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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 02:46
Chorale ARPEGE La chorale ARPEGE n’a pas seulement arpégé les belles mélodies de nos compositeurs classiques (Léona Gabriel, Marius Cultier, Fernand Donatien……), elle nous les a livrées en cadeaux bien emballés par des voix juvéniles. Jeudi 8 mai, jour d’une double commémoration, celle de la catastrophe de 1902 à Saint-Pierre et celle de l’armistice de 1945 que nous ne devons pas oublier. La chorale ARPEGE renforcée de la chorale Harmony du Séminaire collège, pour son concert annuel nous a proposé le même jour deux prestations à 15h et 19h00 à la Salle Aimé Césaire. J’y étais à 19h00 et vraiment la chorale forte de 153 élèves nous a offert un moment exceptionnel de chant choral sous les directions respectives de Joelle Fremcourt et David Jean-Bart qui nous a servi de merveilleux arrangements. Le moins que l’on puisse dire c’est que la Chorale ARPEGE connaît parfaitement ses gammes et arpèges. En effet, elle a choisi d’arpéger 8 notes (Do, mi, sol do, sol, mi do, do « 8 ») ou encore pour ceux qui ont oublié leur classique, elle nous a cité les œuvres de 8 compositeurs de talent. (1) Léona Gabriel, (3) Francisco, (5) Fernand Donatien, (8) Loulou Boislaville, (5) Marius Cultier (3) Paulo Rosine (1) Eugène Mona et Ti-Emile à l’octave. Les élèves nous ont proposé un véritable spectacle visuel tant par leurs tenues bigarrées, leurs couleurs de peau, leurs cheveux mais aussi leurs danses mises en scène par des danseuses et comédiennes (la gent masculine était visiblement absente). Encore une fois, en chorale les voix masculines sont éparses, mais c’est une autre histoire. Quoiqu’il en soit, le public nombreux présent a pu revisiter notre patrimoine par l’intermédiaire d’une vingtaine de chants (23) de harmonisés et arrangés par David Jean-Bart. Joëlle Fremcourt qui nous a dit par ailleurs, que le projet était né à l’issue d’un constat. Ses élèves ignoraient totalement les compositeurs martiniquais alors qu’ils pouvaient allègrement citer des chants de compositeurs d’ailleurs. Elle a voulu aller au-delà du constat, en proposant tout simplement de faire connaissance avec les œuvres de ces compositeurs locaux. Elle a donc décidé de faire d’une pierre deux coups ou si vous voulez faire d’un son plusieurs harmoniques : Découverte Non seulement elle a permis de faire découvrir et redécouvrir ces compositeurs et certaines de leurs œuvres (Eh oui nous en avons en Martinique), elle a donné l’occasion à ses élèves et à nous aussi de réentendre avec de nouveaux arrangements d’un Ami Roro, d’une Hermancia, d’une Caroline, ou d’un Concerto pour la fleur et l’oiseau… pour notre plus grand plaisir. Appréciation Elle a en outre donné l’occasion à plusieurs familles de se réunir pour apprécier le travail de leur progéniture. Les nombreuses photos prises qui de leur téléphone, Ipad et autres appareils photographiques démontraient leur fierté et leur satisfaction de ce travail bien fait. Ces images assurément rassurent dans un contexte où l’on ne parle de la jeunesse qu’en terme négatif. Eloge du travail Elle nous a rappelé la nécessité du travail bien fait, de l’investissement des élèves, leur effort, leur engagement. Toutes ces valeurs qui semblent aujourd’hui faire défaut dans une société ne cultivant plus le beau. Remerciements harmoniques Merci à la Chorale ARPEGE pour ce beau et bon moment de chant choral (trop rare). Le chant suscite forcément de l’émotion on a du mal à retenir une petite larme quand des solistes fille et garçon ont interprété Bwa brilé de Eugène Mona, ou encore cette voix angélique chantant La sirène de Loulou Boislaville. Le chant nous rappelle que nos compositeurs, par leurs œuvres nous interpellent en nous priant dans une longue supplique de ne pas les enterrer définitivement en ignorant leurs œuvres. Merci Joelle Fremcourt et David Jean-Bart pour votre travail pédagogique par le chant. Nous voulons croire naïvement qu’un CD ou un DVD va suivre ce moment magique et encore trop rare. Jid

