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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 18:01

Poutji ou ka matjé kréyol toujou ba granmoun ?

Dépi 2004, lektè jounal  ANTILLA konnet Kréyolad éti ka paret chak simenn. Sé pres 750 teks éti yo ni anba lanmen yo. Sé kondisiré yo té ja liv 5 liv kréyol 150 paj.

Anlo koté ni « Mwa kréyol » avan le 28 oktob Jounen Entènasional Kréyol oliwon latè péyi kréyolopal. Kisiswa Gwadloup, Kanada é menm Lafrans. Pa koté Matinik apaw randévou Rabouraj pabò Trinité, sé yenki randévou lwenzalwen kontel Préchè, Fodfrans é lanné-tala ant sèvis Lavil Chelchè.

Es kréyol pa mérité plis ki sa ?

Sa vré, sé jou-tala ni « Oktob woz » pou lité kont krab-la, « Simenn blé » pou jété an zié anlè granmoun nou. Man ka pofité rimèsié Jounal ANTILLA éti dépi 14 lanné, pa janmen sispann vréyé an paj kréyol douvan douvan pou moun pran ek gadé labitid li lang kréyol-la. Mèsi misié Henri Pied, ou permet lektè ANTILLA ek mwen menm rété kantékant épi matjé ek lekti lan.

Ni éditè éti fè mwen konfians kontel, Les Editions Nestor (Dictionnaire de rimes créoles), CaraïbEditions (Konparézon/Siparézon Kréyol) toulédé liv-la matjé épi an konpè Gwadloup, Hector Poullet. Mé kanmenm pou té sa pibliyé liv kréyol man matjé man té oblijé kréyé prop mézon édision mwen  (Edision Zaboka) pou té mété sé liv-tala déwò (Sansann, Zouki bel zouti, Kréyolad, Fantézi, Nam an lò).

Sé pa lapenn bougonnen, annou genyen liv kréyol pou nou sa li yo ek pou sipòté sa ka matjé ek édité liv an kréyol. Sé bien pou sa man ka kontinié matjé lang kréyol-la.

 ba granmoun

    

 

        

 

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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 20:24

NAM AN LÒ

L’âme d’or de l’AMDOR

 

Manmay bel bonjou, c’est par cette formule que voilà bientôt six années, que j’ai l’honneur d’introduire les travaux importants de spécialistes venus d’horizons divers apporter leur contribution au bien-être de notre population âgée et handicapée.

Six années d’un plaisir renouvelé à l’écriture de cette chronique introductive en créole. C’est le témoignage vivant du respect des organisateurs de ce pan de notre culture dans lequel baignent nos aînés. Qu’ils en soient vivement remerciés.

Merci à Frantz Rémi pour sa confiance renouvelée et aussi à Micheline Rieux.

 

A l’issue des congrès précédents, plusieurs congréssistes ont manifesté leur désir d’avoir le texte introductif voire en disposer d’une traduction. Par l’intermédiaire de ma petite maison d’édition « Les Editions Zaboka » j’ai l’honneur et l’opportunité de vous offrir ces tranches de vie de mes « vieux corps » Papa Doudou et Manman Doudou.

 

Vous avez donc sept textes d’ouvertures des congrès précédents, de 2013 à cette année 2018, ainsi que le premier proposé à l’occasion de la journée de l’Ecole des Parents à Rivière L’Or.en 2013

Pour ceux qui aiment lire le créole : zot ké an ben zot, pour les autres vous aurez quelques textes vous permettant de fréquenter mon univers scriptural dans cette langue.

Enfin, pour ceux et celles qui ne sont pas encore familiarisés à la lecture de cette belle langue, vous disposez désormais d’une traduction. Comme dit le dicton : «  traduire c’est trahir un peu », mais cela vous rapprochera de cet univers.

Bonne lecture et merci de l’accueil réservé à cette publication.

Jid

 

Quatrième de couverture

Déjà six années que la direction de l’AMDOR me sollicite pour un mot d’ouverture du congrès en créole. N’est-ce pas une manière de préserver l’âme, je dirais même, l’âme d’or de ce peuple en respectant sa langue maternelle. Quoiqu’il en soit, leur implication dans le travail social est une véritable lame de fond qui ne dort pas.

