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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 02:13

Kod Yanm

Raphaël CONFIANT
(CaraïbEditions
)

 

Es kod yanm ka maré ?

 

        Raphael Confiant, après 23 ans nous revient avec Kod Yanm mais cette fois-ci sous un autre package, un autre look, an bel pannié karayib.

Les éditions Kréyol Pou Divini Péyi-a ont cédé la place à une toute nouvelle maison d’édition CaraïbEditions qui semble étendre ses publications. Après les BD (Titeuf : chimen lavi, Tintin ek sé pikaros la, Astéris : gran kannal la..) le premier manga créole en préparation avec Hector Poullet, voici le premier roman créole Kod Yanm et sa traduction française Gouverneur de Dés assurée par Gerry Létang.

 

            Le roman a subi une belle transformation tant par la typographie, police plus confortable, que par la graphie qui a définitivement adopté le standard II du GERCE-F. Celle-ci comportant moins d’accent est plus agréable à l’œil et du coup paraît moins austère. En 14 dékatman (chapitres) nous sommes transportés dans la décennie 1950-60 où la Martinique opère une mutation tant du point de vue économique que culturel.

Wozalien Sen-Victò va vivre comme il a toujours fait avec les éléments de sa tradition. Ses quatre femmes Loret (madanm ankay) et les 3 fanm déwò (Pasioniz, Matilda, Doriàn). Nous apprenons que Wozalien Sen-Victò avait une passion : i té kokè. Cette définition peut d’ailleurs s’entendre sous ses deux acceptions créole mais aussi française comme étant l’amateur éleveur de coq de combat.

 

            Ce roman est assurément une mine pour la littérature créole tant par son ouverture vers la pan créolité en particulier vers la Guadeloupe. L’auteur n’hésite pas à parsemer son texte d’expression guadeloupéenne (pon moun, pon jan, on dot biten, poko jen té rivé…) mais aussi guyanaise (soumaké…) ou encore de néologisme (son Dictionnaire des néologismes n’a pas été publié en vain).  Il nous gratifie de mots anciens (dékaté, djokoti, gloubap, lakataw, lanntjo, lapépasité,..) mais aussi de mots de liaisons peu habituels :(poudayè, konmva, konmkwa…).

Il y a aussi des mots dont ont découvre pour la première fois et l’on ne sait pas si c’est du créole très anciens ou carrément des néologismes (Lévwaz, katoutou, kabouyé, klenndé, Poban, toumvasé) qui nous laisse perplexe, est-ce du créole ? Eh bien oui !

Peut-être que Raphaël Confiant nous oblige voire nous invite à consulter allègrement aléliron les deux tomes de son Dictionnaire créole martiniquais-français

Tout ceci apportant une certaine vidjozté, (un nouveau souffle) à la langue. Certains peuvent éprouver une relative « gênes » par ce procédé mais il faut « accepter » d’entrer dans l’univers Confiantesque. L’enjeu en vaut la chandelle afin de bien vivre et déguster :

 

            Des moments de suspense et d’émotion  tel la mort de son fils Chal, le sauvetage des enfants békés, l’histoire de Met Firmen, la mort de l’enfant de Pasioniz etc….

De belles expressions créoles avec la force de leur image :

-          Pwop kon an rob lédimanch

-          Déwò-a solèy té ka pété ek olwen, anlè sé mèon-la, lafimen fou chabon té ka fè siyak nan siel blé a p. 189

-          Lapo fidji’y té chifonnen kon an fey tol éti lapi las konyen

-          Loret vini blenm kon an kristofin anba fèy  p. 122

-          Lapoy té ka flitijé anba an dris van ki té sòti nan madafa lannuit-la  p. 19

 

            Incontestablement, nous sommes en présence d’un ouvrage qui fera le bonheur des amoureux de la littérature créole. Ceux qui ont connu une certaine Martinique aujourd’hui en voie de totale disparition. On y découvre le koudmen ciment de la solidarité, même si  à cette occasion on y découvre la jalousie d’un nègre qui ne veut plus « travailler » pour un autre nègre « Manmay, nou déviré an tan ladjoukann alò ? Misié Sen-Victò pa jen fè ayen ba pèsonn, i pa jene vini ba mwen an ti pal anlè tè-mwen ek mi mwen jòdi-jou, man blijé swé anlè ta’y la. Asé di blag ! » (p. 169-170)

 

Le lecteur découvrira les termes d’un rêve de Wozalien Sen-Victò où il est en tjèkoko pour la venue de petit dernier sur le long conjugal. L’auteur au passage ne manque pas de « démonter » certains clichés :

-          Zié bétjé pa brilé zié neg ankò !