Chorale ARPEGE La chorale ARPEGE n’a pas seulement arpégé les belles mélodies de nos compositeurs classiques (Léona Gabriel, Marius Cultier, Fernand Donatien……), elle nous les a livrées en cadeaux bien emballés par des voix juvéniles. Jeudi 8 mai, jour d’une double commémoration, celle de la catastrophe de 1902 à Saint-Pierre et celle de l’armistice de 1945 que nous ne devons pas oublier. La chorale ARPEGE renforcée de la chorale Harmony du Séminaire collège, pour son concert annuel nous a proposé le même jour deux prestations à 15h et 19h00 à la Salle Aimé Césaire. J’y étais à 19h00 et vraiment la chorale forte de 153 élèves nous a offert un moment exceptionnel de chant choral sous les directions respectives de Joelle Fremcourt et David Jean-Bart qui nous a servi de merveilleux arrangements. Le moins que l’on puisse dire c’est que la Chorale ARPEGE connaît parfaitement ses gammes et arpèges. En effet, elle a choisi d’arpéger 8 notes (Do, mi, sol do, sol, mi do, do « 8 ») ou encore pour ceux qui ont oublié leur classique, elle nous a cité les œuvres de 8 compositeurs de talent. (1) Léona Gabriel, (3) Francisco, (5) Fernand Donatien, (8) Loulou Boislaville, (5) Marius Cultier (3) Paulo Rosine (1) Eugène Mona et Ti-Emile à l’octave. Les élèves nous ont proposé un véritable spectacle visuel tant par leurs tenues bigarrées, leurs couleurs de peau, leurs cheveux mais aussi leurs danses mises en scène par des danseuses et comédiennes (la gent masculine était visiblement absente). Encore une fois, en chorale les voix masculines sont éparses, mais c’est une autre histoire. Quoiqu’il en soit, le public nombreux présent a pu revisiter notre patrimoine par l’intermédiaire d’une vingtaine de chants (23) de harmonisés et arrangés par David Jean-Bart. Joëlle Fremcourt qui nous a dit par ailleurs, que le projet était né à l’issue d’un constat. Ses élèves ignoraient totalement les compositeurs martiniquais alors qu’ils pouvaient allègrement citer des chants de compositeurs d’ailleurs. Elle a voulu aller au-delà du constat, en proposant tout simplement de faire connaissance avec les œuvres de ces compositeurs locaux. Elle a donc décidé de faire d’une pierre deux coups ou si vous voulez faire d’un son plusieurs harmoniques : Découverte Non seulement elle a permis de faire découvrir et redécouvrir ces compositeurs et certaines de leurs œuvres (Eh oui nous en avons en Martinique), elle a donné l’occasion à ses élèves et à nous aussi de réentendre avec de nouveaux arrangements d’un Ami Roro, d’une Hermancia, d’une Caroline, ou d’un Concerto pour la fleur et l’oiseau… pour notre plus grand plaisir. Appréciation Elle a en outre donné l’occasion à plusieurs familles de se réunir pour apprécier le travail de leur progéniture. Les nombreuses photos prises qui de leur téléphone, Ipad et autres appareils photographiques démontraient leur fierté et leur satisfaction de ce travail bien fait. Ces images assurément rassurent dans un contexte où l’on ne parle de la jeunesse qu’en terme négatif. Eloge du travail Elle nous a rappelé la nécessité du travail bien fait, de l’investissement des élèves, leur effort, leur engagement. Toutes ces valeurs qui semblent aujourd’hui faire défaut dans une société ne cultivant plus le beau. Remerciements harmoniques Merci à la Chorale ARPEGE pour ce beau et bon moment de chant choral (trop rare). Le chant suscite forcément de l’émotion on a du mal à retenir une petite larme quand des solistes fille et garçon ont interprété Bwa brilé de Eugène Mona, ou encore cette voix angélique chantant La sirène de Loulou Boislaville. Le chant nous rappelle que nos compositeurs, par leurs œuvres nous interpellent en nous priant dans une longue supplique de ne pas les enterrer définitivement en ignorant leurs œuvres. Merci Joelle Fremcourt et David Jean-Bart pour votre travail pédagogique par le chant. Nous voulons croire naïvement qu’un CD ou un DVD va suivre ce moment magique et encore trop rare. Jid

