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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 12:03

BIGUINE-JAZZ

10 ans d’un festival de musique ancré dans la tradition martiniquaise tout en étant ouverte au monde

Le président Christian Boutant, délégué régional de la SACEM a finalement réussi à imposer comme un moment incontournable pour la musique évolutive créole celle qui prend en compte toute notre richesse rythmique en se tournant vers le monde.

Son équipe de choc avec entre autres Frank Zaméo, Gérard Dorwling-Carter, et une foule d’anonymes et de bénévoles a réussi au fil de cette décennie à rendre ce moment très attendu et finalement incontournable pour les aoûtiens.

                                                                                                            

Ce festival totalement gratuit à ses débuts a du, avec la raréfaction des fonds publics, s’organiser pour perdurer. Depuis trois ans environ le public est sollicité pour autofinancer ou tout au moins éviter un déficit qui empêcherait la poursuite de ce grand moment de musique décentralisée à travers la Martinique. En effet, depuis dix ans plusieurs communes ont accueilli le festival dans le sud Anse d’Arlet, Trois Ilets, Sainte-Anne dans le centre Fort-de-France, Schoelcher dans le nord caraïbe Saint-Pierre Nord atlantique Sainte-Marie, Le Robert ….et bien d’autres villes. Au fil des années le concept très controversé au début, l’aide de conférences comme celle de Fond Saint Jacques ont permis la discussion, l’échange et finalement l’acception du concept dans toute sa dimension. Il ne s’agit pas de faire que de la Biguine ou que du Jazz mais de s’approprier la créativité de la Biguine et l’improvisation du Jazz pour en faire surgir une musique d’écoute et parfois de danse tout à fait originale qui se fait mais qui ne s’entend pas assez sur les ondes. Les créateurs produisent malgré la chute des ventes de disques et des musiciens comme Guy-Marc Vadeleux, Gilles Rosine, Ronald Tulle, et bien d’autres nous sont à chaque fois révélés Frantz Lauhac, Maher Bauroi.

 

Jeudi soir à l’ouverture dès 18h30 le rond-point de la Batelière connaissait un embouteillage inhabituel. L’accès pour certains était des plus problématiques. Certains « retardataires » qui on choisi d’acheter leur ticket se sont pris à eux-mêmes. Après deux heures d’embouteillage pour y accéder et des difficultés pour se garer on leur apprenait qu’il n’y avait plus de places. Sa té bakfoul. Beaucoup se sont plaints par l’intermédiaire du réseau Facebook : il faisait trop chaud, on ne voyait pas les musiciens, la salle était trop petite, avait trop de poteaux etc…

L’organisation est-elle victime de son succès ?

Ne fallait-il pas prévoir un autre lieu pour l’ouverture ?

Quoiqu’il en soit, les plus chanceux (dont moi) ont passé un excellent moment musical en dépit des conditions d’accueil debout dans un petit coin en déplaçant discrètement pour voir les musiciens. L’organisation avait choisi cette année de rendre hommage à Alexandre Fructueux. Ce nom ne vous dit rien sans doute. Cependant vous connaissez l’air de Sépan meg, mais oui c’est bien d’Alexandre Stellio qu’il s’agit.

 

L’hommage à Alexandre Stellio

Yves Bussy, petit fils d’Alexandre Stellio nous a confié son émotion devant ce public nombreux venu rendre hommage à son grand-père. Il nous a également confessé qu’il avait raté un chaînon musical. Il avait bien essayé la guitare mais a très vite comprenais qu’il valait mieux ne pas insister. Il nous a aussi témoigné que son apprentissage du créole fut possible grâce aux partitions musicales de son grand-père lues en cachette dans la cave de ses parents.

 

Les frères Bernard Jacquy au piano et Nicol au vibraphone, nous ont proposé deux magnifiques œuvres du compositeur (Vlopé mwen doudou, conversation) une musique d’écoute appropriée à cette chaleur.

