Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:44

timbre-de-voix-copie-1.jpgJude Duranty

Auteur de livres de jeunesse

 

Du 22 au 24 avril 2010 se tiendra un gros évènement pour la littérature de jeunesse mais aussi un grand moment pour le Nord Caraïbe : LE VILLAGE ANTILLAIS DE LITTÉRATURE DE JEUNESSE DU PRÊCHEUR

 

Jid qui connaît bien Jude Duranty lui a posé quelques questions ; histoire de  nous parler de sa dernière production aux éditions L’Harmattan : Louna et le sorcier/Louna ek tjenbwazè-a qui sera présente lors du prochain Village Antillais du livre de Jeunesse du Prêcheur du 22 au 24 avril 2010.

 

Jid : Es ou pé di mwen konmen liv ou ja mété déwò ?

Jude Duranty : Aujourd’hui ma bibliographie est encore modeste puisqu’elle ne comporte que 8 ouvrages. Elle est cependant équilibrée puisqu’elle comporte quatre ouvrages de jeunesse et quatre ouvrages pour les adultes. Etant entendu qu’un des ouvrages sur les légendes autour de la mort peut-être aussi bien lu par les enfants que par les adultes.

 

Jid : Mé a ki lè ou ja mété tousa liv déwò ?

J.D : Eh bien mon premier ouvrage est le roman Zouki d’ici danse  paru aux Editions Ibis Rouge en 2007. Mon deuxième est sorti la même année aux Editions Edilivre. Il s’agit de La fugue Sopaltéba.  C’est une fable sur la voix. Une voix qui en a marre de se faire maltraiter et qui décide de se rebeller en fuguant. Son « propriétaire » monsieur Vociférant va se retrouver aphone. C’est une réflexion sur cet organe extraordinaire qu’est la voix. C’est le seul instrument qui est incorporé. Tous les autres instruments sont hors de l’homme, guitare, tambour, piano, etc. C’est une réflexion sur ce que nous avons. Quelquefois, c’est à la perte d’une chose ou de quelqu’un que nous prenons toute la mesure de son importance.

 

Jid : Sa ka fè mwen chonjé an ti-chanté éti dé Joslin ka chanté (Labille épi Beroard). «  Kité mwen di’w man enmen’w, avan i tro ta… » 

J.D : Lorsque j’entends cette chanson qui m’a déjà ému aux larmes, cela me fait penser à cela. Nous perdons tellement d’occasion de dire aux gens qu’on les aime. Peut-être parce que l’on a pas appris à faire cela !

 

Jid : Afos sa konplitjé pou di an moun ou enmen’y ?

J.D : En effet, ce n’est pas toujours facile. On préfère témoigner à l’autre par des attentions, de la tendresse, mais le dire reste quelquefois un Morne à l’instar de Galochat ou pour rester dans le Nord Caraïbe, Morne Table.

 

Jid : Mé sé madanm-lan enmen tann ti-pawol tala !

Jude : C’est peut-être pour cela que l’on estime précieux et l’on ne veut pas l’user, le gaspiller pour ne pas le banaliser, qui sait !

 

Jid : Adan tout lo pawol ou a, ou garé mwen. Annou viré asou zafè liv la !

J.D : Grâce aux Editions Desnel en 2008, j’ai eu l’opportunité d’écrire mon premier ouvrage pour la jeunesse avec mon ami Max Rippon de Marie-Galante. Ti-diko est un mini dico de la mer et de la plage. Il propose quelques mots créoles servis par une excellente illustration de Choko.

 

Jid : Ki sa ki ba’w anvi matjé liv  ba tianmay ?