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 22:02
Danma danmé L’Atrium Rechercher le Danma, c'est-à-dire l’outil, l’arme, la racine fondamentale, l’objet magique pour tenter de retrouver la civilisation africaine qui habite notre spiritualité. Avec le tiban, l’Association Mi Mes Manmay Matinik (AM4) s’est assis parmi un public conquis pour réfléchir sur notre vie. Connaissons-nous l’héritage des ancêtres africains légués dans nos corps ? La danse nous fait vivre des choses qui parfois nous dépassent, la parole créole ne dit-elle pas : « sa’w pa sav gran pasé’w ». L’AM4 avec un objet qui peut paraître banal, mais oh combien mystique nous permet d’entrer dans le Danma, l’Esprit et le lien avec les ancêtres pour mieux vivre la vie d’aujourd’hui tracer un chemin pour demain. Danma lespri a Sur ce triptyque, l’AM4 nous a fait la démonstration dansé que nous ne sommes point des titiri san manman. Qu’elle soit bidjjin madjaké ou encore en bèlè an mod lisid, la présence africaine était omniprésente. Dans ce qui nous entoure également, en scrutant le travail de la terre, le lasotè pour nous nourrir, cet esprit était enfoui mais bien conservé dans le mazonn ou le gran-son. Les chants de travail sont par excellence des chants de vie, mais nous retrouvons cette présence dans les chan vèy permettant le passage vers d’autres cieux. Danma lavi touléjou C’est par le conte et par la voix d’une Jacquelin Léotin qui s’est révélée en conteuse magnifique, que nous sommes allés loin loin loin dans un pays ……tout près d’ici. Au cours de ce long voyage nous avons appris qu’il ne fallait jamais oublier d’où nous étions sortis pour mieux vivre au quotidien. La conteuse nous a rappelé aussi comment nous étions grands, combien nous étions forts. Ceci avec le lavwa an mod linò ou quand simplement nous jouons zwel épi lavi. Ces danses tant par les j épié que par le bélia nous permettent de prendre la force mais aussi nous invite à généreusement donner aux autres dans un élan de partage. Ce mouvement centrifuge et centripète permet de donner du balan à la vie pour précisément vivre lavi. Cette danse se fait en duo dans le partage des tâches dans la vie, des fonctions de manière équitable entre nonm ek fanm dans un mabèlo de joie. Danma pou trasé dimen Enfin le Danma pour exister en tant que personne véritablement libre. Le tiban n’invite pas à s’asseoir et à regarder la vie passer kon an mas. Le Danma invite à se battre par le truchement et le kanman du danmié pour résister dans des postures welto (ou wèy ou pa wèy). Mais la danse nous invite à ne surtout pas oublier une posture fondmaentale, celle de la solidarité qui semble aujourd’hui se raréfier. Sé lanmen dan lanmen que nous devons avancer pou rigolé mé pa mò. L’AM4 nous a permis avec ses danm et kavalié magnifiques, ses musiciens bien en place de passer deux heures de pur bonheur à travers des chorégraphies inventives, dynamique, parfois subtile avec un outil, un instrument un ustensile génial le tiban. Peut-être aussi que la direction artistique de Jakline Lutbert nous a dit en filigrane de ne pas nous asseoir et attendre « Ventan katjil pa ka péyé an sou det » mais bien à travailler inlassablement avec notre héritage légué dans le Danma. Signalons pour terminer le bel hommage du grand chorégraphe Ronne Aul à celle qui fut son élève. Un enseignement bien transmis permet toujours à l’élève de dépasser le maître. Il semble que Jaklin Lutbert a bien réussi en s’appuyant sur sa culture, son tiban pour nous offrir ce merveilleux moment de danse. Il n’est pas interdit de prendre un ti-dousin mais il ne faut surtout pas nous contenter de nous y installer. Au contraire nous sommes invités à aller encore plus loin loin loin comme disait la conteuse. Pour sûr nous attendons déjà le prochain spectacle de l’Association Mi Mes Manmay Matinik qui nous révèle encore une fois la grande richesse de notre patrimoine pas encore assez exploré. En attendant allez voir la magnifique Expo Jes bèlè, Jes lavi sur une idée de Jaklyn Lutbert et les magnifiques photos de Philippe Bourgade à la Gallerie Arsenec jusqu’au 16 mai 2014. Jid

