Les traducteurs ci-après animeront cette conférence :
. Jean-Pierre ARSAYE, traducteur de Maupassant
. Jean-Marc ROSIER, traducteur de Camus (« Caligula »)
. Judes DURANTY, traducteur de Maryse Condé
. Térez LEOTIN, traductrice de Molière
. Raphaël CONFIANT, traducteur de Camus (« L’Etranger »)
Si nul n’ignore plus qu’il existe des textes littéraires écrits en langue créole depuis le milieu du 18è siècle et que la littérature en créole n’a cessé de s’étoffer depuis, peu de gens savent que la traduction y a occupé une place importante. En effet, la traduction des Fables de Lafontaine ou leur réécriture/réadaptation au contexte antillais et guyanais a occupé nombre d’auteurs : François Marbot (Martinique, 1846), Paul Baudot (Guadeloupe, 1860), Alfred de Saint-Quentin (Guyane, 1874), Georges Sylvain (Haïti, 12905), Georges Gratiant (Martinique, 1958) ou encore Hector Poullet et Sylviane Telchid (Guadeloupe, 2002).
A partir de la deuxième moitié du 20è siècle, les traducteurs créolophones se sont attaqués à d’autres auteurs, notamment Maupassant, Molière ou Camus. Et même à des auteurs antillais écrivant en français (« Le Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire » par R. Confiant, « Hugo le terribe » de Maryse Condé par J. Duranty etc.). C’est que presque toutes les langues du monde sont devenues des langues littéraires de plein exercice grâce à la traduction, celles d’Europe ayant commencé par la traduction de la Bible comme c’est le cas de l’allemand avec Martin Luther. Si le créole veut devenir une langue littéraire à part entière, il ne saurait faire l’impasse sur ce (redoutable) exercice.
La conférence-débat se tiendra au 3è étage de la Bibliothèque Universitaire