidée de Schoelcher éti nou fini fè an déziem CD « Voyage au gré des alizés ». Nou fini prézanté’y le 22 janvié Téyat minisipal. Man ka jwé tanbou bèlè, tronpet ek man ka tjoké piano. Man sé an otè-konpozitè.

Kidonk man isi a kom Jid, pou man palé zot di an kronik man ka matjé dépi févriyé 2004 (7 an) an jounal ANTILLA, yo ka kriyé Kréyolad.

 

Kréyol adan jounal

Avan man fè zot chonjé tibren listwa sa yo kriyé « la presse » an fransé é « jounal » an kréyol, man ké pousé an lapot a dimi-band pou di zot an bagay ki ni kont pwa’y.

Dépi lontan Matinik ni an konba lang. Kivédi, ni dé lang ki toujou an bisbi, chien-yo pa kay lachas, é sa kréyé an malkadi éti tout moun ka soufè, (yo pa menm sav). Yo kriyé sa « la diglossie » sa diféran épi « bilinguisme » éti an moun pé sèvi dé lang san pies tjak. Kontel avan, yo té ka défann moun palé kréyol serten koté. (kay-ou, lékol, dan biro épi kisasayésa…) Jòdi-jou sa pli an bèn, yo pa ka di’w pa palé, mé ou sav fok ou pa palé kréyol. Pou man bout, sé kondisiré lè yo ka envité sé dé lang-la, yo ka montré yonn an bel fotey épi yo ka di’y : « Asseyez-vous, je vous en prie ! »

Épi lot lang-lan, kidonk kréyol, mi sa yo ka di’y : « É ga sa, gadé wè si ou pé fouté kò’w asou ti ban-an ki la-a ! »

 

Tibren istwa atjelman (an ti kout zié pa dèyè)

Fok sav ki avan té ni anlo jounal Matinik ki té ni dé kont oben dé poem kontel an kréyol.

Ant 1919 épi 1939 té ni o mwen 70 tit jounal Matinik. Yo té Té ni an ti tiraj épi an lavi kout kon latjé krapo. Fok di sé jounal éti té ka kopié anlo artik fransé ek pa té ni anlo plas pou lavi isi. Nou pé palé vitman dé jounal kontel :

L’action Nouvelle, La Résistance, Le Courrier des Antilles, L’Aurore, L’Information, La Paix en 1915

Le Clairon en 1940

Le Sportif en 1946 épi Les contes de Caso de Casimir Branglidor.

An 1964 dé nouvo mwayen enfòmasion ka pwenté.

Daboudabò, France-Antilles ki ka paret touléjou, sé sa yo ka kriyé an « quotidien » an fransé.

Épi apré, sé ti bwet-la yo kriyé télévision-an ki ka paret isi Matinik. Sa ké ni an brital konsékans asou ti jounal kontel : L’Information, La Paix, Le Sportif, épi Rénovation. Disparet ka pran tout sé jounal-tala. Yo pran lavol.

Sé Aujourd’hui Dimanche ki vréyé déwò dé kont ant 1965 é1972 épi dé dialog ant dé personaj kon Zizi et Popol ; Ti Chal et Ti Chabin ; Propos d’un Bitako ; Compè Lapin et Compè Zamba ; Mait Mano et Asto ; Ami Vévé et Ti Jacques.

Fok di an pasan dan lé lanné 1976 té ni dé zartik asou le créole à l’école.

France-Antilles an 1968 piblié, lwen za lwen, dé poèm ek dé kont.

Adan l’émigration an Frans, té ni Djok ki ké bout épi liméro 57 an out 1978 (vraisemblablement à la suite du retour des principaux animateurs.

Mé fok atann lé zanné 1978, épi Grif An Tè  ek dé moun kon lé (Léotin Térez, Georges-Henri Léotin, Raphaël Confiant, Serge Harpin...) pou wè anpiblikasion yenki an kréyol. Jounal ki ké viv épi 52 liméwo, ant 1978 jik an 1982.

Pres an menm périod-la, Kabouya paret.  Sé an rèvi ki té matjé yenki an kréyol pou vréyé douvan an kréyol nef, an kréyol matjé.

Épi dan lé zanné 1980, lé premié ANTILLA KRÉYOL éti 15 liméwo ké suiv. Sé an jounal ki té ka paret chak mwa (mansiel) épi apré asou lé dènié tan tou lé dé mwa. Fok di lanné 78 la té an bon founé pas sé 2000 ekzanplè Antilla kryé ki sòti.

Anfen an séri jounal titak pli siantifik éti le GEREC mété déwò. Nou pé palé di :

ESPACE KRÉYOL. An rèvi lengistik pou étidié lang ek kilti kréyol la épi 5 liméwo : 1(76) 2 (77) 3 (78) 4 (79-80) 5 (83)

MOFWAZ. An rèvi pédagojik pou difizé bò sé enstitè-a ek pofésè lékol sigondè, finaldikont sé wouchach GEREC la : 1 (77) 2 (78) 3 (1980)

TEXTES ET DOCUMENTS. An révi litérati pou katjilé anlè litérati antiyez la.

