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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 12:08

001.jpgDes blessures au pardon

Claire Pascalin

 

Dans u récit léger malgré les douleurs de l’enfance, Irène, cette petite fille en véritable chrysalide va vivre les pires moments de son cocon familial.

Le lecteur dès les premières lignes pressent un happy end. En cela le titre « Des blessures au pardon » semble desservir l’auteur en ce qui concerne l’entretien du suspense. Nous ne pouvons qu’à notre tour « pardonner »  cette « erreur de jeunesse éditoriale d’autant que l’on apprend à la fin de l’ouvrage qu’il a été publié en auto-édition. Quand on sait l’aventure d’un livre jusque sur les rayons d’un libraire on ne peut qu’encourager de tel récit. Celui-ci a pour effet de nous faire relativiser, lorsque nous vivons des petits moments de blues. Tout semble catastrophique autour de nous. Ce récit a l’avantage d’éclairer notre vie par une autre vision, une autre expérience qui va finalement enrichir la notre toute dorée et pleines de rêves à coté d’autres vies comme celle d’Irène.

D’un point de vue sociologique est abordée l’éducation en Martinique des filles bien différentes de celle des garçons un peu plus permissive. Mais n’est-ce pas la raison d’une « maturité plus précoce » chez nos filles ?

Selon l’adage « tout ce qui ne tue pas fortifie », le lecteur assiste à la métamorphose du beau papillon que devient Irène. Elle prend son envol et surtout sait apprécier ce nouvel état de liberté pour lequel elle se battra de toutes ses forces pour la conserver.

 

Merci à Claire Pascalin pour ce beau récit qui bien que réveillant des blessures enfouies dans notre enfance, nous révèle aussi des petits bobos cicatrisés où paradoxalement nous en sommes fier pas forcément à exhiber mais à posséder. Ils ont participé à notre construction voire à nous révéler à l’écriture. Qu’il me soit permis de citer un de mes personnages qui disait :   padon pa ka djéri bos, mé palé ka djéri bles ».

Par ce récit exutoire, Claire Pascalin nous permet nous aussi de revivre nos blessures de l’enfance pas pour nous en apitoyer mais bien pour les relativiser voire pour en faire un sujet d’humour. Ce sont ces blessures qui nous ont façonné, tout est aujourd’hui de savoir, quand nous sommes parents à notre tour, qu’est-ce que nous en faisons ?

Si vous n’avez pas encore lu l’ouvrage de Claire Pascalin, paru depuis janvier 2011, empressez vous de l’acquérir. Surtout n’hésitez pas à l’encourager sur son facebook intitulé CP livre.

Charité bien ordonné commence par soi, je l’ai déjà mis entre les mains de ma fille en attendant que les garçons en face de même. C’est un livre grand public il s’adresse aussi bien à des jeunes lecteurs qu’à des adultes.

Pour terminer, une petite note d’humour comme à de nombreux détour du récit, n’est-ce pas au CP que l’on nous apprend les fondamentaux : lire, écrire, calculer ?

Si vous n’écrivez pas encore, certainement vous lirez avec beaucoup d’intérêt (sans trop de calcul) ce beau texte en prose judicieusement parsemé de poésie, et comme l’auteur vous suivrez l’invitation :

« Sur les murs de nos souffrances

Toi et Moi, ensemble si tu le veux

Nous effacerons les ignobles blessures »

 

Jid

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 18:10

Couv_1_T-t.jpg

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:49

Article Kreyolad Antilla 2 001ArticleKreyolad-antilla-1-001.jpg

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:25

Invitation_Pr-cheur_Fdlm_240611_Zouki.jpg

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 13:14

LE PRINCE NOIR DE LILLIAN RUSSEL

  

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le-prince-noir-001.jpg 

 

Kettly Mars et Leslie Péan

Une double voix pour un roman fabuleux sur l’histoire Haïtienne. C’est assez rare dans le genre pour être souligné. Une voix de l’intérieur, celle de Kettly Mars, celle de Leslie Péan  vient de « l’extérieur » puisqu’il vit aux Etats-Unis. Ces deux auteurs nous entrainent dans une fabuleuse aventure dans les Etats-Unis et l’Haïti du XIXème où déjà le préjugé de couleur était très fort.

Henry de Delva se présente comme un prince de son pays (Haïti n’est pas citée, elle reste clandestine, son nom est tenu secret est-ce vraiment pour les besoins de l’expédition ?). Ce pays d’Haïti où les intrigues pour l’accession au pouvoir semblent être de tous temps. Des aspirants au pouvoir complotent pour faire tomber l’élu en place. Le président en place doit s’entourer de conseillers « surs » pour déjouer toutes les tentatives de coup d’état ou d’atteinte à la sureté de l’Etat.

