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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 11:14

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 01:34

Pierre PINALIE : an bidim Roch krazé

 

La langue créole vient de perdre en l’espace d’une semaine deux de ses fervents militants Raymond Relouzat et mercredi 26 août, un amoureux et passionné : Pierre Pinalie.

 

 Pierre Pinalie, qui était un lecteur actif des Kréyolad, n’hésitait jamais qui à me faire une remarque grammaticale, qui à me demander l’explication d’un mot qu’il ne connaissait pas, afin que mon écriture du créole soit le plus parfait possible.

 Notre relation amicale a débuté lors de relation professionnelle à l’occasion de la présentation dans le cadre des rencontres littéraires «  A LIVRE OUVERT » de son magnifique ouvrage : « Abdonise et Théramène » puis de l’ouvrage « Rastaman » de Jorge Chiriboga qu’il a traduit aux éditions Ibis Rouge. Elle s’est renforcée à l’occasion de la lecture de mon roman « La fugue de Sopaltéba » paru aux éditions Edlivre en 2007

 

Cette relation faisait que je pouvais l’appeler « Roch » pour le taquiner. J’avais « malencontreusement » cité cette parole du Christ « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Eglise ». Militant communiste de toujours, il était anticlérical se disant « athée pratiquant » et me parlait de ma « secte » pour faire allusion à l’Eglise catholique. Mais il respectait profondément mes convictions religieuses et je respectais son point de vue différent d’athée.

 

Il y a environ trois mois environ, quand il m’a dit au téléphone, je quitte la Martinique. J’y ai des amis mais il y a aussi des gens dont je ne veux plus respirer le même air qu’eux et dont je ne veux plus en entendre parler. J’ai mesuré sa souffrance, si tenté qu’on puisse le faire, en tout cas sa détresse et son déchirement de laisser une terre qu’il aimait. Une certaine Martinique celle du Saint-Esprit (il m’aurait repris pour dire pas celui de ta « secte ») mais la commune où il a découvert les sonorités de notre belle langue.

Tes derniers temps dans notre pays, que tu avais fais tien en prenant femmes, en publiant, en t’engageant dans des manifs…, ont été douloureusement pénibles pour assumer ce que tu appelais les trahisons et les lâchetés.

Assurément tous les amoureux de la langue créole te resteront éternellement reconnaissant pour ton travail sur la langue, ton engagement passionné pour l’homme. Pierre le « zorèy » qui assumait sa créolité, mèsi pou tout liv ou kité ba nou :

-         Dictionnaire élémentaire Français-Créole 1992 et 2009 nouvelle édition revue et augmentée

-         Grammaire du Créole Martiniquais en 50 leçons (Jean Bernabé -Pierre Pinalie)

-         Pour Saint-John Perse (L’harmattan/coédition Presses Universitaires créoles)

 

-         Traducteur :

-         La légende de Tanta Osongo, Joel Frantz Roselle, Ibis Rouge, 2008

-         La chanson du château de sable, Joel Frantz Roselle, Ibis Rouge, 2008

-         Secrets d’une vieille demeure, Suza Haug Morales, Ibis Rouge, 2008

-         Jorge Chiriboga, Rasta-Man et ses phantasmes octogonaux, Ibis Rouge, 2002

 

Au nom de cette amitié créole où tu m’appelais « mon p’ti Jude » sans condescendance man ka di’w :

« “Roch” ou kité an dènié bagay ba nou tout ka matjé kréyol, an bidim manman roch “Dictionnaire Français-Créole”.  Man ké bati, kon man pé, an ti-joupa anlè’y pou tout moun ki enmen lang kréyol la, kisiswa koulèy (pas ou té rayi an rasis) ké le bienvini Matinik.

Man ka bo’w la ou yé a é man ka prédié ba’w menmsi man sav ou pa ka kwè.

 

 Atjelman ou pati an péyi san chapo man ka tiré chapo mwen pou man salié, misié Roch man ka kriyé’y.                                 

 

Man ka bout épi yonn dé mo an chanté Klod Nougaro ou mofwazé :

Nou pou tounen paj-la

Chanjé péyizaj-la

Pié asou an plaj viej.

Nou pou tounen paj-la

E rivé lot bò-a

An plaj yo pa konnet pies.