Kidonk nou ka wè toujou ni dé jounal totalman oben ki ni teks kréyol adan dépi koumansman 20e siek-la.

Fok man di zot i ni dé teks kréyol éti nou pa ka chonjé pies toubannman sé lé chanté kisiswa bidjin, mazurka, zouk oben jòdi-jou dannsol.

Si zot alé asou an sit kontel Zouker.com oben Apapawolanlè.com sé pasé 2000 teks zot pé trouvé adan chanté kréyol ; é sé an tizizin dan sa nou tann é chanté dépi an siek. Sonjé yenk « La galaxie Kassav » (albom group al albom sé chantè-a) sé aprochan 40 albom kidonk 400 mòso. Sé plis di 2000 teks ka ekzisté adan chanté kréyol.

Nou pé konstaté kan menm, ki dé jounal militan kon Justice (1910) épi Jounal Asé Pléré An Nou Lité (1981) pa janmen pibliyé pies artik an kréyol.

Épi an 2004 ANTILLA permet mwen fè Kréyolad mé an menm balan-an yo rikoumansé teks an kréyol. Man ka pofité rimèsié (Gérard Dorwling-Carter, Henri Pied ek Alfred Fortuné dé

militan kréyol ki toujou wè potalans lang-la dépi lontan-lontan).

(Voir Annexe. Lecture du premier Kréyolad).

Matjé dé teks asou dé tem touléjou, sé pa an latjéprétet (san prétansion) ka fè kronik-la mé sé an militan éti ka djoubaté kon i pé pou kréyol pran plas-li kon an lang yo ka matjé, kon tout lang. Sé an lang ki méprizé, dénigré, malmennen pa ich-li menm. Pas dépi lontan yo fè yo konprann ki dabò-pou-yonn sé pa té menm an lang. Ni anlè yo té ka palé di patwa, kidonk an bagay ki pa an véritab lang. Épi apré yo fé nou konprann ki douvan an gran lang kontel anglé, kréyol pa té ni pies chans. Sel lang ki té pé sové nou sé fransé, oben anlot lang mé pa kréyol. Sé ki yo pa konprann ki lè ou sa palé kréyol ek ou ni an kilti oben anlot lang, sé an chans ou ni.

Tou sa ka fè ki moun andéwò ka entérésé yo asou zafè kréyol-la, mé jan isi menm, pa lé otjipé di’y. Mé lang ek kilti kréyol ka fennen, é si jénes-li pa wouzé’y, kidonk pa otjipé di’y, asiré i ké mò.

Ki moun ka li Kréyolad, lektè Antilla, yonn-dé militan, dé senpatizan, pétet zot dèmen.

 

Ni dé moun ki djoubaté ek ka goumen toujou pou lang-lan (Mano RCI, Alsendò (Maurice Alcindor) Sulli Calli, Géraud Ambroisine, Denis Adenet-Louvet, Daniel Boukman, Philipe Lagier).

Ni dé gran grek ki goumen ek ka bat toujou pou kréyol Jean Bernabé, Raphaël Confiant, Pierre Pinalie…Yo matjé liv, diksionnè…

Ni dé radio (APAL, RLDM, Martinique 1re, RCI, dot radio lib)

Ni dé jounal (Antilla)

Ni dé sit (Meetaw, Montray Kréyol, Potomitan …)

Ni ATV (An tjè péyi-a d’Hubert atjelman é avan té ni Philippe Lagier ki té ka fè an jounal kréyol, pétet dé télé kon (ZoukTV, KMT) mé man pa ka pran sé télé-tala ki ka fè sa yo pé kon yo pé.

Man sav si zot pa chaché alfabétizé kò-zot, kivédi aprann li ek matjé kréyol dan aprochan 5O an nou ké kon Trinidad. Kivédi yenki  vié moun ké ka palé kréyol. Man palé ni valé pèsi pa mis, ni et pésimis, mé asiré si nou pa aprann li, matjé ek sirtou palé, asiré-pa-pépet kréyol ké foukan nan péyi san chapo.

Man ka bout la, é man ka di zot mèsi pou kouté zot kouté mwen. Man a dispozision zot pou éséyé réponn, lè zot ké pozé mwen an kèsion.

Respé pou zout tout.

 

Jid, le 15 févriyé 2011

 

 

 

Kréolad 1

Antilla 1080, 3 mars 2004

 

Kréolad

Kréyolad sé an ti mo pou pran a la rigolad.

Kréyolad sé an ti rigolad an boug led kon krapolad ka vréyé douvan pou’y pa tonbé malad. Pou malkadi pa pran’y kon moun ki pa bwè asé dlo-babad, épi moun ka ladjé kon an vié rad.

Délè san fè kalvakad man ké di dé bagay ki tibren sérié, menm si man pòkò kon an tet pen rasi. Si’w wè man ni an mo ki chapé sa pa ayen, sé kondisiré an makak. Led i led i pa méchan. Si’y ka fè lagrimas sé pas i sòti dan an troupo makak dèyè an ti boug ki té ka fè jes makak pas i té ni an mas makak.