Danma danmé L’Atrium Rechercher le Danma, c'est-à-dire l’outil, l’arme, la racine fondamentale, l’objet magique pour tenter de retrouver la civilisation africaine qui habite notre spiritualité. Avec le tiban, l’Association Mi Mes Manmay Matinik (AM4) s’est assis parmi un public conquis pour réfléchir sur notre vie. Connaissons-nous l’héritage des ancêtres africains légués dans nos corps ? La danse nous fait vivre des choses qui parfois nous dépassent, la parole créole ne dit-elle pas : « sa’w pa sav gran pasé’w ». L’AM4 avec un objet qui peut paraître banal, mais oh combien mystique nous permet d’entrer dans le Danma, l’Esprit et le lien avec les ancêtres pour mieux vivre la vie d’aujourd’hui tracer un chemin pour demain. Danma lespri a Sur ce triptyque, l’AM4 nous a fait la démonstration dansé que nous ne sommes point des titiri san manman. Qu’elle soit bidjjin madjaké ou encore en bèlè an mod lisid, la présence africaine était omniprésente. Dans ce qui nous entoure également, en scrutant le travail de la terre, le lasotè pour nous nourrir, cet esprit était enfoui mais bien conservé dans le mazonn ou le gran-son. Les chants de travail sont par excellence des chants de vie, mais nous retrouvons cette présence dans les chan vèy permettant le passage vers d’autres cieux. Danma lavi touléjou C’est par le conte et par la voix d’une Jacquelin Léotin qui s’est révélée en conteuse magnifique, que nous sommes allés loin loin loin dans un pays ……tout près d’ici. Au cours de ce long voyage nous avons appris qu’il ne fallait jamais oublier d’où nous étions sortis pour mieux vivre au quotidien. La conteuse nous a rappelé aussi comment nous étions grands, combien nous étions forts. Ceci avec le lavwa an mod linò ou quand simplement nous jouons zwel épi lavi. Ces danses tant par les j épié que par le bélia nous permettent de prendre la force mais aussi nous invite à généreusement donner aux autres dans un élan de partage. Ce mouvement centrifuge et centripète permet de donner du balan à la vie pour précisément vivre lavi. Cette danse se fait en duo dans le partage des tâches dans la vie, des fonctions de manière équitable entre nonm ek fanm dans un mabèlo de joie. Danma pou trasé dimen Enfin le Danma pour exister en tant que personne véritablement libre. Le tiban n’invite pas à s’asseoir et à regarder la vie passer kon an mas. Le Danma invite à se battre par le truchement et le kanman du danmié pour résister dans des postures welto (ou wèy ou pa wèy). Mais la danse nous invite à ne surtout pas oublier une posture fondmaentale, celle de la solidarité qui semble aujourd’hui se raréfier. Sé lanmen dan lanmen que nous devons avancer pou rigolé mé pa mò. L’AM4 nous a permis avec ses danm et kavalié magnifiques, ses musiciens bien en place de passer deux heures de pur bonheur à travers des chorégraphies inventives, dynamique, parfois subtile avec un outil, un instrument un ustensile génial le tiban. Peut-être aussi que la direction artistique de Jakline Lutbert nous a dit en filigrane de ne pas nous asseoir et attendre « Ventan katjil pa ka péyé an sou det » mais bien à travailler inlassablement avec notre héritage légué dans le Danma. Signalons pour terminer le bel hommage du grand chorégraphe Ronne Aul à celle qui fut son élève. Un enseignement bien transmis permet toujours à l’élève de dépasser le maître. Il semble que Jaklin Lutbert a bien réussi en s’appuyant sur sa culture, son tiban pour nous offrir ce merveilleux moment de danse. Il n’est pas interdit de prendre un ti-dousin mais il ne faut surtout pas nous contenter de nous y installer. Au contraire nous sommes invités à aller encore plus loin loin loin comme disait la conteuse. Pour sûr nous attendons déjà le prochain spectacle de l’Association Mi Mes Manmay Matinik qui nous révèle encore une fois la grande richesse de notre patrimoine pas encore assez exploré. En attendant allez voir la magnifique Expo Jes bèlè, Jes lavi sur une idée de Jaklyn Lutbert et les magnifiques photos de Philippe Bourgade à la Gallerie Arsenec jusqu’au 16 mai 2014. Jid

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:12
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 10:10

Depuis le 20 avril le livre sur les surnoms intitulé : Non savann, soudnon, ti-non est arrivé. Après l’article de France Antilles et les deux émissions de la matinale de José Zobda sur Martinique 1ere, les ventes ont décollées et à la fête de Fond lahayé le stock a été vite épuisé. Les livres seront à nouveau disponibles le 10 mai ceux qui sont intéressés peuvent : - soit m’appeler au 0696 95 70 94 - soit réserver par mail : judesduranty@orange.fr Jid