J.D : Après la publication du  Ti-diko  qui était une commande, j’ai éprouvé le besoin décrire pour la jeunesse. Comme mon fils aîné était dans une phase critique je lui ai écrit une histoire qui peut être finalement lue par tous les garçons et filles de 15 ans en pleine adolescence qui se cherchent. Ils font des bêtises. J’ai voulu leur dire que, quelque soit les bêtises commises, tout n’est pas perdu. J’avais envisagé le titre qui était Tout n’est pas perdu, qui a finalement évolué vers Brevet de brillance. L’ouvrage est paru aux Editions Edilivre en octobre 2008. Cette année donc fut une bonne année puisque trois ouvrages de jeunesse paraissaient. En effet, un troisième ouvrage verra le jour aux Editions Desnel Yé krik Yé krak bouladjel : contes et légendes autour de la mort et des rites funéraires aux Antilles antan lontan. Comme tu le constates un livre plein de vie.

 

Jid : Si man ka konprann bien 2008 sé té an bel lanné pou’w ?

J.D : En tout cas pour la production de livre de littérature de jeunesse. En 2009 j’ai sorti un livre de jeunesse Les contes de Layou c’est une série de conte plus deux petits récits :

Katel : le cayali chanteur qui traite de l’écologie. Un jeune cayali voit la rivière devenir bleue et il a de moins en moins d’écrevisses pour sa chère et tendre. Il va tenter de percer ce mystère.

Bèbè le ti-mouton est une réflexion sur la maltraitance des animaux.

Initialement cette série de contes était une commande des Éditions Lafontaine qui ont connu quelques soucis. Heureusement l’entreprise n’a pas fermée car ce serait dur quand on connaît le nombre d’éditeur pour la jeunesse qui se compte sur les doigts d’une main. Quand j’ai transmis les contes à mon éditeur, il m’a réclamé d’autres textes et c’est ainsi que j’ai ajouté Katel et Bèbè.

 

Jid : 2009 sé té an lanné nef pou’w, di mwen plis !

J.D : On peut la considérer comme telle car c’est l’année ou j’ai publié mon premier livre en créole, Sansann, à compte d’auteur, anlè pwa kò mwen. Je suis passé par la micro-édition pour 100 exemplaires qui se sont volatilisés, yo fè létè. J’ai donc commandé 100 autres, mais malheureusement mes finances ne permettent pas de commander plus. Il me reste une dizaine d’exemplaires. J’ai le manuscrit original de Zouki : bel zouti qui va sortir selon la formule consacrée incessamment sous peu, en fait dès que financièrement je pourrai. Publier en créole est un acte militant aujourd’hui, parce que nos compatriotes n’acceptent pas encore de s’alphabétiser en créole. C’est une langue avec sa syntaxe, sa grammaire on ne veut pas la lire sous prétexte que l’on sait la parler. Sinon pourquoi l’on apprend le français depuis la maternelle jusqu’à l’université ?

Le Martiniquais est encore en bisbille avec sa langue, qui se meurt, qui se flétrit par manque d’amour. Dans Sansann l’auteur disait que le français est accueilli dans un fauteuil tandis que pour le créole, on se contente de lui proposer un vié ti-ban. Pourtant « Tout lang sé lang ». Daniel Boukman nous le rappelle tous les matins.

 

Jid : Si man ka konprann bien ou ka matjé otan ba gran-moun ki ba tianmay ?

J.D : L’on peut effectivement dire cela puisque aujourd’hui ma production comporte 3 livres pour les adultes et 5 livres pour la jeunesse. En effet, depuis mars 2010 je viens de publier en collaboration avec Nicole Noizet ma première traduction pour la jeunesse aux Editions L’Harmattan Louna et le sorcier/Louna ek tjenbwazè-a. C’est un conte sur la nécessité d’apprendre à lire. Louna qui ne voulait pas aller à l’école va comprendre combien il est important de savoir lire. En effet, c’est la lecture d’une formule magique qui va lui permettre de sauver sa vie.

 

Jid : Ou ka santi ou an bèw adan Vilaj Préchè a ?

J.D : Ou pé di sa !

Je me sens comme un lapia dans une mare dans ce village de littérature de jeunesse. Je profite d’ailleurs pour féliciter la municipalité du Prêcheur son maire Marcellin Nadeau ainsi que Marcellin Bertrand, responsable culturel pour leur excellent travail qui promeut le livre de jeunesse.