Kréyolad pou nou pé li épi pou man bien aprann matjé kréyol-la. É lè man ké sa bien matjé’y, zot menm ké sa bien li’y. Kréolad pou nou pé sa li épi sirtou pou nou roulé kò-nou an kréyol san nou sali. Pas Man Fémi toujou di mwen : « Woulé ti kò’w mé pa sali do’w ! »

Kréolad pa védi kouyonad, menm si délè man ké simen bon kouyon. Mé kon Kolo ka chanté « ri yo avan yo ri’w, pas si ou pa ri yo, yo ké ri’w ». Dèlè man ké pété ri, menm si lasitiyasion kritik. Kouté sa man tann simenn-tala an Ayisien di :

— Titid pa lé pati pas Ayiti moun ja pran trop labitid fouté gouvelman atè avan i rivé a la fen manda’y.

Apa kouyonnad !

Titid té di « apré bal tanbou lou », i té sav sa i té ka di a. Mi an labé ki fè labétiz. Épi i kité bon moun chimérik, dann !

Toni di ki péyi-tala ni an madichon, man pé ké répété sa pou zot pa di ki sé mwen ki di, man pa anvi trapé pies dézagréman obensinon pies malédision. Mè fout sa tris kan menm !

Ni an tan moun Matinik té ka respekté dot moun. Té ni antan pou chak bagay-la, tan sewvolan, tan mab, tan mango, tan Nwel. (Antan-tala kannaval pa té ka fet antan Nwel mé kon di Momo « glissons ! »

Apwé tan kannaval tala es moun ké pòté respé pou tan karenn lan nou ja adan’y la. Jis légliz yo chanjé mewkrèdi-lésann pou mété’y lè vandrèdi. Tan politik ka vini ovantatè, pou man pa trapé pies  kritik, bililik ki pé tjwé mwen klik kon défen Lung Fu té di. Ban mwen arété matjé kouyonad.

Jid

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:52

 

 

 

 

timbre de voix« Sé lè mahogany tonbé ou ka wè tout londjè’y » « lanmò pa ni viré »

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:50

Sa ka chofé

 

Sa ka chofé red red red. Dokè ka mandé an ti ogmantasion pou yo sa ni twa mil éro selman. Lanné pasé yo ped désan éro, sa ka jennen zafè-yo. Yo pé pa ni péyé ni roulé katkat-la.

Pandan tan-an, lopital ka soufè telman éti i oblijé mandé Laréjion an ti-sousou dé million pou yo pé achté rimed ba malad.

Sa cho telman, jik lanmè lévé méchan épi dé lanm senk met wotè pou di sa ka vini danjéré.

Sé bien pou sa Gi-Michel di i ni asé. Apré katran, menmsi Matinik chanpion lé réjion Lafrans, « Lé Matinino » pa pran la DIGICEL CUP é yo kritiké-yo trop. Pou si pé lapech ka ba, i ralé kanno’y. Misié pran trop gaz pandan mwa novanm-lan.

Simenm pas sé té pri lésans la, atjelman sé pri gaz-la ki ka ba moun bon gaz. I ka monté désann, é lè i monté i pa ka chonjé désann. Sa ka fè tout moun kriyé an mwé.

 

Mardi pasé pa koté Diaman, tout moun té vini rann Edwa an bel omaj adan an vey épi bel chanté ek tanbou. Asiparé, jik la Lézad té la. Yo di dlo pa ka monté mòn, mé le « Tout-Monde » té la. Chak moun ki té enmen misié pou toulbon, sirtou ansien manmay l’IME, té ni dlo la Lézad té ka koulé an zié-yo. (la té ni yonndé ipokrit tou ki té ka pléré zié sek).

Mé sa konsa nou yé, sé lè an moun mété konplé mahogany-a, nou ka kouwi vitman ouvè zié anlè sa i ja fè. Anni gadéan libréri,  pa rété an liv ta Èdwa, mé… (glison). Adan an sel « Poétique de la Relation » tout moun lé li le « Tout-Monde ». Mwen jwen an kanmarad nou ka kriyé « Monsieur Toussaint », an boug yo ka méprizé isi, pas i té ké sòti pabò « Lézenn ». Magré misié mò mal pabò Lafrans, Èdwa té palé menm di « Malemort ».

Anfen, kom éleksion pa lwen, mardi anlo kandida té lé fè ‘Discours Antillais » yo, mé Èdwa té di avan i pati, i pa lé tann palé di diskou. Sé mésié ki té lé (dapré yo) éséyé kléré « Soleil de la conscience » yonndé élektè, té ni bouch-yo kolé akondi yo té valé plizè kaymit..

Adan tout wélélé-tala, Èdwa suiv la Lézad i mété kanno’y asou Cap 110 pou pété’y monté adan péyi san chapo.

An « GLISSANT » Èdwa glisé.

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