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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 13:54

 

 

 Le-sang-et-la-mer.jpg

 

Deux mots importants pour le pays d’Haïti, sang et la mer. A travers ces deux thèmes Gary Victor nous convie à la lecture de son dernier roman paru aux éditions Vents d’Ailleurs.

Le pays d’Haïti saigne depuis longtemps à travers la dette pour son indépendance, l’apprentissage chimérique de la démocratie, la fuite de ses forces vives, sa jeunesse, son intelligentsia..

C’et par le sang de Hérodiane, jeune fille de 17 ans qui raconte son avortement parce que son prince charmant ne voulait surtout pas garder l’enfant d’une négresse. Le thème de la couleur de la peau, de la promotion sociale qui est souvent rendue difficile avec le stigmate de la peau. Le mulâtre est aussi une puissance économique et le rêve de la paysanne est la rencontre d’un mulâtre capable de la faire sortir de la misère.

 

C’est par la mer, cette savane bleutée que bon nombre de ses enfants ont emprunté pour connaître la vie qu’elle envisage meilleure. Quand Quiskéya Boyo ne leur offre en certains endroits, que des galettes de terre pour tout repas. La mer pour fuir la misère, la dictature, les zenglendos, ou les chimères… Mais au-delà de ces clichés, c’est toute la force de l’imaginaire de Gary Victor qui nous découvrir un personnage extraordinaire, Estevel qui serait un fils d’Agwé, lwa de la mer.

C’est aussi un roman de la tolérance devant le mépris d’une religieuse : « Noire comme tu es, comment crois-tu que Jésus t’aime », mais aussi de l’orientation sexuelle de son frère.

A travers la perte de son sang, l’auteur veut peut être nous dire combien son pays est presque exangue malgré des dangers imminents comme le soubresaut de la terre.

Le lecteur va découvrir des amours contre nature,  l’amour filial presque à la limite de l’inceste, l’amour homosexuel et surtout l’amour d’une femme si fort que l’on se demande jusqu’à la fin du roman s’il parviendra à triompher des barrières sociales.

Gary Victor toujours, avec autant de brio va nous entraîner dans son imaginaire débordant. Il a choisi de planter son décor digne d’un tableau naïf haïtien ; mais est-ce que son pays n’est pas en train de perdre une mer de sang ?

Le sang et la mer : Gary VICTOR ISBN 978-911412-73-8

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:32

Asanblé Matinik

SeLe épi Klod mantjé trapé an poudjol. Yo té fini fè foto ba Fransanti’y éti yo té tibren konstipé. Ou sé di fok ou té chatriyen-yo pou yo té sa ri. Yo désidé alé pran an fé kanmenm. Mé lè Didié vini, kraz-la pa té bon menm. Asiparé, misié palé di rivanch, lè sé konséyé-a tann sa, konba mantjé pété pou toutbon.

Yo té rivé dakò asou an lo pwen, mé asou zafè model éleksion, konpétans-li ek dat-la pou mété’y an wout la, yo poko sa rivé tonbé dakò. Yo ni tjenz jou ankò, pas alafen mwa septanm-lan, Marilis ka atann yo. Manzel ja di yo :

-         Si zot pa rivé tonbé dakò,  pa otjipé, Gouvelman ké sa mété zot dakò !

Mi sé la nou ké wè, sa ki pou lotonomi, la dépandans, lendépandans oben dé yich Man Bans. Sé lasimenn prochenn nou ké sav pou toutbon, si vréman yo lé fè an pa pou Matinik, oben tjilé kon makata douvan lareskonsabilité.

Nou ka konstaté an bagay, sé ki yo di dé asanblé té ni trop, mé nouvo « Asanblé Matinik-la » ni otan éli Laréjion épi le Départèman. Ou sé di, chak bètafé ka kléré pou nam-li. Kantapou dat pou « Asanblé Matinik-la » koumansé djoubaté, ni sa ki lé koumansé o pli vit an 2012, ni dot ki di : « tro présé pa janmen fè jou wouvè »  Yo lé atann jik an 2014. Es sé pas yo ka lonviyé anlè prézidan-an ?

Gouvelman fini mété laritret a 62 zan, sa sé pou yo mété yonn asou latouch, pas i ké ni swasanndis an montan.

Sel bagay, pou « Asanblé Matinik-la » sé kok-la ja koumansé filé zépon-yo pou laprézidans !

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 22:11

 

C’est à une montée de larmes douloureuses parfois de joie en tout cas qui se veut salutaire, que nous convie la dernière production de Maryse Condé. Nous sommes ballottés un peu comme des boat people de la Guadeloupe jusqu’à Haïti à travers un long récit de quatre personnages.