C’est pour le moment le seul prix de littérature de jeunesse qui existe. Le prix Raphaël Tardon en est à sa deuxième édition. Gageons qu’il soit pérennisé et que les auteurs malgré leur difficulté à trouver des éditeurs continue leur production. La lauréate est cette année Anique Sylvestre avec son livre Lowitt  parut aux Éditions Jasor en 2009.

Nous invitons tous les parents, enfants, en un mot la famille des lecteurs de littérature de jeunesse à encourager cette ville à poursuivre dans cette direction afin que ce moment soit le plus grand rendez-vous des livres de jeunesse antillaises.

Il ne vous plus qu’à pétey monté Préchè jédi, vandrèdi épi sanmdi, asiré sa ké bel.

Partager cet article
Repost0
16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 19:39

Mè foyal, sa cho !

 

Rémon, di ba Ogisten :

-         Man ka kité lari Senlwi pou man alé pran sentiron-mwen!

Serjo té la, mé i di tout moun kriyé’y Se.Le, pas atjelman i prézidan laréjion. I té vini ba Rémon, ki mè doublevé doublevé, yonndé ti endik.

Kidonk dépi mèkrèdi pasé Foyal ni anlot mè. Ansiè mè-a chapé lapo’y pa koté « Plateau Roy ». Kantapou Karin i té ja Roy Kami’y atjelman i prézidan Komité Touristik Matinik.

I té an bè’y, pas ni pasé dizan sé an sa I ka travay.

 

Andidan diskouw li a Rémon déklaré :

-         Dépi man trapé la « lumière » man ké kontinié fè lé chantié vansé !

Fok di dépi yonndé tan, tibren chantié té doubout ka gadé mas pasé apré kannaval fini.

 

Rémon di tou fò pou tout moun tann :

-         Pé ké ni chanboulman, ni pies boulves mé fok tout moun mété kò-yo an travay !

 

Ni yonndé ki té an manniè antravè, yo pa djè kontan sa pas a pé déranjé zafè-yo.

Akondi chanté a : « Lè dé doudou bek an bek anlè ban Foyal, yo bien manfou pa mal ki malpalan wè yo… »

Mé Rémon pa fouben pas i sav ki sé li a laba. Sé li ki ka tjenbé pwel la é i sav sa cho. Lè Serjo té di’y an jou :

-         Rémon sa cho toubannman !

I té réponn li :

- Pa otjipé’y, ou ni tibren lafiev, sa ké pasé !

Atjelman, lè ti-yich li a ba Serjo Sentiron-an pou i té rimet li. Serjo di’y an zorèy :

 - Pran kouraj pouw pa pran kouri, pas sa mè Foyal, sa cho!

 

 

Partager cet article
Repost0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 23:50

LZS-Affiche-CC2.jpg

 

Quand Zouki s'affiche à l'extérieur en attendant le colloque de novembre 2010 à Fort-de-France

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 23:07

 

Pourquoi penser le zouk :

S’étant manifesté au public à la fin des années soixante-dix, le zouk qui procède de l’ingéniosité artistique et créatrice de Martiniquais et de Guadeloupéens, est survenu dans des sociétés en transmutation économique, politique, sociologique et psychosociologique. Bousculant les idées admises sur les concepts, la représentativité et la représentation de l’identité et de la culture ; contribuant de manière inattendue à situer la Martinique et la Guadeloupe dans leur ère postmoderne et constituant irréversiblement le phénomène témoignant le plus patemment de la gémination des rythmes du passé et de ceux envisageables à l’avenir ; le zouk a, dès son introduction, constitué un stimulus provoquant des réactions extrêmes articulées discursivement par la génération la plus adulte. Les réactions sont à ce jour vives mais surtout dichotomiques et indiquent les états d’esprits générationnels. Il est de même commun que le zouk soit préjudicié au profit de formes musicales allochtones. Pourtant, cette manifestation culturelle présente d’une part, une homothétie culturelle et identitaire directe puisqu’elle prend source dans le centre homothétique traditionnel et d’autre part, elle survient comme survinrent en leur temps les attributs qui distinguent la personnalité martiniquaise et guadeloupéenne, soit de manière imprévisible, étonnamment grandiloquente, confondante et originale. Ainsi, dans le contexte de la société martiniquaise de plus en plus en relation élargie avec le monde globalisé, il est essentiel d’en étudier les linéaments, d’en examiner la signifiance sur le plan culturel, sociologique, philosophique, ethnologique, économique et psychologique.