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 00:34
Prolégomènes à une charte des créoles Jean BERNABE K.Editions J’ai lu et relu les deux derniers ouvrages de Jean Bernabé à propos de la nouvelle graphie créole. Cette nouvelle graphie (Standard III) proposée dans son livre Obidjoul : Approche écologique et cognitive au service du mieux lire-écrire le créole mais surtout son essai Prolégomènes à une charte des créoles. C’est ce dernier qui a suscité le plus de réactions chez moi. Surprise et étonnement Ma première interrogation fut celle-ci : « pourquoi celui qui est « le Père » voire l’instigateur d’un système d’écriture avec d’autres membres du GEREC veut-il aujourd’hui le critiquer » ? Cela montre qu’il n’est à priori pas frileux et comme il semble le dire pas « attaché » à un système et qu’il accepte son évolution. C’est tout à fait louable de la part de celui qui a passé 40 ans à travailler sur la production sur le créole. La production de Jean Bernabé sur le créole est considérable : Trois tomes de Fondal natal, La grammaire créole, La graphie créole, Le précis de syntaxe créole, Obidjoul et Prolégomènes à une charte des créoles. Je ne connais que deux textes de lui en créole : Matinoia paru dans la revue Europe en 1982 et Chimenn dans le recueil de nouvelles Drive : L’errance ensorcelée. Ce dernier texte paru en 2009 où il expérimentait cette nouvelle proposition d’écriture. Trahison ou reniement C’est comme si votre père vous ayant appris à faire vos premiers pas, vous avez tâtonné, vous êtes tombé sur les fesses, et aujourd’hui que vous courez, peut-être pas aussi vite que Hussein Bolt, il vous disait que vous courez mal, même s’il n’est pas en mesure de vous suivre. Mais ne tombons pas dans le dicton créole que nous connaissons bien : « tiré chik an pié chien i ka mandé’w kous kouwi ». Mon respect pour le « Père » de ce système graphique m’oblige à une certaine mesure et ne rien dire est justement une posture créole à laquelle je me refuse : « ou pa ka pran lapenn réponn, pas misié pa vo an lay ». Cette attitude est visiblement celle de nombreux « écrivains du créole ». Moi je ne me considère pas « écrivain du créole » à l’instar des « écrivains du français », mais simplement an ti-matjè sans « guillemets » parce que les guillemets peuvent avoir l’air condescendant voire méprisant. J’écris dans une langue jugée difficile à décoder pour ceux qui précisément ne veulent pas admettre qu’il faut un minimum d’apprentissage pour maîtriser ce système. Nos amis de Guadeloupe avaient-ils raison de ne pas changer en gardant le standard I ? Ils n’ont pas évolué vers les aménagements de la graphie II. Je ne suis pas totalement convaincu. C’est vrai qu’il est humain de rechercher un certain confort, par exemple quand on est habitué à lire dans une langue, on a du mal à apprendre une autre lecture pour une langue qui ressemble, par les mots, à cette langue, même si elle n’a pas la même structure. Le véritable problème n’est-il pas à chercher ailleurs, c'est-à-dire du côté du « statut » de la langue créole dans notre société mais surtout dans notre cœur, dans notre estime de nous-mêmes, dans notre vie ? Le créole n’est-il là que pour s’exprimer émotionnellement (colère) lè nou faché, (joie) lè nou ka bay blag ? Le créole peut-il valablement nous aider à réfléchir, à penser ? Je constate avec peine que le créole étant privé d’un certain nombre d’outils (dictionnaires, encyclopédies,….) est de fait caricaturé et considéré comme mineur par rapport à des langues comme l’anglais, l’italien, l’espagnol et le français… Dans le grand causé des langues, le créole est définitivement relégué avec mépris sur un vulgaire ti-ban. En dépit de ses lacunes, en tant que ti-matjè, je produis comme je peux. Man ka michelmoriné ek djoubaté pianm pianm kon man pé. Je me bats (avec le créole dragon) avec mes outils dérisoires pour faire ce que j’essaie de faire depuis 10 ans, écrire régulièrment en créole avec un système jugé difficile à décoder. Toute la question est de savoir si le créole dans le standard III pourra dédragoniser le créole ? Lè ou ka wè épi ou ka kwè an moun led, es lè i fardé i ka pli bel ? Beaucoup de créolophobes ne prendront-ils pas prétexte de ce nouvel aménagement pour affirmer : - La preuve que ce n’est pas une langue vous ne savez même pas encore l’écrire après quarante ans! Jean Bernabé écrit à la page 148 : la graphie du créole constitue un élément incontournable de la recréolisation » il ajoute quelques lignes plus bas : « Il est absolument hors de question de recourir au modèle orthographique du français pour écrire le créole, car l’écriture dite étymologique ne peut en aucune façon constituer une solution. En lisant cela, je me suis dit ouf, il ne semble pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il ne semble pas fini épi ras li net. Aucun créolophile sincère et censé ne saurait souhaiter ni accepter pareille issue pour l’écriture et la lecture de sa langue, encore si peu engagée sur la voie de l’assomption. J’ai entendu parler d’une certaine initiative qui s’appelait « livènaj kréyol » ou les bonnes volontés créoles se sont rencontrées pour échanger et bokanté. Je reste persuadé que les matjè (gran ou piti), les « écrivains du créole », les théoriciens du créole, les créolophiles (ceux qui aiment vraiment la langue et qui sont conscients de son tjololaj) doivent se réunir. C’est dans la discussion que jaillit la lumière et non dans sa réclusion dans sa tour d’ivoire ou dans la dispute, le cancan de grands grecs. La seconde partie du livre intitulée : « Synthèse en 50 points me semble une bonne base pour entamer la discussion. Es ou pé fè an bouva brè, si i ka rifizé ouvè djel li ? Beaucoup de créolophones analphabètes (n’ayant jamais appris à lire et écrire le créole à l’école) n’éprouvent pas le besoin, voire ne voient pas la nécessité d’apprendre à lire et écrire le créole. Puissent ces propositions d’améliorations pour la lecture apparaitre non comme un cancan de plus entre grands grecs mais bien comme une volonté d’améliorer un système jugé difficile à décoder. Jid