Un médecin, Babakar Touré, est réveillé en pleine nuit pour un accouchement qui s’avère dramatique. A son arrivée la parturiente est décédée mais le bébé, une magnifique fille, est vivant. Qu’en adviendra t-il de cette petite Anaïs ?

Autour de ces deux personnages, Maryse Condé nous livre quatre récits pour entrer dans un monde ayant pour décor l’Afrique, la Guadeloupe et Haïti pour découvrir le destin de ces divers personnages.

 

Le Récit de Movar,

Affirme : « depuis que je suis petit, je me lève et je me couche avec la misère. C’est une compagne la plus fidèle elle ne m’a jamais laissé un seul jour ». C’est lui qui fera connaître la mère d’Anaïs à Babakar, ce médecin accoucheur.

 

Le Récit de Babakar,

Ce médecin dévoué qui va perdre sa mère trop tôt. Nommée Thécla elle a commis deux fautes majeures. « C’était d’être trop belle ». La seconde ; « c’était de se moquer des valeurs auxquelles les humains se raccrochent et qui servent de potomitan dans leurs vies ». Babakar a fait la promesse de s’occuper de son bébé, la belle Anaïs. Il devra retourner en Haïti pour trouver ses parents.

 

Le Récit de Fouad,

Ce musulman qui a un prénom scandinave, Arvo. Il n’est pas libanais mais palestinien. « C’est une identité qui fait peur ». Ce vocable-la recouvre trop de souffrances, de dépossessions et d’humiliations. Après moult péripéties, dont le remariage de sa mère, son beau père qui ne le porte pas dans son cœur l’envoie pour un cousin en Haïti tandis que son frère fait parti d’une organisation jugée « terroriste ». Mais qu’est-ce qu’un terroriste ?

Fouad avec la poésie et rêve même d’être l’égal de Mamoud Darwich. Il débarque à 23 ans et n’a jamais aimé ce pays où il découvre la brutalité des Tropiques, la chaleur impitoyable qui vous grille jusqu’à l’os. Les orages, les pluies interminables qui détrempent la terre. Il découvre la peau sombre des hommes et des femmes «  quelle belle couleur que la couleur noire, l’envers obscures de nos rêves ». Il découvre Azouz le frère de son beau père qui le traite comme le fils qu’il n’avait pas avoir en dépit de trois mariages. Elle découvre la dominicaine Cuca « premier amour qui fut une révélation sexuelle ».Son corps contenait une bonne dose de sang non indien et sa peau était aussi foncées que celles des haïtiens. Cette pensionnaire de bordel, une fille à tout le monde. Pourtant « je rêvais de l’avoir pour moi seul » mais celle-ci avec violence lui signifia « je n’épouserai jamais un arabe ». Ce sont des terroristes. Regarde ce qu’ils font à New-York, en Irak au Pakistan, partout.

 

Le Récit de Roro Meiji,

L’alcoolique « aristocratique » particulièrement fier des martiniquais pour leur rhum. Duquesne, Deppaz, Trois-Rivière, La Mauny, Clément, Saint-James. Il y touche selon lui « pour arriver à supporter la vie ».

 

Le lecteur est convié à la rencontre de personnages haut en couleur extravagant, généreux, parfois extraordinaire finalement attachant dans cette vie chaotique. Tout au long des 363 pages à travers les divers récits le lecteur reste accroché parfois dans ce lavalas d’émotions entre violences amour et la vie par le truchement de plusieurs thèmes qui déroutent parfois. La vie dans ces pays extraordinaires que sont l’Afrique, la Guadeloupe et Haïti est-elle simple ?

Dans son « exil » choisit elle nous livre un magnifique roman montrant son attachement à son pays et ceux de ses personnages.

 

En attendant la montée des eaux, Maryse Condé JC Lattes

ISBN : 9782-7096-3321-5, 21.85€

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:19

 

 

 

 

 

timbre de voix

 

 

 

Ni moun ki pa lé “pran dlo mousach pou let” pas yo sav “klendendeng pa zétwal”

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:16

Chofè loto


 

Vandrèdi pasé sa té cho pa asou Lanmanten. Dépi lematen té ni anboutéyaj, mé sé pa té ni K5F ni chofè loto ki fè sa té blotjé. Sé lapli a ki té désidé ralanti tout moun an.