Jesus Fuentes, un merveilleux saxophoniste soprano qui nous vient de Cuba nous a proposé sépan meg il nous a bercé dans une formule trio avec Kali au banjo et Charly Labinsky aux percussions.

Mario Canonge, parrain du festival bien qu’en vacances depuis 15 jours n’a rien perdu de sa dextérité, il a survolé le clavier de son « manikou volan »

 

La famille Césaire, Manuel au piano et Mano au violon nous ont eux aussi gratifié de très bons titres « anonymes » pour les non connaisseurs. Ceux qui ont la chance de posséder l’intégrale chronologique en double CD, reconnaissaient l’air mais pas forcément le titre. Ce duo magique fut complété par un trio de choc composé des Dominique et d’Alex, respectivement Berose au piano, Bougrainville à la batterie, et Bernard à la basse. Ce trio a accompagné les voix qui ont suivies. Miki Télèphe s’est adjoint au trio pour interprété le générique du festival présent sur le CD rapsodie nègre.

Joelle Viellet fut la première a nous proposer une chanson de Stellio, puis d’autres voix féminines aussi prestigieuses les unes que les autres nous fait entrer dans l’esprit Biguine-Jazz.

Sonia Berose-Pinel-Ferol avec un surprenant « La montagne Vauclin » avec la rythmique biguine volontairement délaissée.

 

Orlane qui nous a rappelé combien notre trésor national qu’est la mazurka devait être chouchouté. Avec Grand Tomobil elle nous l’a prouvé de façon magistrale avec des longues tenues de notes à couper le souffle.

 

 

Les voix masculines se sont invitées pour le plus grand bonheur du public venu très nombreux et un peu surpris de les entendre dans ce registre. Comme le disait Saël ‘Lorsque l’on est musicien, on doit s’adapter à tous les styles surtout lorsque l’on vient d’un creuset musical aussi riche que le notre…. ».

 

Jean-Luc Guanel avec une magnifique interprétation de Contretemps de Rosine et Sweety. Doudou initialement en compas intelligemment proposé en ballade  sous les conseils de Alex Bernard. Marius Priam quant  à lui a interprété un titre de Solon Gonzalvez.

Saël pour  la première fois dans l’expérience Biguine-Jazz en chantant Mona a été magnifique. Assurément en retournant à la source a connu les lumières du podium. (An ké rimonté an bwa la pou wè la limiè)

 et Fred Deshaies nous ont rappelé les belles compositions de Mona, Marius Cultier, Paulo Rosine, Solon Gonzalvez, Henry Gueydon….

 

Après le magnifique duo Joelle Viellet, Fred Deshaies avec le titre Jan mwen de Paulo Rosine, l’ensemble des participants se sont donnés rendez-vous pour un pot pourri final il était 22h50. La première de Biguine-Jazz s’achevait donc dans une belle ambiance, José Dalmat l’animateur de la soirée a invité le public a rejoindre le festival au Parc floral de Fort-de-France autour du Trio Charly Labinski, Jesus Fuentes et du sextet de Mano Cesaire. Ce dixième festival Biguine-Jazz promet d’heureux moments de musique créative.

 

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:30

 

 

 

 

“Lè bab kanmarad ou ka brilé wouzé ta’w”

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:28

Wouzinaj pwazon

Lapréfekti wouvè an gran kayié pou té matjé si ou té pou oben si ou té kont wouzinaj. Dot moun ka kriyé sa « épandaj », sirtou sa ka bwè yenki dizandaj. Yo ka mandé moun siyé mé es yo ké repekté volonté lapopilasion ?

Ni an militan L’ASAUPAMAR ki vini siyé kont, kom an plis i té ni an gran bandrol, lapolis mété lapat asou’y. Sa ki té pli red sé ki pa té djè ni anlo moun pou té riposté. (mwen menm té ayè)

Magré konmen doktè vréyé labou, magré militan vréyé lavwa, magré konmen moun ka rété bò chan-bannann kriyé an mwé, Lapréfekti ni lentansion ba lod pou si mwa ankò. Menmsi pa koté Laréjion yo mété doubout an komision, préfé a pa ni konmision pou pèsonn. I ja di i ké fè sa ki an gou’y.