Au fil du temps plusieurs congressistes (surtout étranger à la langue créole) ont souhaité une traduction de mes interventions. C’est aujourd’hui chose faite, désormais vous disposez de cet écrit dans les deux langues.

Bonne lecture

Ladjé kò zot adan.

 

 

 

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 04:40

KREYOLOMAJ ba FRANCESCA

 

Ni dé moun, fo pa ou atann yo pati an péyi san chapo, pou ou sa di yo ou enmen yo, ek ou ka aprésié travay yo.

Nous ne devons pas attendre que certaines personnes aient quittées notre monde pour leur dire que nous les aimons et que nous apprécions leur travail.

Francesca, pa li ki mandé pèsonn ayen, mé man ka pofité lokazion i an péyi nou, pou matjé ti kréyolomaj-tala pou brital djoubataj i ka fè dépi pres ven lanné pou lang kréyol-la.

Francesca, elle n’a rien demandé à quiconque, cependant je profite qu’elle se trouve chez nous aux Antilles pour lui écrire cet hommage et la remercier du travail sans ménagement qu’elle a accompli depuis vingt ans pour les langues créoles.

Sa i ja fè épi kisisiwa KAPES KREYOL ek jòdijou POTOMITAN é menm MONTRAY KREYOL, pa ni anlo moun ki pé bat lestonmak yo pou yo di yo ja fè otan asou nichtwel-la ba lang kréyol-la.

Peu nombreux sont ceux qui peuvent se vanter avoir fait autant qu’elle sur la toile, qu’il s’agisse de ce qu’elle avait déjà fait sur le site CAPES CREOLE, et aujourd’hui POTOMITAN, voire MONTTRAY KREYOL.

Sé gras a Francesca, kisiswa péyi kréyolopal-la : Ayiti, Gwadloup, Matinik, Réinion épi kisasayésa ka rivé montré belté’y, épi artik, kont, kamo, liv épi kisasayésa, toujou anlè nichtwel-la.

C’est grâce à Francesca que les pays créolophones, Haiti, Guadeloupe, Martinique, Réunion etc… peuvent faire découvrir la beauté de leur langue à travers des articles, des contes, des jeux de mots, des compte-rendu de lecture et autres, et cela toujours sur le Net.

Lè dot kayé douvan travay ki té ni afè, i maré ren’y épi Francesca toujou la.

Quand d’autres ont battu en retraite devant la masse de travail que cela représentait, elle s’y est attelée avec courage et elle tient toujours le coup.

Délè dé moun ka mandé’y pres lenposib. Bien souvan i ka pasé konmen tan (pou ayen) pou fè le sansòti di an woch. Man pé di zot sé pa pou ayen.

Parfois, certains lui demandent presque l’impossible. Souvent elle passe beaucoup de temps (pour rien pensez-vous?) à battre des montagnes. Mais, croyez-moi, ce n’est jamais du travail inutile.

Délè moun ka bay dé tradiksion bankal ek tjoupoutet, i oblijé ka mofwazé an anglé, alman ek italien…

Il arrive qu’on lui donne des traductions bancales, sans aucun sens, et qu’elle doive les transposer en anglais, allemand ou en italien.

Gras a wou, Francesca jòdijou sé pasé 710 kréyolad ki anlè Potomitan ek Montray Kréyol.

Grace à toi, Francesca, plus de 71O créoladeries sont sur le site de Potomitan et de Montray kréyol.

Mèsi Francesca, chak jou Bondié ou ka fè nou pran konsians di beltékréyol,lè dot ka mété’y asou koté. Ou ka endé kréyol-la asiz adan gran fotèy lang anpami tout lang, lè dot ka lonjé an vié tiban ba kréyol-la.

Merci Francesca, chaque jour que fait le Créateur, tu nous fais prendre conscience de la beauté des langues créoles. Tu permets, à l’Assemblée des Langues, aux créoles de s’assoir dans un grand fauteuil, comme les autres langues, quand d’autres ne leurs proposent qu’un strapontin.

Ou ka montré beltéekvalèkréyol-la,menmsi ou pa ka palé’y. Ou ka choyé’ykondisirésé té ti-bébé’w.

Bien que ne parlant pas créole toi-même, tu parviens à démontrer que les créoles sont non seulement de belles langues mais qu’elles véhiculent des valeurs profondément humaines. Tu les protèges comme s’il s’agissait de tes bébés.