-          Neg ka tiré lajan déwò kon bétjé pas neg ki sen ! p.41

 

Ceux qui ne sont jamais allé au pitt y seront conduits pour entendre toute la ferveur des des parieurs au 11ème dékatman. Nous apprenons même qu’à l’origine le pitt n’était point affaire de nègre. « Sé Sengamalon ki té apwann Wozalien ki pit pa té, oprèmié-koumansman, anbagay vi- neg.  S’ou wè tout ti-tjatja té ka fè kok bajòdi-jou, s’ou wè tout chen tout chat té konpwann yo sé dé gan pitè, sé padavwè Bétjé ralaé kanno-yo anmi-anmizi, men sé yo ki simen vis-tala nan péyi-a»

 

            Signalons quelques coquilles qui se sont invitées (il y en a toujours), comme par exemple dévenn ban ou (ban ou), yui-t-é (yui-tè) konpwann y o sé (yo sé) chimis ves (chimiz)... mais sur les 205 pages l’on ne saurait tenir rigueur à l’éditeur pour ce premier qui reste incontestablement un coup de maître.

 

Kod Yanm

Déjapouyonn, le titre recèle tout un univers, on pense d’emblée au dicton créole : « kod yanm ka maré yanm ». Es lo madaan Wozalien an pé fé an final di kont fini pa maré’y ?

 

Déjapoudé, est pour la nouvelle maison d’édition l’espoir (espérons pa mal papay) de nouvelles récoltes d’igname littéraire encore plus nombreuses. L’association KM2 (Krey Matjé Kréyol Matinik) ne peut qu’applaudir et encourager l’émergence d’éditeur faisant la promotion de la langue créole comme l’ont fait bien avant Les Editions Lafontaine, K.Editions, Jasor et d’autres.

Epi pou bout, pou Kod Yanm pa maré yanm autrement dit pour ne pas nous empêtrer dans les fausses querelles linguistiques sur l’acceptation d’un système parfait d’encodage et de décodage, peut-être qu’il faudra accepter l’alphabétisation dans notre langue. Ainsi pourrons-nous mieux la lire, augmenter ses lecteurs et par ricochet le nombre d’auteurs de texte créole.

A moman-tala nou ké manjé bon yanm, Mais là, sé pa rédi chez bò tab.

 

 

Jid

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 11:23
Vous pouvez désormais voir ma  bibliographie sur le site
http//www.potomitan.info/duranty/
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 11:14

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 12:20

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 09:36
"SANSANN ET LE MAL DIGLOSSIQUE"

jeudi 20 août 2009 par la rédaction de Montray Kreyol

Livre après livre, Jude Duranty s’affirme comme un auteur créolophone de grand talent, non plus un simple « marqueur de paroles » mais un jongleur de mots. C’et que l’humour, par le biais du jeu de langue, fait partie intégrante de la manière d’écrire de notre auteur. Et dans son dernier texte, « SANSANN », le narrateur se voit diagnostiquer un « mal diglosik » par le psychologue qu’il va consulter, ce qu’il transpose immédiatement en « mal di gro sik ». De fait, c’est la langue ou plutôt le conflit des langues entre créole et français qui est l’objet même du texte. Ainsi, il nous est conté, à travers de courtes saynètes, la vie d’un certain Sansann, gamin à la tête dure qui refuse d’apprendre à lire et qui préfère la vraie vie des « razié » et des mornes. A son époque, pas question d’école maternelle. Il est donc confié, comme d’autres enfants du peuple, à Bònsè (Bonne sœur) laquelle « té konnet titak fransé » (qui connaissait un peu de français). Sur trois longues pages, J. Duranty va nous donner à lire, pour la première fois, me semble-t-il, du « français-banane » en graphie…créole. Jusqu’à ce jour, cette variété de langue était toujours transcrite par les différents auteurs en orthographe française. Ainsi le succulent « Aurélien a paré le saut », ouvrage entièrement écrit en français-banane par le Guadeloupéen Germain William, et forcément incompréhensible, dès son titre, par un non-créolophone et même par un non-guadeloupéanophone.