Konsey doktè di :

  - Podui chimik la ka ba moun kansè, é sé atjelman no ka wè sa. Pas « sé menm jou ou manjé tè bouden’w ka gonflé » !

Doktè épi dot asosiasion fè moun sav, pou yopa di yo dikonplis.

Ni plantè bannann ki di :

- Nou sé dé moun reskonsab, pas nou ka sèvi podui omologé !

Zot pa ka di farmasien ka prézonnen moun, kidonk zot pé pa di nou ka prézonnon popilasion Matinik.

Sé plantè a mété déwò an anjen ww pou wouzé bannann. Ni yonn adan yo ki di :

- Sa bien bel kalté anjen-tala, mé i fet pou koté plat. Sé ki nostrom ni plantasion an mòn  é si i sèvi sa i pé  planté bannann.

Anlo plantè ka wouklé pas « chak bètafé ka  kléré pou nam li », yo ka chonjé yo pa djè ni dot manniè poulemoman pou tjwé chanpiyon bannann  lan. Anlo adan yo ki té ni plantasion Sent-Lisi ped sadin épi karang pas sa détjui tout chan bannann yo.

Manmay ki tan nou ké ni a pa chwézi ant bannann épi lasanté ?

Ki tan nou ké ni an bannann titak pli prop, pli bio san podui chimik ?

Poulemoman épi chalè a, man ka wouziné tet mwen épi dlo, mé vréman man pa asiré si i pa plen épi podui danjéré.

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:36

 

 

 

 

 

 

 

DSC05930« Sé pa tou di antré,sé sòti ki met »

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:34

Bidim zouk dit

 

Yonndé organizatè mizisien désidé pran kò-yo an men pou fè an sanblé yo kriyé : B.BIDIM MIZIK FESTIVAL.

 

Mé ou sé di sa pa fè tout moun plézi. An tan red-tala yo pa trouvé asé lajan, oben yo pa ladjé asé lajan ba an pati moun ?

Antouléka Lavil Fodfrans di non. Asiparé lé kondision sékirité pa té ké la.

 

Lè Erik tann sa i kouri anlè radio pou mété an virgil. Mi sa misié di :

-         Man pa ka konprann, ja ni pasé 60 moun ki ja ka travay, yo pé pa fè nou sa !Pa fè mwen lapenn !

Frank ba lis moun ki té ké dakò misié jik ajouté :

- Festival-tala sé ta nou. Mé es yo ké kontan ? Sa ki nou ? Sa ki yo ?

 

Misié ka chaché anlot koté asiparé i lonviyé pabò Sentàn. Mé es Garsen ké asepté ?

Es lavil Sentàn ké pé suiv pou bidim sanblé-tala?

 

Apré jédi nou ké sav pou toutbon, mé pou le moman menm tan-an ka sanm i pa djè pou sa. An plis di ler la, lapli a ka tonbé dri.

Es moun ké anvi alé an koté pou pran an ben lapli pou 25 €?

Sel bagay mwen man asiré sé ki sé pa Ladilon sa ké fet. Dapré mwen sa ki bizwen dansé an bidim zouk, yo ké ni a alé dan an ti-zouk oben an bwat. Tousa ki konprann yo ké viv an nouvo Méchan Zouk yo brè luil, oben bonbon-yo brilé.

Epi tout lo difikilté-tala, savrè si sé pa tousa ki fè Dady Harry bay chabon pati an péyi san chapo.

Fout lavi artis red, Kali té ni rézon « sé pa touléjou ou pé bwè manjé ». Pétet sa ké fè sé jenn manmay la réfléchi. Sa ki anvi fè artis kom métié. Fok yo sav ki sé pa anni mété linet fimé kon dé vonvon. Fok yo maren ren-yo, sirtou sé tala ki ja ni pantalon-yo la zot ja sav la.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:32

 

 

DSC05930

 

 

"Tan fè tan, tan kité tan »

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 17:30

Mis pa Miss


 


Sé jou-tala Maéva vini an vakans kay Papa-Doudou. I ka kriyé Papa-Doudou Papy, misié pa djè enmen sa pies pies pies. Mé kom sé ti-yich ti-yich li i ka asepté.