Francesca, ou ka montré nou lamanniè kréyol sé an lékol lavi. Kréyol pa fet selman pou jouwé, mé pou nou aprann viv épi mes nou.

Francesca, tu nous fais voir comment les langues créoles sont une école de vie, qu’elles ne sont pas faites seulement pour l’insulte, mais également pour nous apprendre à vivre avec notre culture.

Pou tousa, lonnè épi respé pou’w.

Pour tout cela : Honneur et Respect à toi.

Grazie Francesca

Jid et Hector

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 01:32

L’ANGE DU PATRIARCHE

Kettly MARS

Serons-nous vivants après ce périple aux frontières d’une soif de connaissance de ce nouvel univers vaudousisant de Kéttly Mars, en des saisons plus que sauvages dans  des mondes insoupçonnés de la diaspora haïtienne ?

Avec des personnages féminins hauts en couleur Emmanuela, Paula surnommée Couz, Patricia et des plus jeunes dont la valeur n’attend point le nombre des années Pépite et surtout l’ensorceleuse Vanika, Kettly Mars nous fera voyager dans l’univers des difficultés quotidiennes de trois générations de femmes haïtiennes. Les hommes ne sont pas en reste, mais incontestablement ils sont un peu moins « percutants » dans leur posture.

Edwin et Vanika sont frère et sœur et participent à une soirée chic de la bourgeoisie haïtienne. Ce n’est visiblement par leur monde mais ils vont par trop s’éclater au point où Vanika va être une grosse tentation pour son propre frère qui doit déployer une grande pour résister à un acte d’inceste. Vanika n’est-elle pas sous l’emprise d’une force diabolique ?

Dès le prologue, Kettly Mars place le lecteur, surtout non haïtien, dans de grandes interrogations et une grande perplexité. Que signifient ces mots d’Edwin ?

  •  : M pa nan ras kabrit Vanika !

Peut-être qu’il nous faut accepter de « pénétrer » dans l’univers vaudouisant pour avoir les éléments de compréhension de ce roman à suspense qui nous tient sur 300 pages.

Emmanuela file le parfait amour avec son mari André, mais le destin semble que cette liaison conjugale est « trop parfaite ». André meurt dans un accident de la circulation et elle se culpabilise de n’avoir même pas vu comment il était habillé à son départ. Pourtant elle ne va tarder à combler le vide laissé par André en acceptant Serge comme amant qui lui procure la sécurité matérielle. Emmanuela sera interpellée par Paula surnommée Couz qui s’avère avec ses soixante dix neuf ans être la gardienne de la famille. Elle va lui révéler des choses qui remontent très loin dans la famille. Un ancêtre aurait fait un pacte avec le diable et avait promis un enfant qui n’a pas été sacrifié. Il s’ensuit alors une sorte de malédiction et l’ange malfaisant Yvo supprime des membres de la famille à leur anniversaire.

Couz se bat seule contre cet ange diabolique et va impliquer Emmanuela dans ce  combat. Emmanuela cartésienne peut-elle croire en ce monde particulier du vodou ?

Les personnages jeunes sont dans un excès débridés où le sexe et la drogue sont monnaies courantes. Le personnage de JMN qui est en réalité un jeune paumé qui se fait passer pour Jean-Michel-Basquiat vit à trois cent à l’heure et va brûler sa vie par les deux bouts. Vanika quant à elle est plus énigmatiques et son vrai visage nous sera révélé presqu’à la fin de l’ouvrage.

Ces femmes résistantes, complices parfois paumées comme la jeune Pépite ou Vanika vont nous mettre au cœur du style Marsien porté sur les sens où une attention particulière est porté sur les odeurs qui vous prennent au nez tout au long du roman.

Kettly Mars va nous tenir en haleine durant ces trois cent pages où le suspense côtoie   l’horreur et l’invraisemblable avec une parfaite maîtrise.

Lisez donc l’Ange du patriarche vous passerez un excellent moment de littérature dans un univers renouvelé et très particulier de l’écriture de Kettly Mars.

Jid

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 23:06

 

Votman pa ka izé !

 

 

Sanmdi pasé, kou-tala élektè té ni ki dé kandida, mé ou sé di yo té ankò pli mélé pou chwézi.