Prolégomènes à une charte des créoles Jean BERNABE K.Editions J’ai lu et relu les deux derniers ouvrages de Jean Bernabé à propos de la nouvelle graphie créole. Cette nouvelle graphie (Standard III) proposée dans son livre Obidjoul : Approche écologique et cognitive au service du mieux lire-écrire le créole mais surtout son essai Prolégomènes à une charte des créoles. C’est ce dernier qui a suscité le plus de réactions chez moi. Surprise et étonnement Ma première interrogation fut celle-ci : « pourquoi celui qui est « le Père » voire l’instigateur d’un système d’écriture avec d’autres membres du GEREC veut-il aujourd’hui le critiquer » ? Cela montre qu’il n’est à priori pas frileux et comme il semble le dire pas « attaché » à un système et qu’il accepte son évolution. C’est tout à fait louable de la part de celui qui a passé 40 ans à travailler sur la production sur le créole. La production de Jean Bernabé sur le créole est considérable : Trois tomes de Fondal natal, La grammaire créole, La graphie créole, Le précis de syntaxe créole, Obidjoul et Prolégomènes à une charte des créoles. Je ne connais que deux textes de lui en créole : Matinoia paru dans la revue Europe en 1982 et Chimenn dans le recueil de nouvelles Drive : L’errance ensorcelée. Ce dernier texte paru en 2009 où il expérimentait cette nouvelle proposition d’écriture. Trahison ou reniement C’est comme si votre père vous ayant appris à faire vos premiers pas, vous avez tâtonné, vous êtes tombé sur les fesses, et aujourd’hui que vous courez, peut-être pas aussi vite que Hussein Bolt, il vous disait que vous courez mal, même s’il n’est pas en mesure de vous suivre. Mais ne tombons pas dans le dicton créole que nous connaissons bien : « tiré chik an pié chien i ka mandé’w kous kouwi ». Mon respect pour le « Père » de ce système graphique m’oblige à une certaine mesure et ne rien dire est justement une posture créole à laquelle je me refuse : « ou pa ka pran lapenn réponn, pas misié pa vo an lay ». Cette attitude est visiblement celle de nombreux « écrivains du créole ». Moi je ne me considère pas « écrivain du créole » à l’instar des « écrivains du français », mais simplement an ti-matjè sans « guillemets » parce que les guillemets peuvent avoir l’air condescendant voire méprisant. J’écris dans une langue jugée difficile à décoder pour ceux qui précisément ne veulent pas admettre qu’il faut un minimum d’apprentissage pour maîtriser ce système. Nos amis de Guadeloupe avaient-ils raison de ne pas changer en gardant le standard I ? Ils n’ont pas évolué vers les aménagements de la graphie II. Je ne suis pas totalement convaincu. C’est vrai qu’il est humain de rechercher un certain confort, par exemple quand on est habitué à lire dans une langue, on a du mal à apprendre une autre lecture pour une langue qui ressemble, par les mots, à cette langue, même si elle n’a pas la même structure. Le véritable problème n’est-il pas à chercher ailleurs, c'est-à-dire du côté du « statut » de la langue créole dans notre société mais surtout dans notre cœur, dans notre estime de nous-mêmes, dans notre vie ? Le créole n’est-il là que pour s’exprimer émotionnellement (colère) lè nou faché, (joie) lè nou ka bay blag ? Le créole peut-il valablement nous aider à réfléchir, à penser ? Je constate avec peine que le créole étant privé d’un certain nombre d’outils (dictionnaires, encyclopédies,….) est de fait caricaturé et considéré comme mineur par rapport à des langues comme l’anglais, l’italien, l’espagnol et le français… Dans le grand causé des langues, le créole est définitivement relégué avec mépris sur un vulgaire ti-ban. En dépit de ses lacunes, en tant que ti-matjè, je produis comme je peux. Man ka michelmoriné ek djoubaté pianm pianm kon man pé. Je me bats (avec le créole dragon) avec mes outils dérisoires pour faire ce que j’essaie de faire depuis 10 ans, écrire régulièrment en créole avec un système jugé difficile à décoder. Toute la question est de savoir si le créole dans le standard III pourra dédragoniser le créole ? Lè ou ka wè épi ou ka kwè an moun led, es lè i fardé i ka pli bel ? Beaucoup de créolophobes ne prendront-ils pas prétexte de ce nouvel aménagement pour affirmer : - La preuve que ce n’est pas une langue vous ne savez même pas encore l’écrire après quarante ans! Jean Bernabé écrit à la page 148 : la graphie du créole constitue un élément incontournable de la recréolisation » il ajoute quelques lignes plus bas : « Il est absolument hors de question de recourir au modèle orthographique du français pour écrire le créole, car l’écriture dite étymologique ne peut en aucune façon constituer une solution. En lisant cela, je me suis dit ouf, il ne semble pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il ne semble pas fini épi ras li net. Aucun créolophile sincère et censé ne saurait souhaiter ni accepter pareille issue pour l’écriture et la lecture de sa langue, encore si peu engagée sur la voie de l’assomption. J’ai entendu parler d’une certaine initiative qui s’appelait « livènaj kréyol » ou les bonnes volontés créoles se sont rencontrées pour échanger et bokanté. Je reste persuadé que les matjè (gran ou piti), les « écrivains du créole », les théoriciens du créole, les créolophiles (ceux qui aiment vraiment la langue et qui sont conscients de son tjololaj) doivent se réunir. C’est dans la discussion que jaillit la lumière et non dans sa réclusion dans sa tour d’ivoire ou dans la dispute, le cancan de grands grecs. La seconde partie du livre intitulée : « Synthèse en 50 points me semble une bonne base pour entamer la discussion. Es ou pé fè an bouva brè, si i ka rifizé ouvè djel li ? Beaucoup de créolophones analphabètes (n’ayant jamais appris à lire et écrire le créole à l’école) n’éprouvent pas le besoin, voire ne voient pas la nécessité d’apprendre à lire et écrire le créole. Puissent ces propositions d’améliorations pour la lecture apparaitre non comme un cancan de plus entre grands grecs mais bien comme une volonté d’améliorer un système jugé difficile à décoder. Jid