Sanmdi pasé, Papa-Doudou vréyé Maéva an boutik man Léoni a pou’y té genyen an mis luil ba’y.

Maéva di Papa-Doudou :

-         Papy je t’ai déjà dit ce n’et pas une boutique mais une épicerie !

Papa-Doudou pa di tianmay la ayen mé man santi i pa té kontan. I ri ba’y.Atatay si i té sav. An tan-mwen man pa té ké janmen di Papa-Doudou sa. Asiré man té ké trapé an souflé.

Maéva viré di Papa-Doudou :

-         Qu’est-ce que c’est que cet histoire de miss, ce n’est pas un défilé Papy !

Sé ki ti-manzel la pa sav ki Papa-Doudou toujou rété épi mizi ansien i konnet. Jik atjtelman i ka palé an ansien fran. E jik alé sa i konnet kom mizi sé : mis, rotji, chopin ek lit.

Sé konsa lè twa jénérasion ka jwenn yonn pa ka konprann lot.

 

Délè menm ich ou pa ka konprann lè ou ka palé oben lè yo ka palé.

Lot jou ti-bolonm mwen an di mwen man té ka mété patalon pété boul. Lè man mandé’y lesplikasion i di mwen sé pas man ka fè pantalon mwen monté tro wo. Misié ka pòté pantalon’y


anba bonda’y. Kidonk i pa o konba, pas ren’y pa maré. Mé saw lé  fè sé lajénes.

 

Maéva konnet Miss France, mé pa mis luil. Kréyol la ka foukan, Fransé a pran laba sirtou épi sé tianmay la ki laba a. Papa-Doudou é mwen menm tou tris pas kréyol la kon an servolan ka marot.

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:53

 

 

DSC01744« Sé sa ki an fal ou ki ta’w » mé sé pa tou di kouri, sé savwaw séré ki met

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:52

Kous békàn

 

Sé kourè Matinik la bien koumansé tour 2012 la. Yo pati douvan douvan pas yo chonjé poveb la : « sé sa ki an fal ou ki ta’w.

 

Mikael koumansé an jòn Ervé pati dèyè’y dimanch mé es ké ni antant pou an kourè Matinik toujou douvan ?

Es ké ni, kon lanné pasé, konba pou sav ki moun ki lidè ?

 

Es lespérians lanné 2011 lan ké sèvi yo ?

Antouléka nou ka bien wè ki tout moun ka sipòté sé kourè nou an. Sel bagay nou ka swété sé ki yo pa anonsé nou ki sé kourè a ka pran kochoni pou yo alé pli vit. Pas sé jou-tala sé yen ki sa ou ka tann anlè Tour de Frans la.

 

Adan tou sa ni toujou an djab pou opozé laposésion pasé oben ploton woulé. Sé kon sa, dimanch an boug té lé pasé a tout fos. Dépi sanmdi i pati dansé ek i mizé an chimen é kous la baré’y. Misié pofité di madanm li sé palakoz kous siklis la ki fè si i ka rivé a lè-tala.

 

Ernestin, madanm li, di’y i bien janti mé i pa ka sanm ni an manman mouton, ni an ababa, ajiwè an apoda.

 

Ni anlot boug ki té kontan telman kourè matinik té douvan, mé misié pa té a jen, i té menm chajé kon an pié siret gro midi. Atout fos i té lé alé wè larivé a asou lin darivé a. Yo kom bouskilé monboug ek yo malmenmen’y kon an patjé rad sal. Tout boulézon pran lavol.

 

Manmay sé pa, pas poko ni étilotes pou zot konprann zot pé brè kon dé tous ab.

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 15:50

« Sé sa ki an fal ou ki ta’w » mé sé pa tou di kouri, sé savwaw séré ki met

 

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