An pati di yo ni pou chwézi ant lakanp épi angoudi !

Dot di konsa :

  • Sé sòti an sann pou tonbé an difé !

An madanm ki pa ni labitid séré ayen, sé pa pawol i ka séré, di karektèman :

  • Bo tjou bouwo ou pandi, pa di bouwo bonjou ou pandi, alow…. »

Sé zot ki di’y sé pa mwen pou pa lapenn di man malélivé.

Mé es nou pé pa chwézi kanmenm ?

 

Ni sa ki chwézi lavé lanmen yo. Yo anni voté blan.

Mé es lè ou neg oben pa blan ou pé voté blan ?

Adjilbè di mwen :

  • Man mélé, man anbarasé, mé asiré man pé ké voté ba an moun ki rayi kréyol !

Ni kandida ki dapré lakat marin di fok pa aprann kréyol lékol pa koté Laréinion. Lè misié li sa ek wè manniè sé moun an palé di kréyol an télé-a, i chwézi lamenm.

 

Asiré i pé ké voté ba sa ki pa ka respekté kilti’y.

Kidonk si nou pa chwézi bli bon-an, omwen nou pé chwézi mwen mové-a.

Kidonk sanmdi zot pa ni rézon rété bò kay zot.

Ay voté pou zot pa di dèmen sé pa mwen ki mété’y la.

Poveb-la di « ni dé bagay éti pa ka izé  sé platpié ek nen kochon, mé man ka mété grenn sel mwen pou di :

  • Votman pa ka izé !

Jid

 

 

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 15:41
Article sur Fantézi

Articl

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 21:36
Conte pour NoëlConte pour NoëlConte pour Noël
Conte pour NoëlConte pour Noël

Le mercredi 23 décembre avec les enfants du Judo du Morne Vert qui m'avait convié à leur raconter des contes créoles. Après les contes "Le Papillon et l'éléphant" et le conte "D'Olaf" nous avons échangé autour des titim.

Quelques photos de cette après-midi sympathique.

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 11:43
Alain RAPON : homme de terrain

~~ Pour beaucoup de Martiniquais le nom d’Alain Rapon résonne dans le milieu du football, puisqu’il fut président de la ligue de Football de Martinique durant 18 ans avant d’être joueur à la Gauloise puis entraineur du Réal de Tartane. Mais j’ai connu Alain surtout dans le milieu du livre et de l’enseignement. Alain Rapon était un conteur et un poète très engagé dans la lecture pour la jeunesse. Nous avons fait partie du Groupe de Ressource de Littérature de Jeunesse animé par Monique Palcy à Schoelcher sous l’autorité de l’Inspecteur d’Académie Roland Jean-Baptiste Edouard. Alain aimait particulièrement le conte qui pour lui devait être plus développé pour proposer à la jeunesse. Lorsqu’il a écrit Ti-Soleil la Bibliothèque municipale à l’époque avait acquis plusieurs exemplaires pour le soutenir dans cette mission et nous en avons fait une animation mémorable pour les jeunes lecteurs. Il nous laisse également Ti-Fène et la rivière qui chante et Mi-Balou. Cette activité littéraire pour la jeunesse est malheureusement peu connue, il a été ce militant culturel qui, par ses écrits, a participé concrètement à des propositions de textes pour la jeunesse de son pays. Son premier roman écrit en 1983, La Présence de l’Absent publié aux Editions Présence Africaine a reçu le Prix Littéraires des Caraïbes qui récompense tous les deux ans un écrivain de langue française des pays francophones de la Caraïbe. Il nous laisse deux autres qui sont respectivement Itinéraire d’un Esprit perdu que nous avons présenté dans le cadre d’A LIVRE OUVERT à Schoelcher en 2 et Danse, petit nègre danse son dernier ouvrage parut aux Editions du Galion. Alain aimait beaucoup La Trinité, c’est comme cela qu’il nommait sa commune. Il s’est d’ailleurs présenté aux dernières élections municipales dans un contexte difficile puisqu’il n’avait pas l’aval du MIM parti dans lequel il était dans la mouvance puisque élu régional sur cette liste. Je salue le militant car proviseur du Lycée Lumina Sophie de Batelière. Toujours dans le souci d’offrir le mieux à ses élèves, j’ai participé avec lui à la mise en place d’un concours de poésie pour les lycéens. On se souvient de ce drame qu’il a affecté en qualité de chef d’établissement de l’assassinat du Jeune Teddy dans l’enceinte du lycée. Alain aimait à dire : man sé an boug anlè téren-an é du téren. Ce militant infatigable pour son pays qui était à la retraite mais nullement en retrait puisqu’il était conseiller communautaire. On se souvient par exemple pour ses positions pour un drapeau martiniquais dans les rencontres internationales de football dans la Caraïbes, nous laisse ses livres, peut-être une présence livresque dans une grande absence désormais pour ses amis et les siens. Jid Bibliographie : - La Présence de l’Absent, Présence Africaine, 1983 - Ti-Soley, Editions de la Frise, 1987 - Ti-Fène et la rivière qui chante, Editions de la Caravelle, 1991 - Mi Balou he e krik he e krak, Editions de la Caravelle, 1996 - Itinéraire d’un Esprit perdu, K.Editions 2009 - Danse, petit nègre danse, Les Editions du Galion, 2013