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 12:09

J'ai retrouver le procédé super

Je n'arrive plus à publier des articles sur le blog depuis le changement en

Musique qui pourra être écouter au Dire musical du dimanche de Pâques à Fond Lahayé à 17H30 dans le kiosque

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 16:56

Politik pa an vakans

Ni anlo moun ka paré zagré yo pou yo sa pati an vakans. Mé sé boug politik la pa anlè sa, yo pa ka pati. Bien okontrè, yo ka pofité fè pou yo sa wè yo. Kisiswa an kous siklis pou yo sa ba dépar, an kous yol pou bésé drapo, an kous kanno pou fè kòn lan kòné. Anfen yo ké la pou sa rimet kisiswa koup, oben pou wouvè ek fèmen festival.

Ni an kandidan éti bouden’y gwo telman i pa ka wè bout pié’y, i désidé i ké fè an kout foutbol vakans. Menmsi i fè di minit asiré yo ké pé di i épi lajénes.

Antouléka lè ou ka wouvè zorèy pou kouté, ou ka tann dé vié son kloch. Kontel pa koté Dikos, Chal-André di an adjwen, man sé prèmié majistra. Sé ki misié prèmié adjwen é i fè’y démisioné pas i té ké mété an seksion politik san mandé’y. Finalman misié anonsé :

  • Lapopilasion kriyé mwen, é man ni lentansion prézanté kò mwen !

Nestò pa anvi rivé a zéro met lapot lanméri-a, ek échwé. I ja dépité i fè an bel jounal « La voix du nord » pou montré sa i ka fè. I jik palé Lasanblé Nasional épi anlot pou di i pa lé yo débité manda dépité Matinik. I mandé dérogasion pou sa ni pliziè manda. Gouvelman ka fè an lwa pou pa ni pliziè manda. Ni anlot dépité ki anvi fè an kout mè, i di épi Nestò :

  • E ga sa tjenbontiré, fok Matinik pa adan zafè zot la !