L’argent à profusion semble donner au héros une aura. L’argent de l’expédition ne leur appartient pas, mais sa présence leur procure force et confiance. Il sait qu’un non éduqué n’est rien sans le sou. Il ne se fait aucune espèce d’illusion. Une fois que l’argent a fait tomber les barrières des préjugés, on découvre alors qu’il est un homme, et non plus un nègre.

C’est précisément ce qui risque de se passer avec la belle Lillian Russel. Celle que l’amour jusqu’à présent n’a fait qu’effleurer puis la fuir ensuite. L’amour que va connaître Lillian Russel, n’est il « favoriser » par ce bijou, par le passage d’une main noire, celle de Winnie. Un roman de Kettly Mars ne saurait faire ignorer le vaudou .avec la l’influence de Erzulie Freda.

Henry de Delva est il dupe de tout ce pouvoir de l’argent ?

Dans sa détresse de clochard international il a une lueur de lucidité pour « haïr cette race d’aventuriers, de marchands de mort, prêt à tout pour amasser  des millions. Ils savent reconnaîtrent dans le cœur des hommes le besoin de jouissance et se servir de ces appâts pour les manipuler, leur faire exécuter leurs basses besognes. Des hommes comme moi…

Haïti comportent-ils encore de « vrais patriotes » qui veulent changer véritablement le pays ou des manipulés par des forces extérieurs qui font et défont les gouvernants ?

Ce roman de Kettly Mars et Leslie Péan nous proposent un ouvrage ou l’Histoire teint une place prépondérante mais où l’humain avec ses forces et ses faiblesses nous est décrit dans toute sa dimension. L’amour peut-il vraiment changer ?

Si l’amour de Lillian Russel a défié les convenances dans la micro société des artistes, peut-elle changer la vision sur l’homme noir fut-il un riche de pacotille ?

L’amour peut-il nous jouer des tours ? Finalement, ne sommes-nous pas manipuler par nos sentiments en observant les personnages de ce fabuleux roman à quatre mains ?

ISBN 978 2 7152 3200 6 Mercure de France

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 01:13

 

Pawol-fonmi-fol-001.jpg

 

 

Daniel Boukman (Edision Mabouya)

Ni an poveb ka di : « fonmi fou pa fou sé présé  i présé ».

Pawol fonmi fol es sé pawol an fimel fonmi ? Es sa vé di ki pawol-tala pa ta misié Daniel Boukman ? Es sé ta, sa yo kriyé an naratè, an moun ka rakonté. Eben nonm-tala sé pa té Daniel Boukman, pas sé pa an fanm. Man ja frékanté bolonm lan, é man pé di zot sé an boug ki pa djè ni lajan mé sé pa pawol i ka séré. Savrè si sé pa pou lapéti palé franchtèman’y (lè i ni an bagay pou di, i ka di’y) ki fè, sa ja potjiré’y nana ek annui.

Sa man pé di zot, pas sé an manmay man konnet adan asosiasion KM2 (Krèy Matjè Kréyol Matinik) sé ki pou misié, « tout lang sé lang ». Ni lontan misié ka di sa pou tousa ki pa anvi tann ek konprann.

Nou té ja konnet misié épi lapoézi, kontel i toujou ba nou an Chiktay pawol  kisiswa Pawol bwa sek oben Pawol anba fèy dan an sel Migannaj san fè Mas.

Eben kou-tala toujou épi lapoézi, i ka livré nou yonndé ti-istwè kout. Défen Papa té ka di mwen « pawol kout fini vit », mé sé pa pou sa sé té pawol ennitil. Nou ké trouvé nonm téyat-la, épi yonndé dialog kontel adan : Jano, Janet épi Bazil ; Mi bab dann !;Sizàn épi Jano. Mi sé tousa ki dimansion matjè-a. Sé kondisiré i ka tiré kont ek dé personaj (anlo zannimo) sa ka fè nou chonjé fab. Sé manniè i chwézi pou nou sa wouvè zié-nou ek kouté pou tann tousa ka pasé an péyi-a.

Epi lé zédision Mabouya ek an brital ilistratè Emaniel Baker, an bel pawol douvan misi Rafael Konfian i ka livré-nou an bel ti-founé.

Sel ti riproch kanmenm, sé ki sé an liv ka mandé anlo pokosion pou tounen paj-li. Pas i pé rété an lanmen’y.Mé asiré sé pas i pa té ni plis éro pou trouvé an édité tibren pli pré wotè bous-li. E nou tout sav délè « bon maché ka kouté chè ». Sé pou sa fok bay pal-la. Trouvé an éditè ka asepté édité liv matjé an kréyol, sé pa rédi chez bò tab.