 

K5F té ba moun randévou lazòn pou manifesté kont pri sé pies la. Anlo moun trouvé té ni trop lapli pou mouyé-yo. Lè pou rouspété tout moun ni djel fò, mé lè sé pou manifesté yo palé lapli mouyé-yo. Laprémidi lé transpòtè fè an opérasion mòlòkòy (lè lapli a moli). Mé lè yo rivé an mitan lotowout la, dé gro kout tonnè pété, é si pé moun an batjé abò loto-yo, pas yo pli pè tonnè ki lapli.

 

Chofè loto malgré bon lésans an loto-yo, ou sé di lavi-yo pa ni sans, sans lisans la. Lapréfekti désidé pa riba yonndé lisans. I ka mandé sé chofè loto konmen lajan asou kont-yo, magré sé mésié ja ni bon poblem anlè kont-yo.

 

Fok a tout lè, yo kapab péyé réparasion loto-yo lè i pran an pàn. Lapréfekti kriyé sa «  capacité financière » kidonk fok ou kapab péyé.

 

Tout bagay ka wosé pri sé taksi a pa ka brennen é kous sé transpòtè machandiz la pa menm palé. Ni anlo ki ipotéké kay’yo é yo pa sav sa pou fè ankò. Ni an boug ki mandé poutji sé transpòtè a pa ka alé baré Lapréfekti.

Mi sa an transpòtè réponn :

-         Lari a sé téren travay-nou. Si nou pé pa roulé, fok nou baré’y ! Sa ki pa kontan ni ka toufé ! Lapréfekti pa ni ladésans di opozé-nou trapé lisans-nou !

 

Ni an chofè ki té ja anrajé dépi konmen jou pas i tann di gouvelman té kont lé Ròm. Misié ki enmen ti ronm li kwè sé pliziè ronm Matinik yo té lé opozé moun bwè. Lè man di’y fo pa konfonn ronm épi Ròm i di mwen annou alé pran an fé.

Man di’y man pa ka bwè. Erezdibonnè kout zié pa ka tjwé.

 

Jid

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 11:20

ZBZ-barak.jpg

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 02:18

banniere-v-36853-copie-1.jpeg

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:59

 

 

timbre de voixKay koulé tronpé solèy men li pa janm tronpé lapli   

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 23:53

I PATI

Pofèsè pran mak-yo é tout zélev konnet ban lékol-yo akondi bef ki konnet pitjet-yo. Mé premié jou larantré a té ja ni an konpanyi pofésè ki moli anlè asou travay pou fè minis la sav yo pa djè kontan.

Ni an nouvo chanjman ba jenn pofésè ki fini antré. Yo ka ladjé-yo an lékol la, ek ni a débriyé kò-yo. Minis la di pa ni lajan, kidonk sa ki pati laritret, yo pa ka ranplasé-yo. Asiparé ni mwens tianmay, kidonk pa bizwen ranplasé tout pofésè ki pati an ritret.

Dan tou sa, anlo papa ek manman ich entjet pas lamenm apré larantré a, ni larantré grev.

Sé grévis la pa ka fè lafet pas gouvelman lé lonji asou tan travay la. Yo lé moun pati a swasannsétan. Yo lé ou pati enpiok pou ou pa ni tan manjé lajan ritret la ki ja  pa fò. Anlo moun ja las, yo anvi kité ba lajénes mé yo pa asiré la Sékité Sosial ké ni lajan pou ba-yo.

Gouvelman di i pa ni lentansion moli an may, pas fok moun rété an travay pli lontan.

Pandan tan an, ni pofitasion ka fet anlè moun ki ni a péyé plis lenpo, pou soutni sa ki an chomaj é dé fwa soutiré sa ki ka chaché travay a kout fizi dédjel.

Pou té kom kalmé moun, Gouvelman sav manniè jan Matinik enmen loto-yo. Yo anonsé an gran ki lésans ké bésé. Mé ki bes, twa santim selman.

Odjis ki té an pàn lésans simenn pasé di I ka atann lésans lan bésé pou i fè an bel plen. Misié pa djè wè lajan lésans lan bésé. I pa djè wè chanjman adan potfèy li.

Lékol la pati mé lagrev pati tou, pas anlo moun pa kontan asou kalté model lavi chè-tala. Kantapou lé fonsionè yo ankò pli anrajé pas gouvelman viré di fok tiré karant pou san-an. E menn manniè an senkanntwa, lè ou atatjé fonksionè ou atatjé an nich flanman.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 12:31

  

 

  

timbre de voixToutan solèy poko kouché ich tig pa ka manjé san soupé, sé sa Sédrik aprann an kous siklis Giyàn la

Jid

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