Nou pou tounen paj-la

Rivé asou plaj la

Oti tout bagay vré

Di mistè-a bonjou

Souri épi

 la.                                                                                              

 

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 12:20

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 04:52

Bel poveb kréyol 67

« Ti-fifin pa gwo lapli » kidonk « fo pa pè lapli par niaj »

 

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 02:12

Écrire sur la Yole ! une œuvre de fiction…

Voici le projet dans lequel s’engagent les éditions Desnel, avec le concours de quelques écrivains de renom de chez nous et d’ailleurs…

Écrire sur le phénomène du Tour des Yoles de la Martinique, rendez-vous populaire incontournable qui a largement pris ses marques dans le paysage du patrimoine et du sport lié à l’environnement de la mer et de la voile… Sans doute un excellent moyen de faire découvrir notre île : bon nombre d'entre nous, amoureux de la lecture, ont le souvenir de Santiago, vieux pêcheur pauvre, et de Manolin, jeune garçon espiègle, les personnages du court roman souvent considéré comme une nouvelle « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway, écrivain américain, sa dernière oeuvre de fiction majeure, qui lui valut deux prestigieuses récompenses littéraires, le Prix Pulitzer et le prix Nobel de littérature. L’action se déroulant dans un petit port de pêche à Cuba, cette fiction contribua sans aucun doute à faire connaître au grand public cette merveilleuse île de la Caraïbe, ses paysages, son rhum, sa musique et ses cigares. Pour reprendre une citation de Julien Green, « le livre est une fenêtre ouverte sur le monde ». Ce type d’œuvre romanesque, qui prend pour toile de fond une partie de l’Histoire et du Patrimoine d’une région où se mêlent personnages réels et fictifs aux évènements marquants et spécifiques du lieu du récit, contribue à forger une image romantique et idyllique de la région, née de l’imaginaire des connaisseurs. Or, de nos jours, qui dit Tour des Yoles pense Martinique, car il n’existe pas ailleurs… Il est même unique au monde. N’est-ce pas Walter Scott, non seulement inventeur du roman historique mais aussi initiateur de l’engouement touristique pour une région, qui mit l’Écosse à la mode grâce à son roman  «Ivanhoé » ? À ce projet d’écriture d’un recueil de nouvelles collectif sont associés les écrivains et conteurs suivants : Suzanne Dracius, Ernest Pépin, Fabienne Kanor, Jude Duranty, Marie-Line Ampigny, David Diomandé, Alexandre Cadet-Petit et Jean-Claude Duverger.

Parallèlement à ce projet d’écriture d’un collectif par des écrivains confirmés, les éditions Desnel lancent un concours de nouvelles ouvert au grand public (scolaires et adultes) en partenariat avec les collectivités locales, Conseil Général et Conseil Régional, le Comité Martiniquais du Tourisme, la Préfecture (Service de lutte contre l’illettrisme) et la Société du Tour des Yoles. Les participants peuvent nous envoyer avant le 31 Mars 2010 une œuvre de fiction originale visant à mettre en valeur le Tour des Yoles, c’est-à-dire un petit roman sorti de leur imaginaire, un texte narratif donc, qui pourra se situer dans le registre du conte ou de la nouvelle policière ; le contenu — en prose exclusivement — peut être placé sous le signe du comique, de l’humour noir ou du fantastique. Les textes qui nous parviendront seront soumis à notre comité de lecture pour une présélection, puis au jury du concours. La longueur requise, s’agissant d’une nouvelle, est d’une dizaine de pages environ, au maximum 20000 caractères espaces comprises (nota bene : désolés, le mot « espace » est féminin dans le jargon de la profession).

Alea jacta est… C’est parti…

À paraître l’année prochaine aux éditions Desnel.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 01:20

KREYOLAD 280


 

Lé isenbot !

 

Ni an boug  Lajamayik ki krazé tout kous kouri , kisiswa san, désan met épi relè kat fwa san met. I pofité bat dé rèkòw di mond, yonn avan fet-li, lot-la lè landèmen.

Sa ki enmen espò, kontan sirtou neg mé ou pé pa kontanté tout moun. Man konnet an boug ki té anrajé telman i mandé :

-         Poutji an boug (menmsi sé an neg) ka genyen tousa laja pou an kous kouri ?

-         Es neg fet yenki pou bagay lafos ?

-         Es sé pas pou lapéti tousa yo té mété zanset-nou anba jouk lesklavaj ?