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 14:38

~~Fantaisies et merveilles de Jude Duranty

De Jude à Jid, en français ou en créole, Jude Duranty fait chanter la langue ! « Fantézi », son dernier livre, distille toute la saveur du propos badin ou moraliste en créole. Pawol la ni pou di ek li ! S’emparer de la langue créole, la faire sonner, chanter, dire, au fil des jours, émotions, sentiments, pensées folles mais aussi propos de sagesse… c’est le pari de Jude Duranty dans « Fantézi ».

En noble artisan de l’écrit créole, Jude Duranty étoffe son œuvre d’une nouvelle expérience, celle de la « merveille » et du haïku. Il démontre ainsi que l’écriture en créole peut tout aussi bien s’ancrer dans la tradition que s’ouvrir aux vastes palpitations du monde. De fantaisie en haïku Sachez-le lecteur, la littérature créole martiniquaise possède ses traditions formelles tirées du conte notamment. La « merveille » ou fantaisie, est de ces exercices de style, cet instant virtuose, où le conteur créole improvise une anecdote rimée. Cette verve de l’oralité créole avait déjà été exploitée à l’écrit par Marie-Thérèse Julien Lung Fou, dans son ouvrage intitulé « Les piments doux » (1976). C’est bien de cette plume féminine, injustement ignorée, que Jude Duranty s’inspire. Il y met sa patte, fait claquer merveilles et fantaisies selon son inspiration. De ses pièces créoles, les sujets sont variés. On y trouve à méditer et à rire, on y reconnaît ses travers. Et le haïku, interrogerez-vous ? Le haïku est cet art japonais du poème court. La langue créole de Jude Duranty s’y prête très bien, démontrant son adaptabilité, sa fertilité. Avec ses haïkus, l’auteur privilégie donc la concision formelle, suggérant un sentiment, esquissant un paysage. Son haïku créole est une invite à la rêverie du langage. « Pawol ou pé bel mé bel pawol pa ka tjuit adan kannari », alò, kouri li vitman,« Fantézi » Jid fini matjé !

Marjorie ADENET-LOUVET

FANTEZI
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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 22:09
Couverture de Fantézi qui sera là dans le cadre de la journée internationale du créole le 25 octobre

Couverture de Fantézi qui sera là dans le cadre de la journée internationale du créole le 25 octobre

~~Le créole est paraît-il une langue difficile à lire. Jid, Jude DURANTY, est convaincu du contraire et veut le démontrer en proposant des textes courts à l’entrainement de la lecture en créole. Avec ces quelques fantézi le lecteur dispose de textes en créole pour s’entrainer et savourer toute la beauté de cette langue où l’humour prime avant tout pour des textes sans prétention aucune que celle de fournir un prétexte à lire le créole martiniquais. Jid s’est essayé également aux Haïkus en créole. C’est une forme très concise en dix sept syllage en trois vers. Poutji pa, sa kréyol la mantjé ? Pou lang lan pa mò, annou matjé’y ek annou li’y. Ladjé kò zot adan. Jude DURANTY : Auteur-compositeur, poète, Jid l’auteur des Kréyolad dans l’hebdomadaire Antilla, poursuit son travail d’écriture en créole. Fantézi est son 22ème livre publié et le 10ème ouvrage en créole.

Nouveau livre
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