Or, J. Duranty préfère écrire :

« Lé zanfan, nou zalon aprann a liw ! Sé dan lé liv kè vou zalé trouvé dé solision pou sowtiw dan vot lanmizè blé, épi sèlui de vot générasion… »

Il ne s’agit pas là d’une simple coquetterie car ce français-banane est inséré dans un texte créole tout ce qu’il y a de plus créole, de plus « natif-natal » ou « fondal-natal ». J. Duranty fait, en effet, partie de cette nouvelle génération d’auteurs créolophones qui, à l’instar d’un Jean-Marc Rosier, a compris que l’on ne saurait, se contenter du parler de tous les jours et que l’une des tâches principales de qui se lance dans cette aventure, est de s’enfoncer dans les « bway » (entrailles) de la langue pour en faire jaillir les mots oubliés, les mots devenus rares ou encore pour inventer des néologismes. Si donc le français-banane placé dans un texte français prête à sourire, s’il fait grotesque, placé par contre dans un texte créole, il fait plus pathétique, il donne toute la mesure de l’effort désespéré que faisaient nos grands-parents pour s’approprier la langue de l’Autre à une époque où l’école était rare et où la radio et la télévision étaient encore peu répandus. Et si l’on en rit dans « Sansann », c’est davantage d’un rire jaune. Comme lorsque la LFB nous est présentée c’est-à-dire « Lakadémi Fransé Bannann »…

J. Duranty nous offrira donc des tranches de vie de son petit héros qui deviendra grand au fil des pages et qui se mettra à exercer le métier de bûcheron sur les hauteurs, encore bien boisées à l’époque, de Case-Navire. Dur à la tâche, expert en abattage et tronçonnage, notre héros parviendra vite à se débrouiller dans la vie, mais toujours en se tenant très à l’écart du monde français et de la langue française :

« Kalté langaj tala pa té ni asé kanman pou goj-li » (Ce genre de langage ne possédait pas suffisamment d’élégance pour sa gorge) nous précise le narrateur.

Et chez Sansann, cette créolophilie ne s’arrête pas à la langue, elle touche à tous les domaines de la réalité à commencer par le culinaire, grand amateur qu’il est de « makadanm », de « blaf » et de « donbré ». Au vestimentaire aussi lorsqu’il refuse de porter le panama à la mode pour s’entêter à conserver son « bakwa ». Bref, Sansann était ce que l’on désignait sous le vocable de « vié-neg », mal traduit généralement par « vieux nègre » puisqu’en créole, « vié », dans certains cas, ne fait aucunement référence à l’âge ou au temps, mais à la qualité ou à la manière d’être. Ainsi, unn « vié neg » peut être jeune dès l’instant où il préfère les mœurs créoles aux belles manières françaises.

Sansann est donc un survivant. Le dernier des Mohicans (ou des Caraïbes, si l’on préfère). Celui qui nous lance au visage :

« Pli ta pli tris ! » (Le pire est à venir)

Il est à souhaiter que le maximum de gens fassent l’effort de lire ce texte de Judes Duranty qui fait 53 pages. Exit l’argument du « C’est trop long ! » car l’auteur à le don, à petites touches discrètes, de nous ébranler dans nos certitudes quotidiennes et de nous rappeler que nous vivons avec des habits d’emprunts ce qu’Aimé Césaire qualifiait de « vie menteusement souriante ».

Une seule remarque cependant : il est incroyable que J. Duranty ait été contraint de publier son texte à compte d’auteur comme je le faisais il y a…30 ans. Et là, je ne jette pas la pierre aux éditeurs locaux : Ibis Rouge, les éditions Lafontaine, les éditions Jasor ou encore Caraïbéditions font d’énormes efforts pour promouvoir la littérature en langue créole. Mais leurs moyens ne sont pas illimités…Ce qu’il faudrait, c’est que soit créé par nos collectivités, comme aux Seychelles ou à la Réunion, un « Office de la Langue Créole » ou un « Institut Créole » dont l’une des fonctions serait de participer au financement des textes écrits en créole.