Yo té ka travay red anba solèy, ka maché vit ka kouri vit kisasayésa.

 

Mé sé Serjo ki anrajé kon an tig dèyè anlot kalté bann malprop ki dapré’y sé dé is…….(lang-li pa ni tan di’y pas i chonjé i té latélé) isenbot !.

Anfen sé té dé malprop ki té ka ladjé tout kochonni-yo a di met an « décharge publique » an koté éti yo ka jété zòdi pou ayen.

Misié di sé pa épi dé sitwayen konsa ou pé fè ayen pou péyi-a. Epi dé isenbot konsa, menmsi sé 73 oben 74 nou ké dèyé kon dé talon. Misié sé pé fè an konjésion afos i té faché.

Serjo vèti yo,  i di :

      - Tala yo jwenn an ké péyé pou lézot.

Asiparé, ké ni an lanmann ka monté jik a twa mil éro. Atelman yo ké ni a chwézi oben yo ka fè désan met anplis pou ladjé zòdi-yo obensinon yo ké ni a péyé an lanmann « salisè péyé isenbot».

 

Mé an politik tou ni dé isenbot. Dédé di Lwifé sé yonn, pas i fè i fè i rivé a fè yo annilé éleksion Lariviè-Salé. Ni an madanm ki di : abo di abo fè sa pé ké pasé konsa i pòté plent é pou toulbon Konsèy Déta di fo lé zélektè déviré voté.

An sel bagay ou ka tann adan komin- tala sé  jou-tala sé :

Isenbot !isenbot ! menmsi dé jennjan ka di yo lé kouri kon Usen Bolt.

 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 09:36
"SANSANN ET LE MAL DIGLOSSIQUE"

jeudi 20 août 2009 par la rédaction de Montray Kreyol

Livre après livre, Jude Duranty s’affirme comme un auteur créolophone de grand talent, non plus un simple « marqueur de paroles » mais un jongleur de mots. C’et que l’humour, par le biais du jeu de langue, fait partie intégrante de la manière d’écrire de notre auteur. Et dans son dernier texte, « SANSANN », le narrateur se voit diagnostiquer un « mal diglosik » par le psychologue qu’il va consulter, ce qu’il transpose immédiatement en « mal di gro sik ». De fait, c’est la langue ou plutôt le conflit des langues entre créole et français qui est l’objet même du texte. Ainsi, il nous est conté, à travers de courtes saynètes, la vie d’un certain Sansann, gamin à la tête dure qui refuse d’apprendre à lire et qui préfère la vraie vie des « razié » et des mornes. A son époque, pas question d’école maternelle. Il est donc confié, comme d’autres enfants du peuple, à Bònsè (Bonne sœur) laquelle « té konnet titak fransé » (qui connaissait un peu de français). Sur trois longues pages, J. Duranty va nous donner à lire, pour la première fois, me semble-t-il, du « français-banane » en graphie…créole. Jusqu’à ce jour, cette variété de langue était toujours transcrite par les différents auteurs en orthographe française. Ainsi le succulent « Aurélien a paré le saut », ouvrage entièrement écrit en français-banane par le Guadeloupéen Germain William, et forcément incompréhensible, dès son titre, par un non-créolophone et même par un non-guadeloupéanophone.

Or, J. Duranty préfère écrire :

« Lé zanfan, nou zalon aprann a liw ! Sé dan lé liv kè vou zalé trouvé dé solision pou sowtiw dan vot lanmizè blé, épi sèlui de vot générasion… »

Il ne s’agit pas là d’une simple coquetterie car ce français-banane est inséré dans un texte créole tout ce qu’il y a de plus créole, de plus « natif-natal » ou « fondal-natal ». J. Duranty fait, en effet, partie de cette nouvelle génération d’auteurs créolophones qui, à l’instar d’un Jean-Marc Rosier, a compris que l’on ne saurait, se contenter du parler de tous les jours et que l’une des tâches principales de qui se lance dans cette aventure, est de s’enfoncer dans les « bway » (entrailles) de la langue pour en faire jaillir les mots oubliés, les mots devenus rares ou encore pour inventer des néologismes. Si donc le français-banane placé dans un texte français prête à sourire, s’il fait grotesque, placé par contre dans un texte créole, il fait plus pathétique, il donne toute la mesure de l’effort désespéré que faisaient nos grands-parents pour s’approprier la langue de l’Autre à une époque où l’école était rare et où la radio et la télévision étaient encore peu répandus. Et si l’on en rit dans « Sansann », c’est davantage d’un rire jaune. Comme lorsque la LFB nous est présentée c’est-à-dire « Lakadémi Fransé Bannann »…