 

 

 

 

« Penser le zouk », symposium pluridisciplinaire organisé et dirigé par Hanétha VETE-CONGOLO, avril-novembre 2010, Bibliothèque Schœlcher, Martinique

 

 

Commission scientifique

 

Présidente, Hanétha VETE-CONGOLO

 

Jean-Georges CHALI

Dominique CYRILLE

Patricia DONATIEN-YSSA

Olivier PULVAR

Juliette SMERALDA


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 26 novembre

Café littéraire : Zouki : d’ici danse (Ibis rouge, 2007)

Auteur : Jude DURANTY

 

Rapporteur critique : Marie-Denise GRANGENOIS, enseignante, IUFM

Des bouquets sonores pour accueillir la belle et ravissante Zouki. « Cette si belle donzelle, à son passage, vous peignait les yeux d’une couleur si spéciale ». La musique proposée par les gens d’ici n’étant pas à son goût. Très vite elle délaisse « bò lakay » sa terre natale, terre d’accueil des sinistrés du volcan et terre de l’insolite cocotier à deux têtes, pour gagner l’en ville puis l’Autre bord. Elle connaîtra la célébrité et se verra comme par enchantement issue d’une grande famille. Mais toute cette « famille » l’aime-t-elle vraiment? Pourra-t-elle supporter les jalousies suscitées par sa notoriété? Saura-t-elle résister au terrible fléau du dénigrement? Elle veut faire partager son succès aux siens. Elle revient rencontrer sa famille et nous ouvre son album photos ou faire connaissance de sa véritable génération. Zouki est contrainte de revenir au pays parce qu’elle est convaincue que « c’est ici qu’elle pourra trouver un homme dous kon siro ». Peut-on préparer en dehors d’ici, un café qui n’est pas que du tjòlòlò?

 

Jude DURANTY (Jid)  est directeur de la bibliothèque municipale de Schœlcher. Auteur-compositeur, il a obtenu un troisième prix de Valse au Concours de la chanson créole en 1998 organisé par Carnaval Foyal et un troisième Prix de composition chorale organisés par l’AMIC.

Il a publié, Zouki d’ici danse et La fugue de Sopaltéba en 2007 ; Ti-dikoBrevet de Brillance, Yé krik yé krak, Bouladjel, et Louna et le sorcier/Louna ek tjenbwazè a  en 2008 et Les contes de Layou en 2009. Il publie dans l’hebdomadaire Antilla les rubriques en créole, « Kréyolad » et « Bèl Povèb kréyòl ».

 

 

 

Ce roman qui, à première vue se présente comme une fiction sur le zouk personnifié par le protagoniste Zouki, ne se contente pas d’interroger la hiérarchisation que nous établissons entre nos diverses créations musicales. Il met à nu des états psycho-sociaux dont les caractéristiques renseignent sur les complexités du rapport et du regard que les Martiniquais ont avec et sur des artéfacts culturels censés les représenter parce que produits par eux. Le dénigrement qu’assume le collectif à l’encontre de Zouki qui fonctionne également comme un trope de la population martiniquaise, est la métaphore de l’autodénigrement martiniquais. Ce fait psychologique et sociatrique est minutieusement analysé par Judes Duranty. Au dénigrement, Zouki oppose la mémoire donc la conscience, l’exigence, la rigueur, le travail et l’amour. Tout en posant de cruciales questions concernant l’actuel statut et l’avenir du zouk, Zouki d’ici danse nous renvoie à la fois à nos insuffisances et à nos grandeurs.