Achté, fè achté, anfen alé genyen Pawol fonmi fol misié Daniel Boukman.

Man pa anvi gran matjé-tala, valé mwen kon sa rivé an rat ki té ka palé trop. Man ka bout yonndé mo matjé mwen-an, mé avan, fok man di viré zot ankò, kouri achté liv Daniel Boukman-la sanmdi 5 juen ka vini la libréri Aleksann, dépi koté dizè jik pa koté midi atè Fodfrans.

Ladjè kò zot adan’y bravman kon an fonmi fol.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 20:05

Kr-yolad dos- 1-re et 4e de couverture

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 20:00

Kr-yolad_dos--1-re-et-4e-de-couverture.jpg

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 14:21

 

Le-soleil-pleurait-001-copie-1.jpg

Ernest Pépin

 

C’est le titre du nouveau roman d’Ernest Pépin qui, pour l’occasion, délaisse sa Guadeloupe natale pour explorer la terre et le peuple d’Haïti. Pourquoi un tel choix semblez-vous dire ?

Pourquoi pas, semble t’il répondre. Après tout, Haïti n’est-il pas dans l’imaginaire de tous les peuples caribéens ?  L’auteur semble nous annoncer combien il est  important d’être en relation avec cet imaginaire commun. L’auteur prend comme thème un acte inqualifiable, sans nom : le kidnaping.

Régina, fille de Marie-Soleil, est kidnapée, victime d’un enlèvement tout simplement parce qu’elle est mulâtresse. Elle apprendra, au péril de sa vie, que la couleur de peau peut être une méprise. Pour les ravisseurs, la mulâtresse est forcément la fille d’un blanc. Mais un blanc est-il forcément riche ? On vivra les heures cauchemardesques de cette jeune fille de 18 ans (petite fille à l’équerre, au fil à plomb, tout sauf une dévergondée) qui n’a jamais connu son père, à part Fanfan, buveur invétéré qui « prend souvent des petits plaisirs de gorge ».

Marie-Soleil, l’héroïne de ce roman femme vaillante comme toutes ces femmes qui se démènera pour trouver la somme astronomique de cinq mille dollars, s’interroge sur Haïti. « J’aimerais savoir ce qu’on nous fait payer ! Où allons-nous ?  Tout ce qu’elle sait c’est Haïti ne mérite pas ça et elle non plus »

L’écriveur-raconteur va dans un petit village perdu pour apprendre beaucoup sur la vie extraordinaire de Marie-Soleil. Nous sommes alors en plein réel merveilleux. Des chiens vont aller jusqu’à mieux agir que les hommes. « Nous les chiens, lorsque nous avons appris cette abomination, nous nous sommes regroupés pour trouver une solution. Si les hommes s’avéraient incapables de régler leurs problèmes, il nous appartenait de le faire à leur place. » Le pays est-il si « en chien » pour laisser à des non humains le soin de régler les problèmes quotidiens ? Tout au long du roman nous sommes interpellés par des réflexions pour tenter de comprendre ce drame que vit  Marie-Soleil et Haïti. Cet amour vécu avec un prêtre n’est il pas la malédiction qui poursuit Marie-Soleil ? Cet acte de rébellion de Haïti où les esclaves pour la première fois se sont élevés pour proclamer leur liberté n’est il l’objet de leur « malheur d’audjourd’hui » ?

L’écriveur-raconteur nous fait découvrir la poésie, lui qui est « un assemblage de mots. Une machine qui parle toute seule pour meubler le silence de la mort ». Il nous dit « je suis la nuit quand elle délire, le soleil quand il pleure et la pluie quand elle tisse la vie ». Plongé donc dans les larmes de cet-écriveur-raconteur assurément pas peut-être vous en sortirez éblouis et fasciné par ce pays qui n’a pas fini de nous émouvoir comme ces mots de Davertige « Elle avait des yeux d’outre-mer quand je l’aimais, je me suis longtemps attardé comme les algues à pieds de songes sur la margelle de sa présence… »

Les éditions Vents d’Ailleurs nous offre encore une fois un beau et bon livre avec ce « Le soleil pleurait » d’Ernest Pépin

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 16:11

P1110868.JPGP1110866.JPG

 

 

P1110862-copie-1.JPG

Vendredi 18 mars présentation du livre de Jean-Charles Pamphile "Souvenirs d'un marron" une assistance comblée par ce moment littéraire tout en musique avec Kolo Barts

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