J. Duranty nous offrira donc des tranches de vie de son petit héros qui deviendra grand au fil des pages et qui se mettra à exercer le métier de bûcheron sur les hauteurs, encore bien boisées à l’époque, de Case-Navire. Dur à la tâche, expert en abattage et tronçonnage, notre héros parviendra vite à se débrouiller dans la vie, mais toujours en se tenant très à l’écart du monde français et de la langue française :

« Kalté langaj tala pa té ni asé kanman pou goj-li » (Ce genre de langage ne possédait pas suffisamment d’élégance pour sa gorge) nous précise le narrateur.

Et chez Sansann, cette créolophilie ne s’arrête pas à la langue, elle touche à tous les domaines de la réalité à commencer par le culinaire, grand amateur qu’il est de « makadanm », de « blaf » et de « donbré ». Au vestimentaire aussi lorsqu’il refuse de porter le panama à la mode pour s’entêter à conserver son « bakwa ». Bref, Sansann était ce que l’on désignait sous le vocable de « vié-neg », mal traduit généralement par « vieux nègre » puisqu’en créole, « vié », dans certains cas, ne fait aucunement référence à l’âge ou au temps, mais à la qualité ou à la manière d’être. Ainsi, unn « vié neg » peut être jeune dès l’instant où il préfère les mœurs créoles aux belles manières françaises.

Sansann est donc un survivant. Le dernier des Mohicans (ou des Caraïbes, si l’on préfère). Celui qui nous lance au visage :

« Pli ta pli tris ! » (Le pire est à venir)

Il est à souhaiter que le maximum de gens fassent l’effort de lire ce texte de Judes Duranty qui fait 53 pages. Exit l’argument du « C’est trop long ! » car l’auteur à le don, à petites touches discrètes, de nous ébranler dans nos certitudes quotidiennes et de nous rappeler que nous vivons avec des habits d’emprunts ce qu’Aimé Césaire qualifiait de « vie menteusement souriante ».

Une seule remarque cependant : il est incroyable que J. Duranty ait été contraint de publier son texte à compte d’auteur comme je le faisais il y a…30 ans. Et là, je ne jette pas la pierre aux éditeurs locaux : Ibis Rouge, les éditions Lafontaine, les éditions Jasor ou encore Caraïbéditions font d’énormes efforts pour promouvoir la littérature en langue créole. Mais leurs moyens ne sont pas illimités…Ce qu’il faudrait, c’est que soit créé par nos collectivités, comme aux Seychelles ou à la Réunion, un « Office de la Langue Créole » ou un « Institut Créole » dont l’une des fonctions serait de participer au financement des textes écrits en créole.

On peut toujours rêver…

Raphaël Confiant

Annonce .

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 00:20

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 23:32


Beaucoup de martiniquais ont encore en mémoire "l'enfumage" de la maison des syndicats, l'intervention des forece de l'ordre du coté de Trénelle et le malaise de Serge Letchimi en mars 2009

La démonstraton de force ds planteurs de banane au volant de leur 4x4 et les ouvriers sur leur tracteur voulant entrer dans Fort-de-France fut vécue âr beaicoup comme une provocation. Hormis un tracteur brûlé, heureusement on n'a pas déploré la perte de vies humaines comme en 1974.

Le compositeur peut répondre à une commande mais aussi, réagir à des évènements ou l'émotion est à son paroxysme comme ce fut le cas en février-mars 2009
Voici Misié Rémi, une "réaction" musicale à cette démonstration de force, composée dans la soirée.

Eia matinik est au contraire une tentative de composition pour servir ce magnifique texte de George de Vassoigne parut dans l'ouvrage "Trace"

Mété ko'w doubout est une composition de mon fils frédéric Duranty alias Dosta qui lui aussi se lance dans cette musique de la jeunesse plus actuelle
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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 23:26

Bel poveb kréyol 66

 

Manmay pandan vakans-tala, pokosion, pengad asou lawout pas « ou wè dèyè, ou poko wè douvan ». Kidonk chonjé « lapo kochon sé manman Félisité »

 

Jid

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