Marie-Denise GRANGENOIS est formatrice à l’Institue Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) de Martinique. Elle est passionnée de littérature et plus particulièrement de littérature du monde noir. De 2000 à 2008 Marie-Denise Grangenois a présenté sur des chaînes de TV locales des chroniques littéraires et a animé pendant deux ans sur Antilles télévision une émission littéraire « Danse avec les mots ». 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:34

Poveb pak

 

 

 

An périod nwel, si kochon pa djè trankil le cha, an périod pak, krab pa djè alez kon blez sou la falez. Poveb la ka di «  Chak kochon ni sanmdi-yo »  mé dimanch ek lendi « tout krab konnet tou-yo » alow manmay la mi yonndé poveb alantou krab.

 

Déjapouyonn man ka fè kon an krab sémafot pou di zot sé tibren fot-mwen (sé ma trè grann fot) si ANTILLA pa mété séri poveb-tala déwò pli bonnè. Mé akondi pawol « krab manké yon pié, sa pa opozé’y maché ».

Yo di « dé mal krab pa ka viv adan menm tou » mé fok évité fè gro-koko oben gro-mòdan pas « tout krab ka mò an marinad » oben an barik la.

Antouléka « fo toujou ou ba krab bien manjé pou ou manjé’y apré ». Ayiti yo di « zo sirik pa ka fè soup » mé fok zot sav « krab maché dan labou pou woch pa tonbé sou do’l » tousa pou di zot, évité mové frékantasion mé toujou li kréyol kisiswa kréyol isi, ta Gwadloup , ta Giyàn ek Ayiti.

 

Abo di, abo fè sa red di pa li sé bel poveb-tala tann sa pito : « maya ka ba kayali mal-vant ; magrésa kayali ka manjé maya toujou ».

Menmsi « sé bon tjè krab   fè si i pa ni tet » man ba zot yonndé poveb, roulé kò-zot adan kon adan an matoutou.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:33

« Fo toujou ou ba krab bien manjé pou ou manjé’y apré » mé délè « Dèyè zanmi krab pèdi so trou »

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:32

An lot mal krab

 

Klod montré kò’y lis épi Se.Le, pas pou lentérè Matinik, i pa anvi pran konba épi pèsonn. An plis di sa, an dènié touw pit la, i té vréyé Madlèn ki janbé pit dépi o premié kout zépon. Konba a té tro cho ant dé kok la. Sa tro danjéré an péyi-a pou kontinié konba kok.

 

Eleksion fini, pep la chwézi, atjelman fok tout moun mété kò-yo an travay.

Bata pres ped 85 anplwa.

Pabò Lamèna, kontraktiel ka wouklé pas yo pa a labri.

Kantapou Konsèy Jénéral épi Réjional yo poko sav asou ki branch yo ké pozé. Lé travayè fè an gran konsit pou yo konnet divini-yo. Se.Le di moun pé ké trapé biyé palapenn-yo, mé sa sé pawol an tan konflérans. Nou tout sav an tan konflérans ka ni bel pomes. Délè yo ka jik pomet ou pon an ek lariviè a ké vini apré.

 

Atjelman moun lé wè pou yo kwè. Anni gadé pa menm rété pam pou alé légliz. Tout pié pam ka mò, alow sé sa ki an fal ou ki ta’w.

 

Menm krab isi, moun pa ka trouvé yo an gou-yo. Oben yo tro piti, obensinon yo tro chè. Jan Matinik simié krab Madagaska. Dapré sa yo di, i ni plis lachè ek i pli bon.