Avan vakans pran gro bougonnen ka alé adan konsèy minisipal. Pa koté Gwo-Mòn, Albè, zot sav tala ki enmen manjé mango zéfirin-la, i démisioné an adjwen éti chien yo pa ka chasé ankò. Adjwen-an menm ki konnet lalwa di sé li ki vréyé an let démision’y ba misié limè. Fok ké atann kanpàn la wouvè pou rivé sav kiles ka manti.

Antouléka Chaben di :

An sel manda man lé sé ta Sel Asanblé Matinik la

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:07

Sézè toujé Emé

 


 

Senkan apré i pati an péyi san chapo, Neg fondamantal-la, toujou an tjè moun Matinik. Li éti ki fè anlo neg santi yo neg pou bon.

Mé si i fè an nouvo filzofi épi la Négritid, ni yonndé moun éti ki égri, san fè létid. An gran konsit fet Latriom, la té ni tout kalté moun :

- Sézérofil éti ka fè tout bagay pou liv Sézè kontinié fè fil kon an sèvolan an siel limanité.

- Sézérolat, sé pa milat selman éti ki rayi neg, sirtou lè’w di yo sé an nègres ki manman yo. Sézérolat rayi neg, pa menm palé di Sézè limenm. Y opa djè valé sa dous kon siro lè Sézè té di yo fok yo émé Lafrik.

Epi ni lé Sézéromàn, sé tala ni la Sézéromani, yo pé paf è dé fraz si yo pa sòti’w an fraz Sézè. Sézè di si, Sézè di sa.

Anfen pou palé di an dènié kalté, sé lé :

- Sézérofob, sé tala ka wouspété dépi janvié 2013. Lè ou wouvè lapot zorè’y ou, mi sa ou ka tann yo ka di :*

- Poutji yo pa ka kité gran-nonm lan pozé tibren ?

- Poutji yo ka palé yenki di Sézè,Sézè,Sézè sé li yonn ki fè pou Matinik ?

Konsit lasimenn pasé a épi gran-grek ki sòti tout oliwon latè, ka montré nou ki pawol jéyan-tala poko fè moun kabéché. Pas Sézè Emé pa té anvi nou mété pies vié mas an fidji lidantité nou. I pa té lé non pli nou kouri vidé an kannaval lézot.

Mé sa sé an Sézérolad

KREYOLAD 476
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:04

bel

« Toutan ou anlè lanmè, fok pa janmen jouwé manman rétjen »

bel
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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 16:03

Kong-Ré

Jédi pasé Konsey Jénéral té ni anlo gro mòdan lapolitik té sanblé anba lopsion Jozet épi SeLe.

Kom sa té ka fet lavey « Lafet lanmizizk lè ou té ka bien kouté ou té ka kom konstaté tout moun an pa té akordé asou menm diapazon-an. Kisiswa klarinet , violon pianno oben tanbou anlo té dézakordé.

Sa ki té ka kouté adan radio té ka konstaté ki yonndé éli éti ki té lé réglé yonndé kont.

Sel bagay man konstaté, sé selman pa koté katrè yo rivé voté premié dosié-a asou wonz yo té pou wè.

Ou sé di ni dé éli ki té anvi manjé lézot la kon dé kong. Toupandan ni dot ka sanm yo pa djè anlè sa. Yo té ka kontinié najé akondi dé Ré wakawa alawoulib.

Vandrèdi, yo pou wè zafè transpow la, asiré la ké ni bon pawol ké fè anboutéyaj. Magré prézidant lan té i té ké ba chak moun 6 mini. Ni anlo éti ki ni bagay anlè tjè yo. Yo pa  ka tann mach fok yo palé.

Nou konstaté kanmenm té ni twa ki matébis. Kisiswa Chaben, Nestò oben Jan-Filip ki ni lò an kou’y (épi an ti-chenn). Yo dépozé lasimenn pasé Lasanblé nasional an propozision pou sé an sel kolektivité ki pou ka kondui tout transpò kisiswa an lanmè, oben abò loto. Apré kongré-tala es ké ni mwens anboutéyaj ? Es ké ni mwens loto ? Es ké ni mwens choman ? Es nou ké pli avansé ki Misié Rikilé ?

Nou ké wè.

Antouléka Jozet ja di i pa ka fè lafet i pa ni lentension ni bwè dlo pa nen, ajijéwè péché lanbi.

Asiré pa pétet plas la ké chè pas épi sel asanblé-a pé ké ni plas pou tout moun. Gouvelman ja di sé an sel manda pa moun asiré sa ké cho.

Sé bien pou sa ni sèten ka navidjé kon dé ré, pas yo ni lentansion kité, mé anlo anrajé akondi dé kong toubannman.

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