On peut toujours rêver…

Raphaël Confiant

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 00:20

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 19:42

 

Sansann Rodolf ETIENNE

Jude Duranty nous revient avec un ouvrage créole d’un goût exquis. Avec « Sansann », il nous conte l’histoire de ces petites gens qui font la force de notre culture. « Vous avez tous dans votre entourage un Sansann qui pratique un créole fondok », déclare l’auteur. Et iles aisé de confirmer. « Sansann » nous entraine dans un univers presque perdu, où misère, fierté et honneur se conjuguent. L’auteur se livre là à un virtable exercice de « fouilles », puisant dans sa mémoire ce « rakontaj », sorte de voyage dans le temps et l’espace créole. Avev six ouvrages à son actif et plus de 250 chroniques créoles publiées dans l’hebdomadaire Antilla, Jid apparaît comme un maitre de la parole d’antan. « Notre langue créole doit-elle se tenir sur un « ti-ban » ? Quand sera-t-elle une langue comme les autres, ayant sa place, elle aussi, dans le beau fauteuil linguistique pour prendre langue avec les hommes du monde ? Autant de réflexion qui guident la littérature de         Jude Duranty et qui nous offrent de belles pages de cette littérature créole encore à créer. « Sansann » plein de mystères et de bons mots : un ouvrage à lire. R.E

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 01:28
Sansann
Sé nouvo liv man ké mété déwò pou mwa avril-la sé pa an pwason davril.
Liv-tala sé an rakontaj kidonk i ka sanm an roman, i ka sanm an rési mé sé pa ni an rési ni an roman akondi chanté-a i ka sanm an mayi mé sé pa an mayi.

Mon prochen ouvrage qui traite de la langue créole en particulier et des langues en général sera disponible pour le mois d'avril 2009 (ce n'est pas un poisson d'avril)
Dors et déjà ceux qui sont intéressé sont priés de s'inscrire sur ce blog. Les premiers bénéficieront d'un prix exceptionnel de lancement. (6 €)
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:16

Térèz pa piétè

 

La semaine dernière, Luc Clémenté, maire de la ville de Schoelcher a ouvert largement les portes de la salle de délibérations pour accueillir une grande plume créole, Térèz Léotin.

 

Luc Clémenté était particulièrement fier, il s’est dit même « honoré » de la présence sur sa commune d’une personne d’une telle qualité. Rappelant à l’auditoire, particulièrement nombreux à cette soirée, les nombreux écrits de Térèz et sa longue implication associative comme Bannzil kréyol, Grif an tè…

Malgré sa réunion de quartier, il a tenu avec son adjoint à la culture Maurice Joseph-Monrose et d’autres conseillers municipaux à accueillir personnellement cette figure du monde des lettres créoles.

 

Deux intervenants d’une grande qualité compte tenu de l’ouvrage ont donné respectivement leur analyse. Ce fut premièrement le cas d’Yves Bernabé, Inspecteur Pédagogique Régional, et Marie-Denise Padra agrégée de lettres en second lieur, qui ont livrés respectivement leurs intéressantes observations sur l’adaptation de l’Avare de Molière devenu sous la plume de Térèz Léotin « Piètè-a ».

Si le premier a beaucoup insisté sur les qualités d’écriture et de transposition de la pièce, la seconde quant à elle a, en créole, a mis l’accent sur l’argent dans notre société. Au moment où précisément dans la population il y a des manifestations contre la vie chère. Tout le monde ne réclame t’il pas une augmentation de salaire pour tenter de sortir la tête de l’euro et prendre un grand bol d’air ?

Quoiqu’il en soit malgré la grève, Térèz a tenue à remercier le nombreux public. La salle de la mairie devenue trop petite pour l’occasion. Emue par l’assistance elle n’a pas manqué de partager cette émotion en sollicitant une minute de silence en mémoire de son amie disparue, Marie-Alice Jacoulet. Elle figure d’ailleurs dans le livre par un petit clin d’œil. Lorsque Arpagon dit  à la page 53 : « Fout i sa défann la kòz ! I ka palé bien pasé Sézè dans konférans é pasé mèt Jakoulé o tribinal. »

 

Incontestablement, l’intervention du POUTJI PA TEYAT et son metteur en scène Bérard Bourdon a subjugué la salle qui a totalement souscrit aux jeux des différents comédiens. Deux extraits furent présentés.

An ti-bout twaziem laronn-la éti Arpagon ka kwè yo volé lajan’y. Arpagon (Erik Bòngras) ké di bien anrajé :

-         Tiré pié’w andidan kay-mwen an ! Man di’w tiré’y sakré vòlè ! Sakré vakabaon ! Kabann sèpan ki’w yé ! Man pa lé wè’w !