Se.Le té oblijé fè an ti-won dan linò atlantik pabò Marigo, Baspwent, Robè ek Sent-Mari. I di i pa ka pomet Laréjion ké endé tout moun mé i ké fè sa i pé. I jik di kon prézidan-an ki té la avan an :

-         Laréjion sé pa an GAB kidonk pé ké distribiyé biyé.

Antouléka, sé mè a fè’y bien konprann ki linò atlantik ja soufè trop é fo pa yo oubliyé-yo. Se.Le pofité ba chak moun yonndé krab pou fè matoutou-yo pou Pak.

 

Lè nou ka gadé bien moun isi ka fè krab. Tout krab la pres mò an bari a.

 

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:30

« Avan mayé, sé « chè doudou » ; apré mayé, sé « si mwen té sav » sé ki « moun fen di tjizinié fenyan »

Partager cet article
Repost0
4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:27

Dé mal krab

 

Adan zafè tout lo éleksion-tala, sa fè anlo bri an tet moun mé osi an tet krab. Epi gro mizik wopawlè épi kisasayésa, ni krab ki jik vini soud.

Sa nou pé di sé ki sé tan-tala sa pa djè bel pou-yo. Apré ratiè, bégon, bri ek brigandaj ni yonndé krab ki ped tet-yo. Yo di sé fot bon tjè’y ki fè i pa ni tet, mé kanmenm kanmenm !

 

Apré konba kok réjional la, sa nou konstaté an périod-tala, sé ki dé mal krab pa ka rété adan an menm tou. Ni an vié krab jòn ki ja ni an laj ki désidé ladjé mòdan’y ek chapé lapo’y anlot koté.

Pandan tan an, ni an jenn mal krab ki sòti pa koté an mang Foyal pou chapé monté Plato Roy.

 

Apré sé dèyè konba ki ni konba. Ni yonn ki pété pa koté Lanmanten.

Alfred épi Piè ni an ti-kochon ka nouri. Yo pa konté atann jik an désanm, kom pak pa lwen, yo désidé wè mwa prochen pou wè ki manniè krab-la ka dékalé.

RBP (Radio Bwa Patat) di sé pétet an pwason davril.

 

Adan zafè goumen-tala, tout simenn an, taksi ka mawon pas kolbògò ka kontrolé-yo aléliron.

 

Serjo kité plas mè Foyal pas atjelman i prézidan. Adan dènié konsèy minisipal jédi a, i mandé yo kriyé’y a partir di atjelman : Se Le. I palé pies kalté moun fè pies lafet épi’y. I kité plas ba Rémon. Sé li ki ni laklé Foyal. Es atjelman moun ké vini kon yo lé pou fè vakabonajri ?

Es moun éti té ka péyé gro konsa lenpo ké déviré désann ?

 

Epi nouvo prézidan an, tout  krab déwò sé jou-tala. Yo ka chaché trapé an pat krab pas Se Le té ponmet 5000 anplwa, kidonk bon pat krab pou moun pé sisé.

Apenn i enstalé, i ja ni an lis chomè ki ja ka di :

-         Nou pa li lentansion, yo fè-nou pran dlo mousach pou let !

 

An périod-tala lè ou sé an krab, fout ou ka pran fè !

Partager cet article
Repost0
29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 23:48

Hayiti

Hayiti mal

Hayiti malad

Haïti an chèpi

Hayi ti-mal, tou sa ki tjè fèmen

 Wouvè tjè’y pou’y débòdé ek solidarité

Sé pa tou di pléré

Sé rété véyatif chak jou ki met

Pou sipòté-yo pandan lontan.

Dépi 1804, dépi Désalin

Li kanpé

I lévé tet pou gadé méchansté an mitan zié

I twazé’y ek i limen létensel lanmou

Pou difé solidarité brilé tout jes piétè.

An ti-jes pou yo

An ti-jes pou lé siwvivan apré le 12

Viv

Pou nou pral kanpé

ek Ayiti pa jenm mouri

Pou nou kriyé : Viv Ayiti

 

Jid,  24 mars 2010

 

Partager cet article
Repost0