 

Laflèch (Zonzon) ké réponn :

-         Men tonnè di dié !... Padon Mondié ! Kimanniè an mou pé fè vòlè sa’w ni ? Ki moun ki pé vòlè’w la ? Di mwen ki moun ! Tout bagay-ou séré anba kadina. Lè ou pa ka jwé jendam, ka kouri toupatou an do moun, ou sé santinèl ! Kimanniè yo pé volé’w ? Es ou sé an moun volab ? Man pa ka kwè.

 

AN BEL BOKANTAJ

 

Apré ti-mòso pies-tala, moun pran lapawol pou té bokanté épi Térèz.

O koumansman yo té tibren piètè an zafè pawol-la, mé lè yonn koumansé, pa té ni asé tan pou té rété-yo.

Daniel mandé Térèz :

Poutji ou pa fè an pies wou menm pito ou alé chaché an pies ki ja ka ekzisté ?

Térèz :

Déjapouyonn sé an teks man santi an « filing » pou’y. Apré sa man konstaté, kalté teks komik la yo ka ba sé moun-an pa toujou an nax. Dapré-mwen kréyol-la mérité nou sèvi’y an lot kalté manniè, épi titak plis belté.

An jenn fanm mandé’y :

Es sa pran’w an lo tan pou té mofwazé teks-tala ?

Térèz :

Man fè sa épi anpil plézi, lè man té ka fè Molier palé kréyol, dan-mwen té ka fè sik, vréman man té kontan. Man dwé pran aprochan twa mwa pa plis. Mé apré fo ritravay teks-la sa ka pran titak plis tan.

Jennfanm-la viré mandé’y :

Es ou ka mofwazé an liv yo mandé’w ?

Térèz :

Man sav ni moun ka matjé liv yo mandé yo an kòmand flap flap ! Mwen pa té ké anvi fè sa, pas fo teks-la an sans-mwen, ka di mwen an bagay. An final di kont, man pa kwè man ké lé fè sa.

Léyòn :

Man lé di’w mèsi, pou liv-tala. Pas nou bizwen teks ba sé tianmay-la.

An lot madanm :

Continuez madame, parce que vous faites œuvre de véritable création en transposant comme vous l’avez fait, le monde de Molière (17è siècle) en celui d’aujourd’hui à la Martinique.

Yves :

Gardons-nous de dicter aux écrivains nos envies, nos fantasmes. Ils seront alors dans une production factice et décevante. Laissons-les au contraire la liberté d’écrire. Leur production sera alors au gré de notre observation. Celle de choses moins bonnes qualités mais aussi de choses absolument géniales.

 

Josette :

Man ké koumansé pa di zot : « Permettez-moi de le prendre en français ! »

I koumansé bel balan an fransé, épi i pa pwè a kil è i té ja tonbé an kréyol-la. Moun ki té la pa mantjé pou t ranmasé’y. (Ou pa té di ou té ka pran’y an fransé  an?)

(Rires……..)

 

Lè i té névè é dimi, animatè-a mété an milié an bokantaj-la, ki pasé an manniè nawflaw, flouz épi obidjoul. I di Térèz mèsi anlo an patjé épi an chay pou bel ti-moman tala alantou kréyol.

I fè nou sav ki Térez té ka adan an sanblaj moun, lasosiasion KM2 (Krèy Matjè Kréyol Matinik) éti ka djoubaté pou vréyé kréyol- la douvan. Joj-Anri mari’y adan tou épi Serj Restog, Joj Devaswan, Jid Diranti épi kisasayésa…

Dayè, pa ni lontan Antilla pibliyé dé mo douvan asosiason-tala ki lé kréyol pa rété dèyè kon dé talon, mé vansé douvan.

 

Antouléka man ka di ba tousa ki poko ni Piétè-a, alé kay Aleksann oben dot libréri pou zot sa potjiré zot li. Sa ké ba éditè-a (Jan-Mak Rozié) an bel pal. Epi sé ké an manniè pou soutni’y ek dot matjè kréyol ki koumansé brennen kò-yo. Pou lang kréyol-la, mandé Rojé sa i ké sa di zot-sa, la pli bel anba labay.

 

Pou nou pa piètè adan ankourajman-an, nou ka di Térèz woulo, épi ba nou dot liv osi bel, pa fè piétè pas ou pa piètè adan zafè ékriti-a.

 

Jid

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